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Initiatives à suivre

La navigation écologique est maintenant à notre portée ! De longue date, en dehors des circuits officiels et commerciaux de gestion et de production de bateaux et d'équipement marins, il s'est toujours trouvé des navigateurs pour travailler, le plus souvent avec des moyens rudimentaires, pour rendre leur batiment plus autonome, plus économe en eau et électricité, moins impactant sur l'environnement.
En bref avec un objectif de "plaisance douce".
Ce n'est forcément pas le même trip de cette autre catégorie de praticuants, les mêmes que sur les routes : toujours plus vite, toujours plus fort, avec le culte du dernier modèle de gadget à bord... qu'ils souhaitent transformer en le plus clinquant et le plus confortable des palaces flottants.
Ces derniers ne tomberont sur cette page que par accident, et retourneront bien vite dans leur délire d'hyper-consommateur-pollueur.
Les autres, y trouveront sans doute des moyens et retours d'expérience pour suivre leur sillage alternatif et durable...



Comment utiliser son bateau de façon plus écologique
Quelle meilleure occasion d'évasion au milieu de la nature que de naviguer pendant ses vacances, en couple, entre amis ou en famille ?
Que l'on soit propriétaire ou locataire d'un "house-boat", nous utilisons à bord comme à la maison, des détergents pour nettoyer évier, lavabo, douche, coque, pont... et les eaux souillées sont rejetées directement au fil de l'eau.
Les résidus des produits employés ont pourtant des conséquences irréversibles pour le milieu aquatique (tensio-actifs, phosphates et substituts).
Dans l’eau, ils limitent en surface les échanges d’oxygène entre l’air et l’eau ce qui favorise l'eutrophisation... Tandis qu'en profondeur, ils inhibent la croissance des végétaux sur lesquels ils se déposent, forment des nécroses ou des empoisonnement qui leur sont souvent fatals (les herbiers de posidonies, par exemple, y sont très sensibles en milieu marin).
Les dommages sur la faune aquatiques sont souvent catastrophiques.

Savez-vous qu'en 2008, seulement :
- 41 % des bateaux habitables utilisaient des produits biodégradables à bord.
- 88 % des plaisanciers interrogés étaient prêts à s'engager dans la campagne "Ecogestes Méditerranée" à travers ces 2 écogestes simples :
- utiliser des produits d’entretien avec un écolabel (pour 39 %),
- choisir des produits non sur-emballés (pour 10 %).

Il vous appartient donc de choisir des produits labellisés (voir page sur les labels écologiques) ou d'utiliser des produits basiques sans impact sur l'environnement.


Initiatives écologiques
Les eaux usées
Les bateaux participent à la pollutions des voies navigables qu'ils sillonnent en rejettant au fil de l'eau les eaux usées qu'il produisent !
Quelques uns d'entre eux, ont des réservoirs stockant provisoirement les eaux vannes essentiellement, qui à l'instar des camping cars, sont vidangées en station puis traitées au même titre que les effluents terrestres, si les choses sont faites correctement...
Il existe maintenant des micro stations d'épuration (type OXY8 des établissements ENE à Sancoins), que l'on peut aisément adapter aux bateaux de plaisance ou péniches et qui permettent de traiter "in-board" les eaux usées produites !

