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Chantier nautique alternatif du Centre



Croisière "Briare - Nancy" par Pont à Bar...



Le Rusina et son capitaine sur la Seine Après un carénage à Briare, l'équipage du Rusina embarque pour un joli tour dans l'Est en visant Nancy, mais en remontant la Meuse depuis Pont-à-Bar.
Voici quelques souvenirs de bord avec les photos illustratives, à partager avec ceux qui ont déjà effectué ce périple ou pour aider à préparer leur navigation pour ceux qui projetteraient de le faire...



Départ de Briare
Le bateau nous attend dans le port du bas, (le port de plaisance) où nous sommes amarrés en amont de l'écluse Henri IV.
Nous rejoignons le bord par un dimanche soir alors qu'il a plu toute la journée.
Par chance, le temps d'embarquer toutes les provisions, la pluie se calme.
Un petit tour vers le chantier Charmes Nautiques pour récupérer de nouvelles toilettes, les précédentes nous ayant lâchés lors d'une petite balade de préparation une semaine avant, puis nous disons au revoir aux copains qui y sont installés pour travaux.
Retour au port de plaisance et visite amicale à Bruno Chanal, le capitaine en titre des lieux et réserver les deux écluses automatiques du vieux canal qui nous élèverons jusqu'au canal de Briare.
Je commence à remonter les toilettes après un rapide repas.
Toujours un peu galère, mais avec un peu de patience, quelques jurons bien sentis et une bonne suée, les toilettes sont de nouveau opérationnelles.
La nuit sera très arrosée, et l'alcool n'y sera pour rien cette fois-ci, car le ciel nous rince une fois de plus.

Les sculptures constellées d'émaux de Briare bordant l'écluse Henri IV

Le lendemain, la pluie s'est tue, dès 9h00 nous mettons en route et remontons tranquillement vers l'écluse automatique N°3 "La Place" ; en bordure 2 bâtiments sont à vendre, vestiges d'un ancien moulin. Un gros kilomètre plus loin la N°4 "La Cognardière", automatique elle aussi, ouvre sur le canal haut.
Nous enchaînons "Venon", Coranvaux avant de passer devant la halte d'Ouzouer-sur-Trézée et son écluse ; pas d'arrêt prévu, car il n'est pas tard et que nous connaissons bien le lieu, sur lequel nous avons déjà fait étape plusieurs fois.

A noter d'ailleurs, il ne reste plus qu'une borne électrique qui fonctionne, car la municipalité en a assez d'en réarmer les disjoncteurs suite à un usage abusif en intensité de quelques bateaux logement.
C'est bien dommage, car c'est une chouette halte, très agréable, avec de superbes sanitaires et tout est gratuit pour le plus grand bonheur des plaisanciers et des camping-caristes.


A l'heure du déjeûner, nous sommes déjà sur le joli bief de partage de Gazonne, une fois passé l'écluse 12, terminant une échelle montante ; c'est le temps de la pause.


Dégringolade de l'échelle des 6 écluses de Rogny, remplaçant l'escalier des 7 précédentes en rive droite, construite sous Henri IV.
Si vous êtes dans les parages mi-juillet, ne ratez pas le superbe feu d'artifice qui est tiré sur place.


Etape à Châtillon-Coligny
6 écluses plus tard nous accostons vers 17 heures à la sympathique halte de Châtillon-Coligny.
Toujours le même accueil, chaleureux et avec la volonté de partager l'histoire, les ressources touristiques et les produits locaux avec les plaisanciers de passage.

La Halte de Châtillon Coligny

Par exemple, la "Maison Colette", au 9 rue de l'Egalité ; en effet l'auteur de "Claudine" y vécut avec sa demi-soeur et ses parents ; elle y épousera le 15 mai 1893 Henri-Gauthier-Villars (dit Willy) et sa famille repose dans l'ancien cimetière.
Les restes des 5 tours qui défendait la cité, le château de 1854, l'église Saint-Pierre / Saint-Paul du XVIéme, l'ancien temple protestant, l'ancien Hôtel-Dieu... sont autant d'étapes pour une promenade patrimoniale instructive.
Tout d'un coup, un gros orage éclate.

L'imposante machine à vapeur de Châtillon-Coligny
Nous en profitons pour découvrir l'antique machine à vapeur présentée dans un local mitoyen.
Une autre salle est dédiée à la présentation des produits de bouche et artisanaux du cru ; nous aurons même droit à une petite dégustation et repartirons avec de l'autruche fumée sous vide ainsi que des perles de chocolat au raisin macéré dans du Sauterne.
A signaler : pas de TNT et un réseau Bouygues inexistant.
La nuit sera de nouveau pluvieuse.

Châtillon-Coligny Néronville

Au matin, le ciel est couvert et le fond de l'air s'est rafraîchi, le départ se fait avec des vêtements adaptés : bonnet, pull, blouson, bottes...
Passage à Monbouy, où nous avons plusieurs fois fait étape, ouvrant sur le long bief de Montcresson...
Notre halte déjeuner s'effectura au niveau de Confans-sur-Loing en amont de l'écluse de Souffre-Douleur.
Encore quelques écluses et c'est déjà Montargis.
Autant l'amont de la ville est joli, autant son aval est peu engageant ; cette impression d'insécurité est alimentée par l'habitude prises par de jeunes voyous de Chalette d'occuper leurs loisirs à caillasser avec une belle régularité les bateaux qui passent au niveau de la passerelle du canal d'Orléans ou plus loin, du pont de chemin de fer, lorsqu'ils ne détachent pas les amarres des bateaux en escale.
Résultat du caillassage du parebrise d'un bateau sous le pont de chemin de fer de Chalette

Heureusement, nous ne sommes ni mercredi, ni en week-end et de surcroît le temps n'est pas engageant ; cette fois-ci nous passerons sans encombres, mais sur le qui-vive.
Encore un petit mot sur Montargis : le centre historique de la "Venise du Gâtinais", avec ses multiples petits canaux pourrait être charmant si à chacun de nos passages, nous n'avions pas constaté leur pollution par des tas de déchets domestiques flottants...

Quel dommage également que la réouverture du canal d'Orléans tarde tant, car c'est une destination bien tentante.

Passée l'écluse automatique 36 de Buges, nous voici sur le canal du Loing, une très jolie voie d'eau, verte, large, bien entretenue...

Oies bernache et leurs petit après Cepoy
2 kilomètres et c'est le joli village de Cépoy ; la population de ses oies bernache a été restreinte car en 2010 c'était une véritable colonie qui occupait la halte devenue un immense crottoir, nous passons gaillardement puisque nous y avons déjà plusieurs fois fait escale.

Encore 5 écluses et nous voilà à Néronville vers 18 heures pour passer la nuit.
Pas d'électricité ni d'eau, mais une petite halte avec de solides bollards pour s'amarrer juste avant le pont canal.

La cuisine du Rusina
Notre autonomie en eau et en courant nous permet ce type d'arrêt sans perdre en confort.
La pluie ne va pas tarder à se rappeler à notre bon souvenir, jusqu'au lever du jour...
Ce n'est d'ailleurs pas parce que nous sommes en croisière que quelques fleurs ne trouvent pas leur place dans la cuisine.


Néronville à Saint-Mammès
Dès l'ouverture de l'écluse de Néronville nous sommes prêts, et la passons avec un anglais qui navigue en solitaire.
Le canal déroule ses vertes berges entre les frondaisons ; c'est à la fois sauvage et bien entretenu : un modèle on vous dit, à ceci près que le Nivernais possède des écluses encore beaucoup plus fleuries et personnalisées.
Les ferronneries des écluses du canal du Loing
Les ferronneries des abords de certaines écluses sont travaillées harmonieusement.

Passage à Bagneaux-sur-Loing, puis c'est l'arrivée sur Nemours.
La halte avant l'écluse de Buttes est bien équipée, même si le dépôt de matériaux à proximité immédiate reste un peu bruyant, ce qui la fait plutôt conseiller en week-end.
En bas, deux places très disputées sur le Loing au bord du Champ de Mars en plein centre ville, au pied des anciens remparts.
Si vous aimez l'ambiance "Venise verte" irriguée par de nombreux canaux convergent vers le Loing, vous apprécierez cette escale et la vieille cité mérite la visite.

Notre anglais nous quitte et comme il est encore un peu tôt, nous continuons notre navigation sur le Loing puis de nouveau sur son canal, passons la porte de garde de Fromonville.

Eglise en amont de l'écluse d'Episy
Encore une écluse mais nos estomacs réclament ; nous déjeunerons un peu après La Genevraye.
Avec pour arrière plan une jolie église romane juchée sur une butte verdoyante.

Le Canal du Loing entre Episy et Ecuelles

Dès 13h30, nous passons l'écluse d'Episy et les 3 suivantes ; le fleuve n'est plus qu'à 10 kilomètres.

Arrivée à Saint-Mammès, une des grandes cités marinières de la Seine.
Pour y avoir déjà fait escale, c'est avant tout la petite église du XIéme siècle et sa maison éclusière qui nous ont intéressés.

Arrivée du Loing à Saint-Mammès
Par contre, cette fin de Loing avec des péniches dont beaucoup sont délabrées donnent un peu le bourdon, pour qui aime les bateaux.


Saint-Mammès à Chartrettes
Ca y est nous voguons sur la Seine, c'est large et il y a du courant qui par bonheur nous pousse dans la bonne direction puisque nous sommes avalants.

