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Le traitement des eaux noires à bord

Le traitement des eaux usées à bord Un plaisancier produit en moyenne 10 l d’eaux noires par jour qui sont le plus souvent rejetées dans le milieu aquatique.
Imposées aux nouveaux bateaux, les systèmes de rétention ou de retraitement in bord des eaux noires vont sans doute s'imposer à tous dans les années à venir.
Ce petit dossier vous aidera à faire le point sur le sujet.



Quels effets ?
Bien qu’il soit admis que les bateaux (logements et plaisance) ne sont responsables que de 0,06 % de la pollution des cours d'eau, les rejets d'eaux noires participent au :
- développement d’algues entraînant la mort d’organismes vivants,
- risque sanitaire lié à la présence de bactéries, de virus, résidus de médicaments, de parasites dans les eaux pour les baigneurs (littoral, lacs...) mais également les utilisateurs d'eau potable à travers les réseaux d'alimentation.


Règlementation
Tout rejet d’eaux grises, d’eaux noires, d’eaux de fond de cale est interdit dans les ports et dans la zone des 3 miles nautiques.
L’article 43 de la loi sur l’eau précise :
« Les navires de plaisance, équipés de toilettes et construits après le 1er janvier 2008, qui accèdent aux ports maritimes et fluviaux ainsi qu’aux zones de mouillages et d’équipement léger sont munis d’installations permettant soit de stocker, soit de traiter les eaux usées de ces toilettes. »

Décret n°2010-477 du 11 mai 2010
portant publication de la résolution MEPC.115(51) (annexe 5)
relative à l’adoption d’amendements à l’annexe du protocole de 1978 relatif à la convention internationale de 1973 pour la prévention de la pollution par les navires
(annexe IV révisée de MARPOL 73/78), adoptée à Londres le 1er avril 2004

Règle 11 : Rejet des eaux usées
1. Sous réserve des dispositions de la règle 3 de la présente Annexe, le rejet des eaux usées à la mer est interdit à moins que les conditions suivantes ne soient remplies :
1. Le navire rejette des eaux usées après broyage et désinfection à l’aide d’un dispositif approuvé par l’Autorité conformément aux dispositions de la règle 9.1.2 de la présente Annexe, alors que le navire se trouve à une distance de plus de trois milles marins de la terre la plus proche et celui des eaux usées non broyées et non désinfectées à une distance de plus de douze milles marins de celle-ci ; dans tous les cas, le rejet des eaux usées conservées dans les citernes de stockage s’effectue non pas instantanément mais à une vitesse modérée, alors que le navire fait route à une vitesse au moins égale à 4 noeuds. Le taux de rejet est approuvé par l’Autorité, qui se fonde sur les normes mises au point par l’Organisation ;
ou
2. Les eaux usées du navire sont traitées par un dispositif approprié que l’Autorité a certifié conforme aux règles d’exploitation visées à la règle 9.1.1, de la présente Annexe ;
et
1. Les résultats de la mise à l’essai du dispositif sont indiqués dans le Certificat international de prévention de la pollution par les eaux usées ;
et
2. L’effluent ne laisse de surcroît pas de solides flottants visibles dans l’eau environnante et n’entraîne pas de décoloration de cette eau.

La norme internationale
Si l’Organisation Maritime Internationale (IMO) fixe ces limites :
- D.B.O.5 (Demande biochimique en oxygène pendant 5 jours) < 50 mg/ litre
- M.E.S (Matières en suspension) < 50 mg/ litre
- Coliformes fécaux < 250 unités/ 100 ml

La norme européenne impose
M.E.S (Matières en suspension) < 30 mg/ litre
La mesure est réalisée en passant un échantillon à travers une membrane dont la taille des pores est plus petite que la majorité des micro-organismes habituellement présents dans les eaux usées. Le poids sec de la matière recueillie est mesuré en milligramme par litre, mg/l.

D.B.O.5 (Demande biochimique en oxygène pendant 5 jours) < 40 mg/ litre
On évalue la charge polluante d’une eau en matière organique par la Demande Biochimique en Oxygène pendant 5 jours (DBO5) ; c'est la quantité d'oxygène nécessaire aux micro-organismes pour oxyder (dégrader) l'ensemble de la matière organique d'un échantillon d'eau maintenu à 20°C, à l'obscurité.
Pour mesurer la DBO5, on réalise une première mesure de la concentration en dioxygène (O2) d'un échantillon d'eau. On répète cette mesure 5 jours plus tard. La DBO5 représente la différence entre les deux concentrations mesurées. Les mesures sont réalisées à l'aide d'un dispositif ExAO (Expérimentation Assistée par Ordinateur).

Elle abandonne par contre la notion réglementaire de concentration en coliformes fécaux.

Sanctions
L’Article L. 432-2 du Code de l’Environnement (France) fixe les sanctions en cas de rejets « dont l’action ou les réactions ont détruit ou nui » à la vie piscicole, à 2 ans d’emprisonnement et 18 000 Euros d’amende.

Références
Document officiel publié par le ministère de tutelle sous le nom : "Traitement des eaux usées des bateaux de navigation intérieure" établi avec le concours du Centre d’Etudes Techniques Maritimes Et Fluviales (C.E.T.M.E.F).