Jardin d’assainissement flottant pour les logements sur l'eau
Jardin d'assainissement flottant à Hédé Aquatiris, un réseau de bureaux d'études basé en Ille-et-Vilaine et spécialisés en phytoépuration a été créé en 2007 par Edwige Le Douarin, Alain L'Hostis et Martin Werckmann. Ils ont eu l'idée d'adapter la technique des jardins d'assainissement aux logements sur l'eau.
Un premier prototype flottant, associe filtration mécanique et dégradation des matières organiques par les bactéries qui se développent entre les racines, système maintenant bien connu à terre, est en phase de test sur le canal d'Ille-et-Rance, à Hédé-Bazouges.
Le jardin, composé d'une plateforme de 3 m sur 2,5 m fixée sur des flotteurs en polyéthylène supporte deux niveaux de plantes installées sur des billes de liège : roseaux au premier niveau, iris, salicaires, menthes aquatiques et joncs au second. L'ensemble suffirait à traiter les effluents, eaux noires et eaux grises, de trois personnes à l'année.
Cela marche été comme hiver et s'entretient comme un jardin classique - les plantes doivent être coupées en fin d'hiver. Le jardin ne produit ni odeur, ni matières à vidanger et rejette de l'eau propre dans le milieu naturel.
Ce système à l'origine conçu pour les hébergement sur l'eau, peut être utilisé pour les bateaux logements et les habitations en zones inondables, lorsque les systèmes d'assainissement autonomes classiques ne sont pas autorisés. Le jardin flottant devrait être commercialisé courant 2017.
Aquatiris
Site : http://www.aquatiris.fr

Station de lavage de bateaux écologique
La société Lavaflo est née en décembre 2007, sur la pépinière nautique de Caen Norlanda.
Elle a développé la première station de lavage pour bateaux écologique, baptisée « Washboat » inaugurée en 2009, à Caen-Ouistreham.
Semi-autonome et respectueux de l’environnement, le « Washboat » est équipée d’un nettoyeur haute pression, accessible en libre-service 24 h /24 utilisant seulement une soixantaine de litres d’eau de mer par bateau ensuite transformée en eau douce additionnée de « détergents biodégradables d’origine végétale »...
Par comparaison, on utilise en moyenne entre 400 et 600 litres d’eau douce pour laver complètement un bateau de plaisance standard !

Caractéristiques
- pour les bateaux de plaisance jusqu’à 16 mètres,
- s'adresse aux collectivités ou gestionnaires de ports…,
- alimentée en 380 V triphasé (consomme environ 6 kWh par jour),
- prix : 140.000 €, pour une station capable d’accueillir deux bateaux en même temps,
- installation ne nécessitant ni travaux ni emprise foncière,
- rentabilisé en 4 ans.
A noter : une version équipée de panneaux photovoltaïques pour les régions ensoleillées est actuellement à l'étude.

Voitures électriques pour un éco-tourisme d'escale
Les bornes pour voitures électriques Odyssea Nissan La firme japonaise Nissan et ses voitures électriques "Leaf", est devenue partenaire de la Fédération Française des Ports de Plaisance.
En effet, dans le cadre du projet "Odyssea 2014-2020" elle crée une nouvelle offre éco-touristique pour les plaisanciers qui pourront découvrir l'arrière-pays en 100 % électrique.
Cette opération va évidemment de pair avec l’installation d’une trentaine de bornes de recharge rapide Nissan et au GPS ODYSSEA.
Quelle meilleure façon de découvrir cette mobilité touristique éco-responsable ?


"Ocean Cleanup", une solution pour dépolluer les océans ?
Jusqu'à présent, les moyens mis en oeuvre pour collecter les plastiques polluant leur surface consistaient à faire sillonner les océans par des bateaux.Les filets piégeurs des plastiques marins de Boyan Slat
Boyan Slat, propose un système astucieux qui se sert des courants marins pour piéger les débris.
Un premier prototype a été déployé en juin 2016 dans la mer du Nord (à 23 kilomètres de la côte néerlandaise) ; il s'agit d'une barrière de 100 mètres de long constituée de flotteurs allongés et de filets pour piéger les débris flottants.
Le projet final "Ocean Cleanup" consisterait à étendre deux bras flottants de 50 kilomètres chacun formant un "V" et arrimés aux fonds marins.
Munis d'un "rideau maillé" s'enfonçant dans l'eau sur trois mètres de profondeur, ils bloqueront la dérive et concentreront les plastiques, récoltés ensuite par des barges.
D'après son inventeur, un seul de ces dispositifs positionné pendant dix ans au bon endroit, serait capable de nettoyer la moitié de la grande plaque (*) de déchets du Pacifique...
L'espoir du plus jeune lauréat du prix "Champion de la Terre" (décerné par le PNUE - Programme des Nations Unies pour l'Environnement) est de mettre en oeuvre son projet à l'horizon 2020 sur les plaques (*) du Pacifique.
(*) La plupart des plastiques rejetés par les continents se retrouvent concentrés dans 5 principales "gyres" - des courants marins circulaires - et finissent par former d'énormes plaques de déchets, des "continents" de plastique.