Nous avons choisi de bien détailler les Pk, les noms d'écluses, ainsi que les canaux VHF permettant de communiquer avec leurs opérateurs car la partie amont de la Seine n'a pas été traitée par tous les guides fluviaux et que le Fluviacarte N°2 s'y rapportant est épuisé (réedition prévue pour août 2012, mais vous pouvez cependant imprimer via Internet les cartes détaillées de ce guide en vous acquittant de 5,5 €, pour le tronçon St-Mammès - Paris).

Ecluse de Champagne sur la Seine
A moins de 5 km, c'est l'écluse Champagne (VHF 18) ; nous précisons les canaux des appels radio car sur la plupart des guides fluviaux datant un peu, ils ne sont plus à jour ; pas très pratique pour communiquer !
Aucune attente, nous sommes veinards.

Quai en construction RG de la Seine
Un nouveau quai est en construction rive gauche.

Jolie maison en bord de Seine
Les maisons sur les berges sont superbes : spacieuses, d'une architecture raffinée ; souvent en pierres de taille à la blancheur éclatante, en briquettes ou même à colombages, c'est un enchantement pour les yeux.

Port de Samois sur Seine
Un courant d'environ 2 km/h nous porte : au Pk 86 nous passons devant Thomery, au Pk 90 Avon, au 93 Samois-sur-Seine.

Cependant, si la pluie nous a épargnés jusqu'à présent le ciel s'assombrit de gros nuages noirs, un grain est annoncé ; heureusement lorsque les premières gouttes frappent les roufs, nous sommes à la hauteur du port de Chartrettes auprès duquel nous avions préalablement réservé une place par téléphone.

Juste le temps de s'amarrer et toute l'eau du ciel nous dégringole sur la tête.

Sablier en attente de passage en amont de l'écluse de La Cave à Chartrettes
Une heure et demie plus tard, le ciel se dégage et nous assisterons même à un coucher de soleil sur la Seine ; l'écluse étant fermée, plusieurs sabliers viennent se positionner en amont pour passer la nuit en étant prêts pour l'ouverture du lendemain.
Certains mariniers débarquent leur voiture.

Nous discutons avec nos voisins de pontons, dont l'équipage d'un Eau-Claire, avec lequel nous avions déjà fait escale à Ozouer-sur-Trézée.
Le responsable de la plaisance du port nous explique comment, à force de détermination, de patience et de travail, ils étaient arrivés à établir et équiper cette structure d'accueil ; malheureusement, de tels lieux associatifs perdurent de moins en moins, et c'est bien dommage.

Nous évoquons notre copain Bruno Chanal (maintenant capitaine du port de Briare), une des chevilles ouvrières de cette aventure de Chartettes.


Chartrettes - Saint Maur
Le lendemain matin dès 7 heures le batillage des chargés en attente de passage de l'écluse La Cave (VHF 22), nous réveille.
Je vais au pain et aux croissants ; cela me prend pas loin de 25 minutes en marchant d'un bon pas, malgré l'indication d'un raccourci, et en plus cela grimpe fort.
De retour, après un petit déjeuner bien mérité et quelques échanges techniques avec nos voisins de ponton, nous prenons notre tour pour l'écluse en profitant de l'entrée d'un commerce de 66 mètres "Le Mercator".
Le temps est de nouveau très couvert.

Vue aval de l'écluse La Cave
Un bateau promenade vide et peu reluisant naviguant en crabe, sans doute en convoyage, profitera également de la bassinée ; il a le plus grand mal à se maintenir le long du bajoyer.
Nous passerons plusieurs écluses avec eux.

Belle maison en seine rige gauche avant Melun
Toujours de magnifiques maisons surtout en rive gauche, la berge la plus escarpée de la Seine ; le ciel s'est éclairci.

Petite mésaventure : ayant dévié ma route sur babord, à la vue d'un chargé montant qui serrait la rive droite, je me suis fait copieusement incendier par son pilote. Après échanges par VHF, l'incident s'est calmé lorsque je lui ai donné la raison de mon déroutage sur son tribord ; lui n'a pas compris ma manoeuvre d'évitement et moi pas plus son retour vers ma trajectoire.
Alors mettez-vous bien dans la tête que sauf présentation explicite du pavillon bleu, il n'y a aucune exception : le croisement doit partout s'effectuer babord sur babord.

Arrivée amont sur Melun
Au Pk 109, nous longeons les murs d'enceinte de la prison de Melun.

Cathédrale de Melun et enceinte prison
Puis c'est la cathédrale avec ses deux clochers.

Un des ports de Melun et l'Astrolabe
Un des 2 ports de Melun et le centre culturel "L'Astrolabe", abritant la médiathèque et les archives.

Au Pk 119 Saint-Fargeau-Ponthierry, et nous sommes déjà à l'écluse de Coudray (VHF 22).
Ecluse de Coudray

au Pk 129 Saintry-sur-Seine et 16 kilomètres plus tard, c'est l'écluse d'Evry (canal 18).
Ecluse d'Evry sur la Seine

Au Pk 145 Draveil, au 148 Vigneux -sur-Seine avant l'écluse d'Ablon (canal 22).

Au Pk 151 Villeneuve-le-Roi, au 157 Villeneuve-Saint-Georges et c'est l'écluse double de Port à L'Anglais (canal 18), la dernière avant Paris, ce qui permet de doubler la capacité de passage des bateaux.
Ecluse double de Port à L'Anglais

La chute d'eau de l'écluse de Port à L'Anglais
Chute d'eau centrale de l'écluse Port à l'Anglais

Au Pk 157, s'annonce Charenton, en rive gauche des halles type Baltard...
Halles RG avant embranchement Marne

Et à droite Chinagora, un complexe regroupant Hôtel, restaurant et salles de réception avec un style pagode asiatique très affirmé.
Chinagora à Charenton le Pont

Nous embouquons la Marne à cet endroit, immédiatement arrêtés par l'écluse de Saint-Maurice (VHF 20).
Après une bonne attente, nous finissons par la passer et nous installons au tout petit ponton
de Maisons-Alfort, dans la continuités de 4 péniches logement.
Halte nautique de Maisons Alfort

Nous en profiterons pour visiter l'île du Moulin brûlé ou du Charentonneau qui présente deux particularités : c'est d'abord un parc naturel protégé et géré de façon durable abritant un théâtre à l'architecture conytemporaine, mais c'est également l'endroit où notre copine Martine (du Milano) a exécuté ses premières brasses dans la Marne... Séquence "souvenirs, souvenirs" !
Une initiation réussie puisque maintenant elle nage dans le bonheur avec Gilbert.
Ile du Moulin Brûlé ou de Charentonneau


Maisons-Alfort à Lagny
Ni eau, ni electricité, mais nous sommes dans un joli cadre, et tout cela si près de la capitale !
Le lendemain matin, nous repartons à contre courant de la Marne pour Joinville-le-Pont dans un premier temps, puisque le cousin Joël doit nous rejoindre pour découvrir son secteur en bateau.
N'ayant pas envie de faire du gymcana avec des commerces entre des quais de chargement, nous décidons de ne pas prendre en impasse la boucle de Créteil, Bonneuil, Corneilles La Varenne et Champigny.
Nous y serons assez vite après avoir passé l'écluse 17 de Saint-Maur et son tunnel éponyme.
Sortie de l'écluse de Saint-Maur

Inutile de prévoir un feu à l'éclairage important comme pour certains autres, puisque qu'il est éclairé de bout en bout.
Aval du tunnel de Saint-Maur

Appontage au niveau de la capitainerie pour se faire indiquer une place pour la nuit.
Malheureusement, il n'y en a plus de disponibles : "ceux de la Bastille ayant tous rappliqué, pour leur sortie d'eau", nous déclare Franck, l'adjoint du capitaine qui nous accueille gentiment.
Il est le propriétaire d'un joli petit sloop équipé également d'un bulbe d'étrave ; nous échangeons sur les avantages constatés par chacun sur ce dispositif trop rare en petite plaisance.

Port de plaisance de Joinville le Pont

Nous jetterons donc nos amarres juste en face du port et de "La Goulue" sur un petit ponton quai du Barrage ; encore un des privilèges fournis par l'autonomie.
Le temps est mitigé, mais nous descendons les vélos, pour partir à la découverte du coin, non sans avoir fait l'appoint en gonflage des pneus.

Chapelle à Saint-Maur
Nous voilà partis pour une longue ballade dans le coeur du vieux Saint-Maur ; on ne se doute pas toujours de la présence des ilôts de verdure ou des jolis bâtiments que renferment des villes à la renommée plutôt discrète en ces domaines.
Cette chapelle par exemple où une vieille dame donne à manger aux pigeons...

Sculptures en bronze évoquant le film de Jacques Tati "Mon Oncle"
Dans un square, un groupe de statues de bronze rendent hommage à Jacques Tati dans le film "
Mon oncle" ; remarquez le chien en arrière-plan : il fume la célèbre pipe du personnage.

Nous remontons le quai du barrage.
Le Barrage sur la Marne à Joinville le Pont

Petit repas tranquille à bord et soirée télévision.
La nuit est arrosée une fois de plus, mais on s'en fout, le bateau est étanche dessus et dessous.