Eco-équipements
La production électrique de servitudes
Ils sont de plus en plus nombreux les propriétaires de bateaux qui installent de petits panneaux photovoltaïques (environ 1,5 m2), pour recharger la batterie de servitudes.
Rappelons à ce sujet, que ce n'est pas la chaleur des rayons solaires qui produisent de l'électricité (neutrons) mais la luminosité (photons).
Les modèles ayant le meilleur rendement sont de type monocristallin, et tout dispositif permettant de les orienter l'améliore encore...


Optimiser la propulsion
En gardant le même réducteur et le même moteur, vous pouvez faire des économies de carburant significatives en :
- remplaçant votre hélice par un modèle mieux approprié à votre vitesse de croisière en jouant sur le nombre de pales, leur taille et leur pas (son couple sera moins important mais votre vitesse de déplacement sera supérieure pour le même nombre de tour minute) ; il s'agit de l'idée, résumée très simplement, mais une étude gratuite est toujours possible auprès d'un fabriquant d'hélice sérieux et le résultat sera au rendez-vous.
- ne peignant pas votre hélice (contentez-vous de la poncer régulièrement).
Là encore, l'impact sur l'environnement sera moindre.


L'eau chaude sanitaire
Pour ceux qui ne possèdent pas d'échangeur moteur ou qui font des escales longues, l'installation de 5 m2 de panneaux solaires thermiques permet de chauffer en toute autonomie pendant la belle saison environ 300 litres par jour.
Cette technique est parfaitement maîtrisée aujourd'hui sur les bâtiments et facile à adapter sur un bateau dès lors que la place est suffisante pour loger capteur et mélangeur...
Pour les plus petites unités, 2 m2 suffisent amplement à assurer 100 litres d'eau chaude par jour.


L'isolation
Comme à terre l'isolation correcte de votre bateau vous assurera une température confortable en saison froide avec un coût de chauffage moindre.
De même, en été, vous serez plus au frais.
Les double-vitrages sont des options à prendre (et vite amorties) si vous comptez naviguer ou vivre à bord pendant la mauvaise saison.


Le tour du monde en bateau solaire !Un tour du monde en solaire
Jacques Riguidel, un marin... écolo a effectué un tour du monde en solitaire sur un petit bateau "Fréquence Jazz" (9,73 m) sept mois durant, sans moteur auxiliaire, sans assistance, sans sponsor et... sans combustible fossile... en harmonie avec la nature.
Un tour du monde «solaire» sans consommer d’autre énergie que celle du vent et du soleil.
Un retour aux sources de la marine à voile, le challenge technologique en plus...
Pourquoi pas vous ?


Les gestes éco-responsables
Au mouillage
Les fonds marins sont fragiles, et les ancrages peuvent détériorer certaines espèces protégées, comme la posidonie, une plante aquatique qui fleurit sous la mer et forme de vastes herbiers indispensables à l'écosystème marin de la Méditerranée.
Voici quelques règles à observer :
- choisir son mouillage en fonction du fond (jeter l'ancre sur une zone sableuse de couleur claire, pour être plus sûr).
- prévoir une longueur de chaîne suffisante.
- relever l'ancre à l'aplomb du bateau ou mieux, utiliser un orin.
- user de mouillages fixes lorsque les sites en sont équipés !

Remplissage des réservoirs
Utiliser une pompe manuelle et un entonnoir suffisamment grand pour éviter que ne se répande du carburant dans les eaux du port.

Le carénage
- Privilégier le nettoyage mécanique des coques de bateaux : sablage, décapage manuel, etc.
L'application de peintures anti-salissures (antifoulings) agresse la flore marine.
Si l'utilisation de ce type de traitement est incontournable, choisir celuiu qui comporte le moins de cuivre et de pesticide possible et l'appliquer avec attention, en suivant les doses prescrites.
Pour les petits bateaux de plaisance, ne recouvrir que la surface utile, jusqu'à la ligne de flottaison.
- Effectuer le carénage sur les zones aménagées pour la récupération et le traitement des résidus et des eaux de ruissellement.


Les déchets
Les déchets ne mettent pas seulement des centaines d'années à se décomposer, ils risquent également de tuer les espèces naturelles qui les avalent avant de mourir étouffées.
Ne jeter aucun déchet par-dessus bord et ramasser les sacs plastiques qui flottent sur l'eau. Séparer les matières organiques et les emballages à trier, et prévoir un lieu de stockage à l'abri du vent.
- Au port, jeter ses déchets dans les containers prévus à cet effet. Respecter les consignes de tri, et encourager les autres à faire de même.
- Ne vidanger ses cuves d'eaux usées que dans les emplacements prévus à cet effet.
- Si vous fumez, ne jetez pas vos mégots au fil de l'eau, ils vont mettre un "certain" temps à se décomposer en polluant le milieu.


Arrimage et choix des objets embarqués
Eviter tous les objets légers que le vent risquerait de faire passer par-dessus bord (bouteilles et sacs en plastique, etc.) ; les attacher solidement si vous avez besoin de les laisser à l'extérieur.



Construire et déconstruire
Construction de bateaux à partir de matériaux bio-sourcés
Grâce à Kaïros, avec le soutien financier de la Région Bretagne, un trimaran en biocomposites "Gwalaz" est sorti du chantier naval Tricat sous la houlette d’Antoine Houdet. Un pari sur l’avenir à l'initiative de Roland Jourdain et son équipe. Ce trimaran de 7,11 m représente une rupture technologique, avec le recours à des matériaux issus directement de la biomasse pour s’affranchir des ressources fossiles et penser les filières de recyclage dès la conception du produit.
Les tests en laboratoires effectués en collaboration avec l’IFREMER Brest et l’Université de Bretagne Sud avaient permis de valider le remplacement des composites classiques (fibre de verre, âme PVC) par des matériaux biosourcés : fibre de lin, liège et une résine dont 30 % provient de molécules issues du colza.
Mais qui connaît les énormes contraintes physiques que subit un bateau pouvait se poser la question de la résistance mécanique de ces nouveaux éco-composites non encore validés en situation de navigation en mer. L’étape suivante décisive est de suivre leur vieillissement dans le temps...


La déconstruction éco-responsable des bateaux
Déconstruire son bateau de façon écologique est une démarche à prendre en compte.
Attentive au développement durable de la plaisance, la Fédération des Industries Nautiques (FIN) s’est engagée, depuis plusieurs années, dans cette voie à travers son programme "Bateau bleu" et s’intéresse depuis 2002, à la question du devenir des bateaux en fin de vie.
Soutenue par de nombreux partenaires, elle a étudié la mise en place d’une filière française de déconstruction de Bateaux de Plaisance Hors d’Usage (BPHU) qui a abouti le 24 février 2009 à la création de l’Association pour la Plaisance Eco – Responsable (APER)
Son objectif est d’organiser et d’animer la mise en place de la filière française de déconstruction et de recyclage des et par extension, des autres filières de déchets liés à l’ensemble des activités du nautisme.
Les propriétaires de bateaux de plaisance ont dorénavant un interlocuteur national pour les guider et les conseiller dans leur recherche d’une solution respectueuse de l’environnement pour la déconstruction de leur bateau impropre à la navigation ou devenu hors d’usage.
27 centres répartis sur l’ensemble du territoire, remplissent les critères définis par le cahier des charges établies par l’APER garantissant le respect de la législation environnementale et une totale traçabilité de la gestion des déchets.
Alors, lorsque le temps sera venu, ayez le bon réflexe...
Numéro vert 0 805 400 867


L'eau de mer comme source de carburant...
Des chercheurs américains ont réussi à transformer de l'eau de mer en carburant pour permettre à la marine de s'affranchir de sa dépendance au pétrole et des variations de son prix.
En effet en 2011, la Navy a consommé près de deux millions de tonnes de carburant.
Après la voile et la vapeur, elle pense avoir trouvé la solution universelle pour propulser ses navires.