Le lendemain matin, Joël arrive vers 9h30 comme prévu avec les croissants et nous embarquons immédiatement sous une petite pluie persistante ; elle ne cèdera qu'à partir de 16 heures.
Par contre, nous découvrons des clandestines : une fourmillière a dû s'installer pendant que le bateau était sur bers en carénage, et la chaleur (toute relative) diffusée depuis plusieurs jours par la masse thermique générée par le moteur a du réveiller son activité et les naissances.
Elles sont partout, à la recherche de victuailles...
Bon, va falloir réagir pour ne pas perdre le contrôle de la situation.
Pour commencer, c'est une éradication manuelle des envahisseuses qui sont parties en exploration du bateau à travers les plafonds, les gaines, les tuyauteries.
Le garde manger est en danger, les confitures et le sucre sont visés, la poubelle est inventoriée.
La lutte est inégale, mais ceux qui me connaissent savent que dans ces cas-là ma patience est tenace.
Que faire d'autre en attendant des moyens plus radicaux ?

Le célèbre établissement "Chez Gégène"
Peu importe le moral n'est pas atteint ; Joël est ravi et avec notre bimini en capote on se paie même le luxe de piloter de l'extérieur et à l'abri ; nous passons devant "chez Gégène"...

Puis devant les nombreux et célèbres pontons des clubs d'aviron de Joinville.
Un des fameux club d'avirons de Joinville-le-Pont

Nogent-sur-Marne, Le Perreux... toujours des embarcadères de clubs d'aviron.
Ils s'entraînent dur, dès le matin et par tous les temps, c'est cela le secret de leurs performances.
Avironneurs à l'entraînement

Le port de plaisance de Neuilly sur Marne.
Le port de plaisance de Nogent sur Marne

Bry-sur-Marne, Neuilly-Plaisance et ses immeubles rupins avec vue sur l'eau, Neuilly-sur-Marne... et voici l'écluse qui ouvre sur le canal de Chelles.

Ecluse et port de plaisance de Neuilly-sur-Marne
Comme Joël habite à Gournay, à quelques mètres de la Marne, nous dépassons le port de plaisance pour remonter la Marne jusqu'au restaurant "La Plage" et accoster sur un des petits pontons en rive gauche.

Escale sur le ponton de la Plage à Gournay-sur-Marne
Le cousin va chercher sa voiture et nous en profitons pour refaire du carburant et quelques courses à la Pointe de Gournay, dont des boites anti-fourmis.

Nous déjeunons à bord, dégustons un bon cigare et proposons à Joël de prendre une partie du canal de Chelles qui passe quelques mètres au dessus.
Pour cela nous redescendons la Marne jusqu'à l'écluse et cette fois-ci, nous y engageons.

Une pénichette anglaise s'y glisse également ; à bord l'ambiance est très détendue : les femmes sont aux amarres et ces messieurs au cigare et au champagne.

Au niveau de la passerelle de Gournay, nous débarquons Joël sur l'ile entre la Marne et le canal, puis continuons pour prendre l'écluse de Vaires en même temps que nos anglais ; il ne pleut plus.

Encore 4 km et nous arrivons sur la halte nautique de Lagny à 17h30 ; le ponton est blindé !
En attendant, j'amarre à couple d'un voilier danois qui semble installé là depuis et pour un moment.
Comme d'habitude, il suffit de déplacer deux bateaux un peu espacés pour qu'une place suffisante soit créée en tête de ponton ; quelques manoeuvres plus tard, nous sommes solidement appontés.
La halte municipale de Lagny-sur-Marne

Petite viste de courtoisie à la fille de l'office de tourisme, qui semble un peu dépassée par les évènements ; je tente de me renseigner sur les opportunités offertes par les "Fêtes de la Marne" et la seule chose qu'elle me propose est une petite balade fluviale sur la Marne à 1 € le tour.
J'hésite un peu avant de décliner son invitation...
Après une petite douche et une tenue de ville plus adaptée, Olivier et Chantal viennent nous chercher pour manger chez eux.

La colonie de cygnes et de canards du pont de Lagny
En amont du pont de Lagny, une colonie de cygnes de canards et de pigeons se mélangent pour profiter de la générosité des habitués.

La nuit à bord sera calme et sans pluie, pour la première fois depuis longtemps.
Le lendemain, jour du deuxième tour des législatives, nous sommes invités pour une fête de famille avec BM, Maxime, Marlène, Océane, Ewan...
Olivier vient nous chercher et j'en profite pour qu'il m'emmène remplir 2 bidons de gasoil.
Très bon repas préparé par Chantal et belle présentation ; en plus, le soleil est de la partie, ce qui ne gâche rien.
Le soir nous finissons les restes en compagnie restreinte et Olivier nous rapatrie sur notre ponton.


Lagny - Meaux
Départ aux alentours de 9h00 vers Meaux, que nous atteindrons à 11h30, certainement une des plus courte étape de notre périple.
Le paysage est relativement monotone, la Marne serpente entre des frondaisons assez hautes qui empêchent toute découverte du paysage d'arrière-plan.
Nous ne croisons pas plus de deux bateaux de plaisance et pas plus de commerces.
La panne touchant les fours y est sans doute pour quelque-chose, et ce n'est pas encore la saison des céréales.
Fours "Le Silicate" et embarcadère

Passage de seulement deux écluses :
celle de Lesches au Pk 145.
Ecluse de Lesches sur la Marne

Et celle de Meaux où nous donne un livret de présentation de la cité.
Ecluse de Meaux sur la Marne

Nous débouchons en face d'un chantier naval ; en redescendant sur 1,5 km la Marne, nous arrivons en plein centre de Meaux.
L'arrivée sur Meaux par la Marne

Des pontons en épis en rive gauche avant une péniche restaurant et il reste de la place, c'est formidable !
Les abords sont fleuris, avec un mix de rosiers assez réussi.
Carla va encore enrichir sa collecte de boutures sans aucun doute...

Nous déjeunons sur la terrasse ; deux jeunes filles du syndicat d'initiative viennent encaisser le tarif d'escale et nous font l'article sur les endroits à visiter.
Il n'y a pas que le Brie de Meaux et la Cité Episcopale, la cathédrale, le jardin Bossuet et son musée, sans oublier pour les passionnés d'histoire contemporaine le musée de la Grande Guerre qui a ouvert en 2011.
Débarquement des vélos et découverte de la ville :

L'Hôtel de ville de Meaux
L'Hôtel de Ville de Meaux.

La cathédrale Saint-Etienne de Meaux
La cathédrale Saint-Etienne.

La soirée est douce, la nuit le sera également.


Meaux - La Ferté sous Jouarre

Départ vers 9h00 comme d'habitude.
A l'écluse 7, VNF met à notre disposition une télécommande, remplaçant les tirettes sur potence permettant de mettre en marche les manoeuvres de sassement.
Télécommande pour l'ouverture des écluse 1 à 7 de Marne


Eglise de Trilport sur Marne
L'église de Trilport

Port de Poincy sur Marne
Le port de Poincy, un peu loin de tout et à un prix d'escale dissuasif !

Pause déjeuner à Mary sur Marne, vite expédiée car le temps est menaçant.

Arrivée à la Ferté-sous-Jouarre à 16h45.
La halte est un peu encombrée, mais nous nous faufilons pour trouver une petite place.
Installation, descente des vélos et découverte de la ville.
Carla a une "grosse envie" de cuisine chinoise. Plutôt que d'aller s'enfermer, nous tombons en tentation devant la devanture d'un traiteur asiatique qui a l'air propre et ressortons avec un assortiment de "chinoiseries" que nous dégusterons à l'intérieur du bateau, la pluie s'étant une fois de plus invitée.
La nuit sera une énième fois arrosée...


La Ferté sous Jouarre - Château Thierry
Après le café et les croissants syndicaux, départ vers 9 heures.
Déjeûner assez tardif en amont de l'écluse d'Azy-sur-Marne, c'est très bien arrangé et paysagé ; la collecte de boutures continue.
Tout d'un coup, je vois un animal qui se déplace de façon bizarre le long du quai constitué de palplanches ; cela ressemble à la progression d'une tortue.
Des hirondelles tourbillonnent ; elles ont construit leur nid sous la lisse les recouvrant, et un petit a raté son envol, s'est retrouvé dans l'eau ; ses plumes sont mouillées, il s'épuise à surnager ; si je n'interviens pas, il est cuit !
Je passe une gaffe sous son corps. Une fois, deux fois, et la troisième il serre l'ergot en plastique du bout. Je réussis à le poser sur le quai et le saisis vite pour l'éloigner de l'eau et le poser à l'abri d'un arbre. Il se laisse faire, encore tout tremblant, il a senti que j'étais là pour l'aider.
Sauvetage du petit hirondelle à l'écluse d'AZy-sur-Marne

Trois quart d'heures plus tard ses plumes ont séché ; après une ou deux sollicitations, il prend un envol réussi au dessus de la Marne ; tout de suite sa mère vient virevolter autour de lui, et nous les suivons du regard un bon moment.
Nous sommes heureux de ce sauvetage et nous sentons un instant en harmonie avec le monde ; moment rare.

Il est temps de repartir ; passage devant Château-Thierry à 15h00.
A l'aval de Château-Thierry

Une immense fête foraine est en train de finir de s'installer, qui démarrera pour la fête de la musique.
Nous n'avions pas prévu de faire étape, mais la ville semble riche en patrimoine, plutôt agréable et animée et en plus il fait beau ; nous nous amarrons donc sur le quai public.

Le château médiéval, ou plutôt ce qu'il en reste, est haut, mais le point de vue est imprenable sur la vallée de la Marne.
Panorama de l'enceinte du chateau médiéval de Château Thierry

Une des portes de la cité de l'époque médiévale.
Une des portes de l'ancienne cité médiévale de Château Thierry

Fresque Maison des Agriculteurs
Une fresque décorant le coin de la Maison des Agriculteurs.

Barbecue sur le quai public à Château Thierry
Petit barbecue.


Château Thierry - Epernay
Nous quittons à regret Château-Thierry.
Déjeûner à l'écluse de Vandières, bien arrangée elle aussi.
A Cumières nous rendons notre télécommande à écluses.
Les deux haltes suivantes sont pleines, squattées comme d'habitude par des bateaux d'anglais ou hollandais, comme d'ailleurs toutes les haltes gratuites ; et c'est encore pire lorsqu'elles sont équipées d'eau et d'électricité...
Les côteaux bordant la Marne sont maintenant inondés de vignobles, bien ordonnés, avec en tête de certains rangs des rosiers traditionnellement plantés à cet endroit pour surveiller les attaques fongiques ou des insectes.

Sur ce tronçon, les bords de Marne sont trés envahis d'algues, il vaut mieux ne pas s'en rapprocher.

Arrivée à Epernay à 17h30, quelques kilomètres après l'embranchement du canal latéral à la Marne. .
Nous passons une première halte, mais en dehors de la ville et plutôt réservée à de plus petites embarcations.
L'entrée de la ville par voie d'eau n'est pas très engageante avec des espèces d'usines agglutinées de part et d'autre de la rivière.
Tout d'un coup, avant le pont, un quai stabilisé et, au dessus, l'enseigne de Carrefour ; nous nous amarrons sans hésitation ; l'occasion de remplir deux bidons de carburant et de refaire quelques courses en produits frais.
Le courant est très important, mais cela ne devrait pas poser de problème ; par contre, nous sommes en contrebas d'un talus qui nous cache des passants de la rue riveraine et nous préserve du bruit de circulation.
Tout d'un coup, un gros orage dégringole, nous obligeant à manger à l'intérieur ; plus gênant, nous entendons à la radio locale que les fêtes de la musique sont ajournées à cause d'une alerte météo orange ; pas de chance, nous avions poussé jusqu'à Epernay, ville importante, pour profiter de ces festivités musicales...
Comme par hasard, à l'heure où elles devaient être programmées, le ciel se découvre et cette embellie va durer toute la soirée.


Epernay - Vaudemanges
Je débarque mon vélo pour ramener les croissants qui accompagneront le café matinal.
Ensuite nous visitons la ville ; rien de bien formidable, à part la cathédrale, le théâtre et la tour monumentale ornant une des plus anciennes maison de Champagne.
Nous retournons à bord, après avoir encore glané quelques boutures.
Chemin inverse jusqu'à l'écluse de Dizy avec cette fois le courant dans le dos.
Nous sommes maintenant sur le canal latéral à la Marne ; un vent de sud-est très puissant nous accompagne jusqu'au soir, ne facilitant ni les arrivées dans les passages dans les écluses ni les amarrages.
Cette série d'écluses automatiques ne fonctionne pas toujours très bien ; cela fait perdre un peu de temps, mais nous ne sommes pas pressés et même plutôt en avance sur notre programme de navigation ; le canal est très envahis d'algues et les croisements autant d'occasion de devenir faucardeur occasionnel avec votre hélice.
A telle enseigne qu'au lieu de redescendre directement vers Nancy via Vitry le François, comme prévu initialement, nous décidons de pousser jusqu'à Reims, puis Sedan en faisant la boucle par la Meuse...
Déjeûner plus tôt que d'habitude à l'écluse de Tours-sur-Marne, dernière du tronçon ; steak tartare et salade au menu ; le soleil est enfin de la partie et nous prendrons le café "en terrasse", avant de repartir.
Toute cette partie du canal est très joliment paysagés autour des écluses, c'est très agréable.
Quelques kilomètres plus tard, nous nous posons juste à l'embranchement du canal de l'Aisne à la Marne où sont sensés nous rejoindre nos amis du Milano.
Mais Gilbert et Martine ont une demi-journée de retard et nous rejoindront demain ou après demain.

Amarrage au quai public de Condé-sur-Marne
Juste le temps de découvrir le village de Condé-sur-Marne, de faire quelques photos et nous grimpons les 8 écluses automatiques qui nous mênent au long bief de Vandemanges.
Les premières ne sont pas bien synchronisées, et c'est un peu contrariant.
En rive gauche, sa halte très encombrée ce soir car les bateaux présents fêtent le début de l'été.
A noter, une des péniches présentes est un studio d'enregistrement nomade, appartenant à un musicien.
Petit barbecue dans mon "sac à fumée", piègage des fourmis toujours clandestines et début de soirée sur la terrasse à regarder les ragondins ramasser des vévétaux pour édifier leur nid, à l'entrée immergée dans la berge.
Comme presque tous les soirs, le vent tombe, sans se faire mal.


Vaudemanges à Reims
Petit déjeuner et départ sans précipitation sinon le Milano n'arrivera jamais à nous rejoindre.
Nous sommes dans un long bief de partage ; sur une des rives, un gros talus de vases résultant du curage du canal. L'eau de ce canal est claire, d'un vert turquoise ; nous qui avons parcouru déjà quelques voies navigables, c'est nouveau.

Petit check-up technique des écluses : nous trouvons qu'il manque au moins un bollard central pour les bateaux de plaisance ; autre équipement gênant : des barrières au raz des bollards qui ne laissent vraiment pas beaucoup d'espace de plateau utile au dessus des bajoyers, enfin, les commandes d'éclusage sont une fois à rive gauche, une fois rive droite... pas très logique ni pratique pour adapter ses amarres ou ses défenses.

Nous passons le tunnel du Mont-de-Billy ; 2,3 kilomètres de souterrain qu'un opérateur éclaire au moment de notre entrée.
Intérieur du souterrain du Mont de Billy
Deux groupes de trois puissants et bruyants ventilateurs se mettent en marche ; ils vont assurer une circulation d'air minimum pour les équipages.

Sur la partie rive droite un parapet avec des rails, qui permettaient à un tracteur ferroviaire de haler les bateaux pour la traversée.
Tracteur de halage à l'écluse de Condé-sur-Marne

A l'écluse de l'Espérance à Beaumont-sur-Vesle, des jeunes au visage enfarinés sautent de la remorque d'un tracteur et viennent à notre rencontre ; c'est la fête du village, et traditionnellement ces "garçons de village", arpentent chaque maison pour offrir aux habitants une branche décorée de fleurs en papier en échange d'un peu de bière.
Nous nous exécutons de bonne grâce.
Garçons de village à l'écluse de Beaumont-sur-Vesle

Arrivée avant midi à Sillery et amarrage au quai public ; petit tour en ville pour acheter du pain en priorité et visiter l'endroit.
La boulangerie vend un gros pain au kilo, il est dense et aéré à la fois, sa mie est brune... un vrai régal pour les papilles non encore connu depuis notre départ.

Pas grand chose de plus d'intéressant à part la nécropole nationale, impressionnante.
La nécropole nationale de Sillery

Nous déjeunons sans nous presser et décidons de pousser jusqu'à Reims après un café pris au soleil sur la terrasse.

Quelques écluses automatiques plus loin nous arrivons vers 15h30 au sein de la capitale de la Champagne ; nous avons déjà parcouru 421 kilomètres et passés 98 écluses.

Installation bien avant la halte nautique, au tarif peu attractif et pas vraiment bien placé..
Descente des vélos et visite de la ville : impressionnant !
De magnifiques monuments dont l'incontournable cathédrale qui a consacré de nombreux rois de France ; sur la droite du parvis, une fontaine moderne où un chien est affalé dans l'onde fraîche.
Chien allongé dans la fontaine devant la cathédrale de Reims

Les touristes de tous pays sont présents et il y a largement de quoi remplir les cartes mémoire des appareils numériques.
Cathédrale de Reims

Les gargouilles en zinc de la façade sont étonnantes.
Mais il ne faut pas hésiter à s'en éloigner un peu pour découvrir la richesse architecturale et culturel de la ville comme cet original musée d'art moderne...

Mais ce qui est moins courant, c'est que la ville, appuyée sur un solide patrimoine n'oublie pas le bien-être ie actuel de ses habitants : tram, cinémas, jardins et une très grande trouée piétonne avec des tas de commerces, de restaurants, brasseries et cafés y étalant d'accueillantes terrasses ; une superbe artère de vie dans la ville.

Fontaine boule à Reims

Et puis des tas de spectacles gratuits ; défilés carnavalesques animé par "Le Bailla"
Les Géants carnavalesques de l'ensemble "Le Bailla" à Reims

... concerts et projections de films en plein air, tout cela gratuitement et pendant les deux mois d'été.
Pas de doute les habitants de Reims et ses visiteurs sont gâtés.
Petit barbecue sur les quais pour profiter d'une belle fin de journée ensoleillée, car demain la pluie est de nouveau au programme.


Reims - Loivre
Ce matin, une grasse matinée, rien de tel pour attendre nos copains du Milano.
Vers 10h30, je tente un appel sur le canal 11 ; la voix gouailleuse de Gilberto me répond.
Plus de doute, ils sont dans le secteur.
Je remonte à pied le dénivellé les deux petits biefs amont pour aller à leur rencontre.
J'embarque à la volée et nous passons ensemble la dernière écluse avant le quai où nous sommes amarrés.
Congratulations, embrassades, cela fait plaisir de les retrouver sur l'eau, si l'oin de leur et de notre base résidentielle.
Ils nous présentent leurs copains Jacques et Hélène qui font route avec eux vers Amsterdam (Antwerpen pour les locaux) sur une jolie vedette hollandaise, le Babireba.