L'idée de départ est simple : les hydrocarbures sont composés de carbone et d'hydrogène, éléments présents en grande quantité dans l'eau de mer. En capturant le dioxyde de carbone (CO2) et l'hydrogène contenus dans l'océan, il est possible de produire un kérosène de synthèse utilisable dans les moteurs de navires ou d'avions.
Les chercheurs du Naval Research Laboratory (NRL) ont démontré la viabilité du concept en parvenant à faire voler un modèle réduit d'avion avec du carburant produit à partir d'eau de mer.

Carburant liquide
La transformation d'eau de mer en kérosène pourrait coûter à terme entre 3 et 6 dollars par gallon (3,8 litres), espère le NRL. Après neuf ans de travail sur le sujet, Heather Willauer, une chimiste du NRL a réussi à mettre au point une technologie pour capturer de façon simultanée le CO2 et l'hydrogène contenus dans l'eau de mer et d'en faire un carburant liquide.
Le CO2 - dont la concentration est 140 fois plus importante dans l'océan que dans l'air - et l'hydrogène sont capturés par un processus d'électrolyse et ensuite liquéfiés et transformés en hydrocarbures. Ce carburant a sensiblement la même apparence et la même odeur qu'un kérosène conventionnel. Surtout, il est directement utilisable pour les navires et avions actuels, sans qu'il soit besoin de mettre au point de nouveaux moteurs.
La production de ce carburant ne s'effectue pour l'instant qu'en petites quantités en laboratoire. L'unité de production, dont les divers éléments sont disponibles dans le commerce, est installée sur une palette d'environ 1,5 mètre de côté, mais le passage à une quantité industrielle impose juste de multiplier les unités de production.

Projet en devenir
Mais avant cela, en partenariat avec plusieurs universités, le laboratoire veut améliorer encore la quantité de CO2 et d'hydrogène capturés. Les implications de cette innovation sont prometteuses à plus d'un titre dont le moindre serait de s'affranchir de la nécessité de bateaux-ravitailleurs en opération.
Les Etats-Unis disposent en effet d'une flotte de 15 pétroliers-ravitailleurs militaires et seuls les porte-avions sont dotés d'une propulsion nucléaire. Tous les autres navires doivent fréquemment abandonner leur mission pendant quelques heures pour naviguer en parallèle avec le pétrolier le temps de faire le plein, une opération délicate, surtout par gros temps.
Il faut encore compter dix ans au moins avant que les navires soient en mesure de produire à bord leur propre carburant, mais il s'agit d'une avancée décisive.
(d'après Afp/Newsnet)


Propulsion hybride
"Ecotroll" la propulsion hybride en action.Le bateau à propulsion hybride d'Eric Brossier
Nous avions suivi avec intérêt les aventures du désormais célèbre navigateur-chercheur Eric Brossier, à travers plusieurs reportages relatant un long séjour de près de 6 ans dans l'Arctique à bord du Vagabond dans des conditions extrèmes.
Il a testé la navigation à propulsion hybride sur nos eaux intérieures.
C'etaitsur "Ecotroll" qu'il était en route avec France sa compagne et Léonie (3 ans), Aurore (5 mois) ses enfants.
France Pinczon du Sel et Eric Brossier ont vécu plus de 10 ans à bord de "Vagabond", leur voilier polaire. Accompagnés de scientifiques, de cinéastes, d'aventuriers, d'artistes… ils ont sillonné et observé l'Arctique, pour mieux comprendre cet océan menacé, et pour témoigner.
Partis de Lyon en avril 2010, l'équipage avait déjà parcouru 640 km et 159 écluses sur les rivières et canaux de France au moteur électrique, avant de rejoindre le Groenland.
Sa propulsion était assurée par deux systèmes hybrides parallèles Nanni Diesel dont chaque moteur diesel de 60 Ch se trouvait sur la même chaîne cinématique que la propulsion électrique délivrant une puissance de 7 kW.
Ces systèmes étaient associés à 10 m2 de cellules photovoltaiques et à 40 m2 sous le vent, combinent d'une manière harmonieuse des énergies fossiles et alternatives et permettait de répondre d'une manière concrète à l'objectif d'une navigation écologique, vraiment économique (moins de ½ litres de gazoil au mille parcouru pour l'ensemble des deux moteurs thermiques) et « Long Range » d'un bateau à moteur.
Pendant ce temps, "Vagabond" les attendait sagement au port de Brest, pour un carénage bien mérité avant son départ en avril 2011, pour une nouvelle campagne...