Ils connaissent déjà bien Reims pour y avoir fait étape pendant cinq jours lors d'une précédente virée, alors nous repartons de concert vers l'embranchement du latéral à l'Aisne.

Il pleut, doucement mais sûrement ; la faim s'annonce et nous faisons la halte déjeuner à Courcy, après avoir passé l'enfilade des quais et des entrepôts du port Colbert.
Le port Colbert à Reims

Nous prendrons le temps de nous faire une bonne collation avec une fricassée de légumes mijotés par Martine, des grillades et en entrée un tartare de sardines façon Rusina, le tout arrosé d'un bon Côte du Rhône ramené par Jacques.

La halte est encombrée de hautes herbes, ce n'est pas trop confortable, et nous repartons en deux groupes pour digérer.

Pupitre de commande des écluses automatiques sur le canal des Ardennes
Nous nous retrouvons vers 17h30 au quai en aval de l'écluse de Loivre.
Xavier, un cordial et trés expensif plaisancier nous aide aux manoeuvres d'amarrage et nous invite à visiter sa péniche de 27 mètres construite il y a plus d'un siècle et sur laquelle il a choisi de vivre.
Nous buvons un coup et "refaisons le monde de la batellerie", avec force anecdotes à propos de ses "exploits".


Loivre - Rethel
Nous démarrons à 9h00 en éclaireurs de Milano et Babireba, car d'une part ils sont plus lève-tard que nous et d'autre part ils sont adeptes de la navigation non-stop alors que nous apprécions de faire un arrêt déjeuner à chaque fois que les circonstances le permettent.

Nous passons les 4 dernières écluses du canal de L'Aisne à la Marne plutôt emmitouflés et débouchons à Berry-au-Bac sur le canal latéral à l'Aisne que nous remonterons jusqu'à Pont-à-Bar.

Gare et débarcadère de Berry-au-Bac
Des péniches sont en train de décharger des granulats.
Ce canal est il faut bien l'avouer assez monotone : peu de villages traversés, peu ou pas de haltes fluviales, rien de très attrayant, sauf si l'on goûte le fait d'être "perdu" entre deux murs végétaux.
Question navigation, c'est également très calme car les biefs sont longs et que nous croiserons seulement quelques plaisanciers hollandais, anglais ou suisses.
Les berges sont sauvages et bordées d'algues, ce qui oblige à vraiment bien garder le centre du chenal.

Un peu plus tard, c'est le canal des Ardennes qui assure la communication inter-vallées Aisne-Meuse entre Semuy et Pont-à-Bar ; il est dans la continuité du précédent : même monotonie et même absence de paysages dans cette vallée de l'Aisne dite "de Montgon", sauf de temps en temps lorsqu'une trouée de végétation laisse entrevoir quelques villages pittoresques.
Techniquement, c'est "la fête aux écluses" puisque on en compte 33 pour 38 kilomètres.

Vers 12h30, nous accostons sur une halte à Neufchâtel, en face d'un décrochement presque entièrement envahi de nénuphares.
Neuville arrêt aux grenouilles
Nous déjeûnerons sur la terrasse car le soleil est devenu intermitent et fond de l'air moins frais ; nous bénéficierons d'un concert de grenouilles de toute beauté..

Trois quart d'heures plus tard, nous sommes repartis, et comme nous avons retrouvé un contact radio avec le Milano, nous pouvons utilement le renseigner sur le trafic avalant, pour qu'il règle son allure de façon à ne pas attendre aux écluses.

Amarrage à 17h30 à Rethel (PK 63) ; la partie centrale du quai, en face des postes d'eau et d'électricité est bondée. Aucun bateau français à part nous.
Nous nous installons en aval, sur le quai public "Gaignot" en attendant nos copains, qui ont une écluse de retard sur nous.

Nous les réceptionnons, puis Carla va faire quelques courses avant que j'aille en vélo à la découverte du village.

L'hôtel de ville de Réthel
L'hôtel de ville de Rethel.

La halte est exploitée directement par l'office de tourisme, ce qui est plutôt rare ; une jeune-fille vient nous encaisser ; précision intéressante il existe un tarif pour l'amarrage + l'eau, auquel il faut rajouter 2 euros le cas échéant, pour l'électricité.

A noter : au bord du canal, un carillon d'architecture moderne mais aux sonneries agréables, l'hôtel de ville, l'église Saint-Nicolas, imposante et joliment travaillée, la sous-préfecture.

Ce soir, il fait beau j'ai sorti mon "sac à fumée" pour assurer le barbecue du dîner.
Repas animé pris à bord du Milano où Martine nous à préparé un mélange goûteux de tomates différentes.


Rethel - Neuville Day
Après une bonne nuit, et même si notre dispositif de purification de l'eau fonctionne bien, je préfère refaire le plein d'eau : naviguer, c'est beaucoup anticiper et avoir toujours un plan B ou même encore mieux...
Je mets le Rusina à couple d'un voilier résident en face des bornes et nous faisons l'appoint.
Il est 9h00 lorsque nous démarrons notre navigation tandis que nos collègues partent avec leurs chariots pour remplir quelques bidons de carburant ; à la sortie du pays, une barge est en train de d'installer des palplanches pour renforcer la berge rive gauche.
Pose de palplanches avant Rethel

Pour la première fois, il fait presque beau, même si le ciel reste nuageux, il ne fait pas froid ce matin, une première !
Le paysage devient plus vallonné, mélangeant harmonieusement culture et bois ; de temps à autre quelques jolies constructions ou un clocher qui se dessine au dessus des arbres.
Carla profite des quelques longs biefs pour faire un brin de lessive avant d'attaquer l'escalade des Ardennes ; les écoires servent de support à l'étandage de bord.
Nous nous présentons vers midi et demi devant la première écluse de l'échelle (la 27 - Rilly)
A notre droite une autre ouvre sur la bifurcation menant à Vouziers ; c'est paraît-il très joli, mais complètement envahi par les herbes ; pour celui qui n'a jamais tressé de scoubidou avec son hélice, cela peut sembler tentant.
Une grue télescopique est en manoeuvre sur le plateau gauche de l'écluse ; nous nous amarrons un peu avant et je pars aux nouvelles.
Ecluse 27 début échelle et embranchement de Vouziers

Nous pouvons passer, mais quitte à être amarré, autant casser la croute ici.
Trois quarts d'heure plus tard, nous sommes dans l'écluse pour entamer l'échelle ; après le râcle de l'Aisne, et son barrage, elles vont se succèder au rythme de 200 à 600 mètres.
Nous quittons l'Aisne au niveau de Semuy ; les écuses suivantes et le bief de partage sont alimentés par le Bar (il s'agit de liquide, mais non servi sur le zinc, puisque c'est le nom du cours d'eau).
Nous essayons de joindre nos copains par VHF, mais sans succès ; par téléphone, ce n'est guère mieux.
Au dessus de l'écluse de Neuville Day, il y a une très jolie halte. Nous apprenons par l'éclusier que Milano et Babireba sont 7 écluses plus bas.
Il vaut donc mieux s'arrêter ici pour profiter pleinement de cette dernière soirée à passer ensemble.
Le village à flanc de côteau est plutôt mignon et la halte superbe.
Nous les verrons apparaître dans l'écluse plus d'une heure et demie plus tard.

Raffraichissement à Neuville Day
Petit raffraîchissement pris sur la table de pique-nique puis les équipages du Milano et du Rusina partiront pour une longue découverte des environs à vélo.

L'église de Neuville-Day
L'église de Neuville-Day

Apéritif pendant que Jacques est au barbecue puis repas pris en commun ; cette fois-ci, c'est l'été, la soirée est douce et nous en profiterons jusqu'au bout, attablés dehors ensemble sans en être chassés par la fraîcheur.
En fin de soirée Carla fait un faux appui et se tord la cheville ; elle a mal et le capitaine s'inquiète.
Elle va avaler sa dose d'arnica, un Doliprane, se masser avec une pommade camphre-menthol, se bander la cheville, faire une petite incantation à Saint-Nicolas, patron des mariniers et laisser tout cela faire effet pendant la nuit.


Neuville Day - Pont-à-Bar
Le matin, la cheville est de nouveau opérationnelle et la douleur a disparu sans que l'on arrive à déterminer ce qui a fait effet.
Départ à l'horaire habituel ; la matinée sera consacrée à un éclusage montant intensif puisque l'échelle de ce versant du canal des Ardennes en compte 27 et qu'il nous en reste 20 à grimper ; après celles de Neuville-Day, suivent celles de Montgon.
Les écluses de Mongon

Maintenant nous avons le rythme et cela ne pose aucun problème de coordination, si bien qu'à 12h30 nous nous arrêtons à Le Chesne (PK 29) pour déjeuner sur le bief de partage qui culmine à 199 mètres.
Le quai équipé de fluides est bien évidemment occupé de façon privative par les mêmes... nous nous contenterons donc du suivant duquel je vais catapulter le vélo pour ramener du pain frais.

Suivent plusieurs longs biefs sur lesquels nous utilisons la télécommande jaune que l'on nous a confiée à la 27. Les paysages de ce côté-là des Ardennes sont beaucoup plus jolis, déjà parce qu'ils sont accessibles à la vue ; ce sont de douces collines et leurs vallons, parsemés de belles fermes et de petits villages construits en pierres de belle qualité ; il s'en détache toujours un clocher.

Autant la journée a été plutôt voilée, et chacun pensera ce qu'il veut du port du voile, autant la température, douce dès le matin est progessivement devenue chaude et même lourde ; quel plaisir de naviguer enfin en T-shirt et en short !

Tunnel de Saint-Aignan
Le court tunnel de Saint-Aignan (200 m) débouche sur un enchainement de deux écluses et nous voilà déjà sur le long bief qui nous mênera jusqu'à Pont-à-Bar (PK 1) ; pour mémoire, le Bar en question ne débite pas du vin, mais de l'eau puisque c'est la rivière, affluente de la Meuse qui accompagne et alimente cette partie du canal des Ardennes.

A l'écluse de la Cassine, des poules gambadent en rive gauche et un bouc est à la chaine en rive droite ; nous achetons une douzaine d'oeufs frais et je vais caresser et photographier le bouc, qui se montre très doux et sensible à mes gratouillis.
Bouc à l'écluse de la Cassine

Les berges souvent effondrées ne sont ni entretenues, ni fauchées, interdisant à tout équipage un peu respectueux de sa coque, le moindre arrêt ; cela a immédiatement pour conséquence de faire hurler Gilbert dans la VHF, effondré lui-aussi que l'on laisse ce canal dans un tel déficit d'intérêt et d'amènagement...
A 16h45, nous trouvons un coin à peu près praticable, à vue de la halte nautique et du chantier naval ; nos trois bateaux devraient arriver à y loger, et la berge est stabilisée, même si elle est envahie par les herbes...
Milano et Babireba accostent une demie-heure plus tard et après un petit raffraîchissement nous nous frayons un chemin vers le chantier, puis la route en quête de pain.
Une base Locaboat a installé ses quartiers en rive gauche au dessus de l'écluse N°1 qui ouvre sur la Meuse ; pour faire éco à la bramade de Gilbert, nous n'avons croisé aucune location sur le canal : ceci explique sans doute cela.
Nos camarades retrouvent une vieille connaissance lyonnaise membre comme eux de l'ANPEI.
Ce soir, c'est Martine qui nous invite tous sur le Milano pour partager cette ultime soirée ensemble.
Apéritif et repas convivial, au cours duquel l'ANPEI prendra une grande place dans les discussions...
Deux filles passent à cheval sur la berge opposée, le soir est doux, la bonne chère et l'alcool aidant, les voix de Gilbert et de Jacques s'amplifient, et roule comme le tonnerre de l'orage auquel nous avons échappé ; on doit nous entendre loin sur l'onde du canal.


Pont-à-Bar - Pouilly-sur-Meuse

Départ à 9 heures après les vérifications mécaniques d'usage et un petit déjeuner sur la terrasse.
Nous passons l'écluse de Pont-à-Bar en prenant le temps de faire de l'eau, puis l'écluse de Meuse et la barre à tribord pour remonter la rivière, tandis que nos amis du Milano et Babireba vont continuer vers Charleville-Mézières et la Hollande, via la Belgique.
Le courant est contre nous, mais surtout un fort vent dans le nez ; qu'importe le Rusina et son équipage en ont vu d'autres... et le GPS indique une moyenne autour de 8 km/heure, sans changer le régime moteur de croisière du Mercedes.

Les écluses viennent rythmer notre navigation avec des biefs assez longs ; contrairement au début du canal des Ardennes ou à une grande partie de la Marne, les paysages ne sont à aucun moment monotones.
De temps à autre, un petit ponton de plaisance autorise une pause, si on le souhaite.
Nous sommes assez vite à l'entrée de Sedan, symbolisée à cet endroit par des fortifications miniatures.
Entree de Sedan par la Meuse

Son écluse est malencontreusement en panne.
Retour au petit ponton à un kilomètre en aval, pour se mettre en sécurité et essayer de joindre quelqu'un ; pas de contact VHF, pas de ponton d'attente à proximité des écluses... ça craint vraiment.
Heureusement qu'il reste les téléphones cellulaires !

Au bout de plus d'une demie-heure, nous n'avons toujours aucune nouvelle de VNF et le feu est invariablement au rouge. Une petite péniche battant pavillon hollandais finit par passer devant nous et nous lui emboîtons le pas.

Comme par miracle, le feu passe au vert, et nos bataves entrent.
Et bien vous le croirez ou pas, ils actionnent la perche pour nous la refermer devant le nez...
Pas étonnant que l'ensemble des plaisanciers français aient de plus en plus de mal à les supporter sur nos voies d'eau.

Nous passons à la sassée suivante et accostons au port fluvial de Sedan (PK 108); j'enfourche mon petit vélo et file chercher du pain et repérer s'il y a des choses intéressantes à voir.
Du pain, j'en trouverai au diable Vauvert, et franchement à part l'église, le lycée et quelques maisons anciennes, il n'y a pas de quoi s'éterniser.
Lycée de Sedan

Nous repartons donc une fois rassasiés, sans regrets.
Heureusement, plus tard nous passons par Mouzon (PK 123), c'est tout simplement magnifique !
Quel dommage qu'il soit vraiment trop tôt pour s'arrêter et que la halte nautique soit bondée, mais voilà une étape à ne pas négliger.
Certaines écluses sont prolongées par une partie canalisée.
Plus loin, nous naviguons une Meuse qui serpente doucement dans un paysage de rêve.
Cela vaut vraiment le détour de découvrir cette partie des Ardennes par bateau, surtout avec ce temps magnifique.
Il est déjà 17h30 et l'équipage à envie de s'arrêter, ce que nous ferons après l'écluse de Pouilly-sur-Meuse, à 90 degrés avec un petit bateau appartenant par un couple de hollandais avec lesquels nous échangeons quelques mots cordialement.

Une belle vedette de VNF est amarrée et au niveau du déversoir, un peu plus loin, une échelle à poissons.
Echelle à poissons du déversoir de Pouilly-sur-Meuse
Douche, brochettes au barbecue et dîner sur notre petite terrasse, le temps est de plus en plus orageux et une alerte météo orange est annoncée à la radio.
Les seules radios et chaines de télévision que nous captons sont belges, un vrai dépaysement.
Des bourrasques de vent se lèvent, elles sont tellement puissantes qu'elles décousent la partie centrale du bimini de son arceau, m'obligeant à le rabattre et à le ficeler solidement aux bossoirs.
Cette colère venteuse finit par se calmer et nous la finissons devant un DVD.


Pouilly-sur-Meuse - Consenvoye
Petit déjeuner sur la terrasse car il fait doux.
Nous démarrons tranquillement pour la suite de notre remontée de la Meuse.
Les écluses sont maintenant régulièrement suivies d'une dérivation au chenal envahi d'herbes et d'algues ; même en tenant le milieu du chenal, elles balancent au gré des remous créés par notre sillage. Heureusement les écluses brassent pas mal et dégagent régulièrement les éventuelles intruses sur la carène.
Le paysage est beaucoup moins sauvage et beau que lors de l'étape précédente ; au loin sur la crète, des éoliennes tournent lentement.
Petite pause à Stenay pour vider les poubelles ; une jolie halte bien équipée que nous conseillons vivement.
Le port de Stenay

Il est cependant trop tôt pour s'arrêter et nous reprenons notre navigation.
Peu après le passage de l'écluse, en face du barrage, une voix nous hèle en rive droite : un homme nu comme un ver brandit vers nous son sexe turgescent ; le visage de l'exibitionniste est caché derrière une espèce de masque de type "Elephant Man", pour ne pas être photographié et reconnu.
Triste sire, un des nombreux malades que notre société à créée...
Vers 11h00 la pluie s'invite une fois de plus, si bien qu'à midi et quart nous amarrons au ponton de Dun-sur-Meuse (PK 162).
Nous cassons la croute bien à l'abri à l'intérieur.
Sur le ponton, que des Hollandais, et l'un d'eux vient nous voir pour nous demander de plus nous serrer au bateau précédent, car il attend deux autres embarcations de compatriotes. Trop, c'est trop, et malgré la pluie nous préférons fuir cette enclave batave.

A l'écluse suivante, bonne surprise, elle est manuelle et depuis plusieurs centaines d'automatiques, nous sommes contents de retrouver des humains pour nous faire monter ces marches d'eau.

Encore 2 écluses dont la dernière à bajoyers inclinés ; elles sont actionnées par un binome constitué d'un titulaire et d'une vacataire, à laquelle il apprend les manoeuvres de sassement pour la saison.
Nous voilà à Consenvoye (PK 179), dans un petit bras charmant, un très joli et accueillant quai occupé seulement par un bateau belge et un allemand ; voilà enfin une halte un peu moins consanguine !
Halte nautique de Consenvoye

Nous nous installons, d'autant plus volontiers que la pluie a cessé.
Les belges parlent français et sont sympas ; le couple d'allemands est enfermé dans son gros bateau, dans sa bulle grand luxe ; qu'importe.
Petit tour du pays en vélo, vite accompli ; l'église est assez bizarre, enchâssée dans un groupe de maisons dont l'hôtel-restaurant aussi haut que sa nef ; l'entrée est sur le côté.
Porte de l'église de Consenvoye

Brochettes au barbecue et douce soirée sur la terrasse avec en prime le soleil, qui pris de regrets, nous gratifie de rayons tardifs mais bienfaisants.