La filière de livraison par voie d'eau
- en eaux intérieures
Outre le fret en vrac ou par contener traditionnel sur nos eaux intérieures, de plus petits volumes sont maintenant livrés principalement par voie d'eau.
C'est ainsi que l'association "Marché sur l'eau" livre au moyen d'un ancien chaland ostréicole ses paniers par le canal de l'Ourcq, vers Paris et Pantin où sont répartis 3 points de distribution (A Paris : La Rotonde, place de la bataille de Stalingrad dans le XIXéme et à Pantin : quai de l'Aisne et Grands Moulins) ; ce sont les abonnés qui viennent les réceptionner directement à la déballe.
Les paniers remplis de légumes et fruits frais récoltés en Seine et Marne (77) sont embarqués chaque semaine au port de Claye-Souilly, avant de se retrouver 3 heures plus tard livrés à leurs 250 adhérents de cette AMAP fonctionnant avec les productions de 5 petits agriculteurs.
Le moteur actuel est même prévu d'être remplacé par un autre fonctionnant au biogaz.
Un très bon exemple de mutualisation des transports à suivre.

- en eaux maritimes
Jorne Langelaan est le fondateur du label "Fairtransport", le premier label de transport maritime durable ; il veut remettre relancer les porte containers à voile.
Son initiative vient au moment où les critiques pleuvent sur les transporteurs de la marine marchande, qui seraient incapables de faire des progrès significatifs dans le domaine écologique. Son partenaire breton "Transoceanic Wind Transport" veut se servir de l’expérience de Jorne Langelaan comme ambassadeur d’un projet plus large, avec mise en route d’une production d’écovoiliers qui s’adresserait aux producteurs, aux circuits bio et aux citoyens.
Pour que l'utilisation de cette flotte ne s'écarte pas des réalités, il est prévu de monter des moteurs à ces voiliers pour donner au bateau le coup de pouce en cas de temps calme. On parle ici de bateaux de 132 mètres de long, de 8000 tonnes de capacité avec conteneurs.
Reste à déterminer le surcoût global (temps d'acheminement et prix) pour le mettre en face du mieux disant écologique...


Forum
Ces dernières années, nous avons parcouru avec notre unité une bonne partie des voies navigables intérieures. Si nous avons vu quelques rares stations de pompage des eaux noires dans les ports, nous n'avons jamais pu mener cette opération au bout : en panne, responsable non disponible ou ne sachant pas s'en servir, pompe n'ayant jamais fonctionné, positionnement peu ou pas accessible, cuve pas vidée... sont les principales causes de cette inutilité constatée.
Et pour les eaux de cale, c'est encore pire !
Comme ces installations étaient financées pour la majeure partie par des fonds européens, les tiers responsables de ports se sont précipités pour les faire, dans le but sans doute de montrer à peu de frais qu'ils souscrivaient à une démarche qualitative de l'eau et de l'environnement. Maintenant qu'elles sont là, ces bornes, plus personne ne veut "s'emmerder" à les faire fonctionner. Un gaspillage d'argent public et un scandale de plus...

B.R

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