Consenvoye - Verdun

Petit déjeuner sur la terrasse et départ derrière le bateau allemand, avec lequel nous passerons les écluses jusqu'à Verdun.
Le temps est variable, et nous capotons au gré des grains...
Dans une compétition de capotage express, nous aurions maintenant une petite chance de monter sur le podium avec le solide entraînement acquis pour cette manoeuvre.
Navigation sans histoire ; la coque est toujours caressée par des herbes...
Une écusière nous confie qu'au mois de juin, elle n'a vu passer qu'un seul commerce ; pas étonnant que cet envahissement du chenal progresse.
Toujours aucun bateau de location ; d'ailleurs nous ne croiserons personne d'autre.

Arrivée sur Verdun (PK 204) ; nous nous amarrons en début de ponton rive gauche, juste à la hauteur d'une scène érigée pour un concert gratuit.
Le ponton et la scène à l'occasion du Met-Festival 2012

Mon coeur d'ancien musicien jubile, nous allons être aux premières loges ; nos collègues allemands vont s'installer le plus loin possible et sur l'autre berge de ce foyer générateur de bruit.
Nous décidons de nous offrir un petit resto en surplomb du quai ; c'est bon !
Verdun est en fête : les terrasses en bord de Meuse sont pleines, des stands ont envahi la rue piétonne avec des tas de stands de produits régionaux et plusieurs points où sont répartis des animaux de la ferme.
Nous profitons de l'occasion pour ramener à bord quelques victuailles gourmandes.

Carla part faire les soldes pendant que j'assiste à la balance des deux groupes programmés pour ce soir : "Minimal Quartet" et "Biga Ranx", dans le cadre du "Met-Festival".
Les basses de la sono font vibrer les tôles du bateau ; question décibels cela va donner un peu ce soir.
Repas sur la terrasse ; de là où nous avons vue sur le back-stage et le repas des musiciens et techniciens ; nous échangeons de cordiaux "bon appétit".
Le concert de "Minimal Quartet" commence ; c'est du bon rock progressif
Concert de Minimal Quartet à Verdun

Carla, peu cliente, est descendue s'enfermer à l'intérieur ; nous sommes sur le côté de la scène et le niveau xde decibels est tout à fait supportable mais lorsque je m'aventure devant la scène pour prendre quelques clichés, je sens le peu de cheveux qui me restent vaciller sur mon crâne.
Le temps d'installer le second groupe et c'est reparti...
Ce dernier joue une sorte de rap matiné de reggae, mais plutôt répétitif et souvent démagogique.
Batiment illuminés en bord de Meuse à Verdun

Le memorial à Verdun


Verdun - Saint Mihiel
Ce matin, l'effervescence festive étant retombée, les conditions sont réunies pour visiter à deux roues un périmètre plus important de Verdun.
Pas mal de monuments ou musées à voir, dont la plupart - et c'est historiquement compréhensible - sont consacrés aux conflits armés qui ont singulièrement meurtri cette région.
La citadelle, bien entendu, dont une reconstitution enterrée retace l'histoire.

Un des canon défendant la citadelle de Verdun
Verdun, c'est canon !

Quelques églises pour changer un peu, un petit tour au syndicat d'initiative pour obtenir un plan qui permettra de resituer tout cela lors d'une relecture, occasion d'un complément d'information post croisière.

Déjà 11 heures, le temps est maussade, les terrasses vides, la ville n'a pas encore repris la vie qui nous avait tant plu hier, nous repartons.

Sortie de la ville par une nouvelle écluse pour laquelle j'aide à la manoeuvre puisque il attend deux bateaux avalants ; elle est immédiatement prolongée par un petit tunnel.
Sortie amont du tunnel de Verdun

Sur la plateforme de l'écluse de Belleray (18), un petit village de conception minimaliste étonnera.
Décoration à l'écluse de Belleray sur Meuse

Navigation jusqu'à Dieue-sur-Meuse ; si je vous dis que les rares pontons du parcours sont envahis... par les mêmes bateaux plus une luxuriante végétation marine peu engageante, vous allez trouver que je radote, mais c'est pourtant ainsi.
Il est déjà 13h45 et nous commençons à avoir faim ; après l'écluse éponyme nous jetons notre dévolu sur la halte de Dieue. Plus de place pour nous, mais Jean-François, résident à l'année nous propose gentiment de nous mettre à couple de son bateau "Adagio".
Comble de la cordialité, lorsque nous nous renseignons sur la distance réelle pour aller remplir deux bidons de gasoil, il propose de m'emmener les remplir en m'accompagnant avec sa voiture.
Nous l'invitons à prendre un whisky à bord et discutons plaisance pendant que nous nous restaurons rapidement.
Cela fait maintenant 38 ans qu'il navigue en eaux intérieures et nous échangeons avec plaisir sur les lieux, les trajets, les anecdotes...

Le bief suivant est un peu monotone, encaissé entre les arbres qui débordent souvent sur le canal, mais bientôt, nous recouvrons une profondeur de vue sur des paysages toujours équilibrés ; les berges sont régulièrement effondrées.
Paysage en rive droite de la Meuse

Si nous voulons trouver un amarrage il est temps pour nous de repartir et les écluses s'enchaînent avec un vent d'ouest assez soutenu mais qui présente au moins l'avantage de chasser les nuages que la météo nous avait promis pour la journée.

Vers 17h00 nous commençons à repérer les appontements praticables mais, soit ils ne le sont pas : pas de bollards ou des quais ressemblant à des récifs, ou alors envahis d'algues...

Saint-Mihiel sur Meuse et sa halte nautique
Finalement, nous poussons jusqu'à Mihiel-sur-Meuse, mais la halte est déjà pleine et sur les conseils de VNF (spécial dédicace), nous nous amarrons en face sur le quai du silo ; il n'est pas en trés bon état, complètement envahi par les orties, mais cela ira pour la nuit, après le petit barbecue rituel.
Les portables et la TNT passent, c'est déjà pas si mal.


Saint Mihiel - Lay Saint Rémy
A 8h30, un des bateaux installés à la halte passe devant nous pour prendre son tour à l'écluse ; comme on ne peut passer confortablement que par deux, nous lui emboîtons le sillage.
Bien nous en prend puisque un bateau hollandais s'annonce également.
Il fait plutôt frisquet et nous nous couvrons comme pour un mois d'avril.
A 9h00, heure légale d'ouverture, rien ne se passe, malgré une stimulation active de la balise avec nos télécommandes jaunes.
Télécommande servant à éactionner les écluses de Meuse

Visiblement l'écluse est en panne et VNF viendra la débloquer une demie heure plus tard.
Cela nous laisse le temps de nous mettre à couple et de faire connaissance avec l'équipage wallon, fort sympathique.
Nous ferons route ensemble jusqu'à Commercy, connue surtout pour ses madeleines.
Lorsque nous y accostons, il est déjà presque 13h00 et je fonce en vélo pour acheter du pain et réaliser quelques clichés.
Château de Commercy
Le château de l’ex-roi de Pologne Stanislas Leszczynski, transformé en musée et en lieu événementiel.

Fontaine et ses sculptures à Commercy
Une fontaine et ses personnages dansant lascivement sur l'onde.

Voulant prendre une dernière photo du ponton, je glisse sur une poutre en alu et m'affale lamentablement sur le socle de scellement en béton ; j'en serai quitte pour une écorchure à la main droite et quelques bleus.
Nous repartirons une heure plus tard.
Question temps, il pleut de façon intermittente et nous n'arrêtons pas de capoter et de décapoter.

Ecluse et usine à chaux de Sorcy
Avec les carrières et l'usine de chaux de Sorcy, nous quittons la Meuse après une cascade de quatre écluses.

A la N°2 un jeune chat assiste au sassement installé au bord du bajoyer, comme s'il attendait que nous soyons au bon niveau pour sauter sur la terrasse...
Il est magnifique et très original ; nous sommes sous le charme.
Chat à l'écluse de Sorcy-sur-Meuse

Fin de la Meuse canalisée pour entrer sur le canal de la Marne au Rhin et dans le département de la Moselle.
Nous naviguons sur le bief de partage, l'eau est claire avec une dominante turquoise, malgré cela les bords du canal sont encore envahis par les algues.
Algues invasives en bord de canal de la Meuse

Nous projetions de faire étape à la halte de Pagny, conseillée par l'équipage belge du Spirou ; malheureusement, elle est pleine de ... ou plus exactement un des bateaux bataves s'est arrangé pour occuper deux longueurs à lui tout seul ; il attend sans doute un congénère pour garer son embarcation de façon à libérer une place ; en effet, pour eux, la "distance de sécurité" entre les bateaux à l'amarrage est d'au moins 3 m devant et autant derrière ; cette distance se réduit considérablement uniquement lorsqu'il s'agit d'accueillir un compatriote...

Nous préférons donc continuer jusqu'à Lay-saint-Remy, où un grand quai en pleine nature nous permet de nous installer à l'aise.
Quai à Lay Saint Remy

Juste à l'entrée du bassin, un vieux pêcheur grincheux râle.
Les hollandais m'ont chauffé, lui va m'entendre : je lui crie sèchement que les ports sont avant tout réservés aux bateaux et qu'un vrai pêcheur surveille ses lignes, quitte à les relever en cas de doute. Il a dû percevoir qu'il ne fallait pas pousser le capitaine dans les roseaux et l'incident n'ira pas plus loin.
Il est juste 17h00, l'heure d'un goûter bien mérité sur la terrasse et sous un soleil enfin retrouvé.

Le bassin de Lay-saint-remy
Petit tour de reconnaissance au village, discussion avec un plaisancier français - le premier depuis bien longtemps - installé sur le même quai.
Je profite du beau temps pour réparer le frein avant de mon vélo (il avait lâché, deux jours auparavant), et comme il me reste un peu de courage, je renforce les emmanchements des arceaux du bimini dont j'ai supprimé des articulations intermédiaires jugées inutiles, avec des pièces préparées avant notre départ. Cela se passera bien pour deux d'entre eux, mais le troisième m'obligera à trouver des trésors d'ingéniosité et de ténacité pour en venir à bout.
Carla réconforte le travailleur avec une bonne paella qui sera suivie d'une petite soirée télé.


Lay Saint Rémy - Pompey
Le soleil se lève noyé dans la brume.
Nous sommes près à démarrer dès 8h30, car savons par expérience que toute la clique installée à Pagny va se pointer avant l'ouverture des écluses.
Bien nous en a pris car peu de temps après, un bateau battant pavillon hollandais nous dépasse et s'engage dans le tunnel de Foug ; il n'est pas encore 9h00, les feux ne sont pas allumés, aucune importance...
Entrée amont du tunnel de Foug

Nous hésitons à le suivre, mais voilà déjà deux autres bateaux qui semblent décidés à passer.
Nous nous engageons à notre tour. Le souterrain de 1100 m de long, n'est pas éclairé (trop tôt) et notre hollandais fait des ricochets entre les deux bords, ayant visiblement quelques difficultés à tenir le cap.
Au bout du tunnel, la double écluse 14 et 14 bis de Foug.
Ecluse double N°14 de Foug

Après un peu d'attente, nous passons, les deux bateaux suiveurs sont en embuscade.
Celui qui nous précède n'arrête pas son moteur lors du sassement, et son moteur sent mauvais... très mauvais (spécial dédicace pour Babireba).
A l'écluse suivante, je lui propose de passer devant en lui expliquant les raisons (in engish, of course !) : celle déjà évoquée, plus le fait que, naviguant seul, le fait que nous soyons déjà amarrés lorsqu'il entre fait gagner du temps pour actionner la tirette, si c'est nous qui le faisons.
Le temps est superbe, enfin l'occasion de sortir la crème solaire, dont nous n'aurons pas fait grand usage jusqu'à présent.
Le rythme est pris, tout se passe bien pour la chaîne de 14 écluses qui nous mènera à Toul.
Notre hollandais zigzague un peu ; une fois, son bateau recule alors que les portes d'écluses derrière lui sont en train de se refermer, mais dans l'ensemble, cela roule.

A Toul, le port est envahi d'herbes et vient d'être faucardé ; une petit canot équipé d'une herse ramasse le plus gros.
Ramassage faucardage au port de Toul

Notre hollandais solitaire entre dans la darse tandis que nous devons attendre un montant pour être éclusés.
Les deux suiveurs nous ont rattrapés, et tandis que le premier entre à son tour dans le port, nous reconnaissons nos précédents compagnons belges de navigation avec leur Spirou.
Nous éclusons ensemble ; tandis que nous nous installons à l'aval sur un quai pour déjeuner, ils prèfèrent continuer, ne faisant jamais de pause à la mi-journée.
Ecluse de Toul vue aval

Trois quart d'heure plus tard nous repartons.
Nous passons le pont levis de Saint-Mansuy et deux écluses plus tard nous quittons le canal de la Marne au Rhin pour nous retrouver sur la Moselle canalisée, large et majestueuse, cap au nord-ouest.
Les écluses sont plus espacées et de gros gabarit
A celle de Fontenoy, nous avons la surprise de retrouver Spirou et son équipage, que l'éclusier a fait attendre pour regrouper les bateaux, puis c'est Aingeray...
Le Spirou à l'écluse d'Aingeray
Le Spirou de Claude dans l'écluse d'Aingeray.

La rivière s'enroule alors autour du village médiéval de Liverdun.
Une halte existe, mais le chenal d'accès est mal entretenu, et cela ne donne pas forcément envie de s'y engager.
Liverdun sur Moselle

Nos amis belges nous conseillent de pousser juste après l'écluse de Pompey où un ponton vide nous accueille.
Après quelques courses à Frouard, nous organisons un petit apéro et un barbecue, arrosé entre autre avec un excellent vin rosé d'Allemagne, sorti des cales de Claude ; il est fruité et présente une belle robe ambrée.
Fin de la soirée sur la terrasse, à contempler jusqu'au coucher de soleil un couple de cygnes avec ses 7 cygnons ; on n'arrive pas à se lasser de leur grâce naturelle ; ils passeront la nuit sur la berge, à proximité du ponton.
Famille de cygnes à Pompey


Pompey - Nancy
Ce matin, le soleil est de nouveau au rendez-vous, chouette !
Un immense chargé arrive doucement de l'écluse de Pompey, se positionnant sous les ponts pour prendre correctement la bifurcation.
Chargé sous Pompey sur Moselle

Petit déjeuner sur la terrasse et départ vers 9h30, pour ne pas arriver trop tôt à Nancy, et trouver une place au port de plaisance car ailleurs, paraît-il "ça craint un peu".
Deux ponts, et c'est l'embranchement de Nancy qui commence par une double écuse (N°27) : gros gabarit et Freycinet, la grande aboutissant à l'imposant port de commerce de Frouard.

Sortie amont de l'écluse de Réchicourt vers Nancy

Encore une écluse de 7 m de chute d'eau et un long bief nous conduit à Nancy via Champigneule et Maxeville avec deux ponts levants à passer.
Nous nous présentons au premier (de Malzèville) vers 11h00, mais il est fermé pour cause de travaux d'expérimentation jusqu'à 14h00.
Expérimentation au niveau du premier pont levant de Nancy

Claude fulmine : ils auraient quand même pu nous le dire à l'écluse précédente !
Du coup, il retourne à Champigneule où il en profitera pour s'avitailler en gasoil.
Le port de Champigneule

Nous restons à l'amarrage à proximité avec un petit apéro en guise de consolation.
Le soleil est de pliomb, heureusement que nous avons le bimini.
Carla n'a pas faim, je mangerai donc seul.

Deuxième pont levant ouvrant sur Nancy
Peu avant 14h00 le pont se lève et le suivant (Bazin) au moment où nous arrivons ; nous nous posons dans la partie commerce du port, et je vais aux nouvelles.

La Péniche, la discothèque flottante installée dans le port de commerce de Nancy
Une discothèque flottante "La péniche", fait la joie des clubbers locaux.

La capitainerie est fermée, elle n'ouvre qu'à 3 heures ; il reste cependant quelques places au port de plaisance et nous nous faufilons entre les catways, très proches les uns des autres.
Le port de plaisance de Nancy

Après une boisson raffraîchissante et une première douche, nous partons visiter le vieux Nancy en vélo.
C'est époustouflant, tant au niveau des monuments que de l'immense parc "La Pépinière", avec sa diversité d'arbres, sa roseraie, son petit parc animalier, ses espaces enfants et sur chaque pelouse, des gens prenant le frais...
Paon dans le parc animalier de la Pépinière de Nancy

La place Stanislas est un joyau, tant pour l'architecture des bâtiments la ceinturant que pour les ferronneries dorées et les statues.
Esplanade de Nancy

La cathédrale également, et tout le vieux Nancy.

Retour au bateau, dîner sur la terrasse en attendant le son et lumière donné sur la place Stanislas à 22h45.
Nous y retrouvons nos amis belges du Spirou. Le son et lumière est époustouflant de beauté, de créativité et de précision ; une vraie réussite.

Nous voilà à destination après 24 jours de navigation, 785 kilomètres de voies d'eau, 213 écluses passées sur tellement de fleuves, rivières et canaux différents que nous avons du mal à enchaîner leur nom au débotté.
Nous espérons que ce carnet de bord aidera ceux et celles qui souhaitent entreprendre tout ou partie de ce périple.

Fiche technique
kilométrage : 785 Km
nombre d'écluses : 213 écluses
temps de navigation estimé : 24 jours.

Voies d'eau naviguées
Vieux canal de Briare 3 km - 3 écluses
Canal de Briare 56 km - 32 écluses
Canal du Loing 50 km - 19 écluses
Haute Seine 82 km - 7 écluses grand gabarit
Marne 178,2 km - 18 écluses
Canal latéral à la Marne 66 km - 15 écluses
Canal de l'Aisne à la Marne 58 km - 24 écluses
Canal des Ardennes 86 km - 42 écluses
Meuse (ancien Canal de l'Est) 175 km - 40 écluses
Canal de la Marne au Rhin (Ouest) 21 km - 15 écluses
Moselle 24 km - 3 écluses grand gabarit
Canal de la Marne au Rhin (Est) 10 km - 2 écluses.


Autres liens connexes
- Croisière Nancy - Chalon sur Saône
- Croisière "Briare - Nancy" par Pont-à-Bar
- Blog du Milano pour la croisière "Valence - La Hollande" et retour
- Croisière "Nevers - Les Saintes-Maries de la Mer"
- Croisière "Chalon-sur-Saône - Nevers"
- Croisière "Le Grau du Roi - Chalon-sur-Saône"
- Cabotage dans le Golf du Lion



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