Les kits eaux noires adaptables Les solutions
- équiper l'embarcation de cuves de récupération des eaux noires (eaux-vanne) et vidanger dans les stations portuaires dédiées.
S'il ne reste pas suffisamment de place, il existe des petites cuves qui s'installent en écharpe autour des toilettes existantes.

- équiper l'embarcation d'un système de traitement à bord de ces eaux usées.

- équiper le bateau d'un système de neutralisation des eaux noires type TBL (toilettes sèches) ou Biolet.

- Pour l'entretien des sanitaires, choisir des produits biodégradables.


Toilettes sèches ou TLB
Les TLB (Toilette à Litière Biomaitrisée) est un système de compost des effluents humain, qui aboutit à un substrat équilibré en matières azotés et carbonées (on parle de rapport C/N) additionné de sels minéraux et de phosphore.
Ces toilettes recoivent urine (nitrés), fèces et papier toilette... qui additionnés de sciure de bois, constituent une biomasse végétale et animale après maturation. La partie végétale (bois, papier) fournit le «squelette» carboné, tandis que la biomasse animale apporte les «morceaux» protéiques contenant de l'azote et du phosphore. Le tout est complété avec des sels minéraux.

Le sol, avec ses particules d'argile, de calcaire et de sable sert en fin de cycle de support pour fixer après synthèse, les molécules d'acides humiques formant ce qu'on appelle des «complexes argilo humiques». C'est la phase ultime de la fixation de l'humus qu'on dit alors «stabilisé».

Réglementation
La loi envisage seulement deux types de toilettes sèches :
- un système traitant en commun les urines et les fèces, en les mélangeant à un matériau organique pour produire du compost ;
- un système traitant séparément les matières solides et liquides, dans ce cas, les urines doivent rejoindre la filière de traitement prévue pour les eaux ménagères, tandis que les fèces doivent être traitées par séchage.

Limites
Outre la difficulté psychologique que représente l'usage des toilettes sèches (crainte des odeurs, ne plus tirer la chasse, avoir à vider régulièrement le seau...) les TLB à bord posent un certain nombre de problèmes spécifiques.
Le temps de mûrissement pouvant prendre des mois, que faire lorsque le réceptacle est plein ?
- en vider le contenu dans la nature (voie d'eau ou berge) est interdit,
- en vider le contenu à la poubelle (même dans un sac) est interdit,
- le contenu des toilettes sèches, trop dense et sec, ne peut bénéficier des stations de pompage à eaux noires,
- l'épandage dans les champs de compost à base de déjections humaines est actuellement interdit.
(Arrêté du 7 septembre 2009 fixant les prescriptions techniques applicables aux installations d'assainissement non collectif recevant une charge brute de pollution organique inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5 - Chapitre V : Cas particuliers des toilettes sèches - Article 17 Modifié par Arrêté du 7 mars 2012 - art. 20.)

De même, comment s'approvisionner en sciure ou copeaux de bois à bord, même si quelques filières de fourniture de matières sèches végétales commencent à voir le jour de façon sporadique ?

Lorsque des unités de collecte et de mûrissement aux écluses ou dans les ports seront installées par VNF et les collectivités territoriales, les toilettes sèches pourront se développer, mais avant cette étape d'équipements, cette solution est loin d'être vertueuse.

Conclusion
Autant l'usage des toilettes sèches - en maison individuelle et bientôt dans certains petits collectifs - parce qu'il est associé à un cycle de murissement, de compostage et d'épandage sur place à travers la maîtrise de l'ensemble de la chaîne est envisageable, autant il est problématique sur nos bateaux.


Les stations de pompage à terre
Station de pompage d'eaux noires de Nevers Pour être efficace, le programme de rétention à bord des eaux usées doit s'accompagner, à terre, de la présence de stations de pompage et d'épuration.
La densité de ce type d'équipement varie cependant considérablement d'un pays et d'une voie d'eau à l'autre.

En Allemagne comme en Irlande, le réseau fluvial en est parfaitement équipé.
Aux Pays-Bas, il existe aussi quelques stations de ce type. En Italie et en France, où le réseau fluvial est très étendu, il reste beaucoup à faire, mais Locaboat Holidays finance un programme d'installation de stations de pompage à même ses bases nautiques.
Avec 8 bases déjà équipées, Locaboat Holidays fait figure de précurseur dans ce domaine en France, VNF (les Voies Navigables de France) participe à des actions pilotes et plusieurs projets sont actuellement à l'étude, notamment sur le Canal du Midi.

Station de pompage d'eaux usées à Decize Poste de pompage fixe
Beaucoup de ports ont installé ce genre de station, en profitant des aides offertes, mais très peu l'utilisent réellement...
- le personnel rechigne à effectuer cette tâche peu glorieuse,
- le matériel n'est pas toujours opérationnel.
- les heures de disponibilité ne sont pas forcément les mêmes que celles des escales,
- la pompe est rarement accessible par les plaisanciers, une fois appontés.

Postes de pompage déportés
La société CEI (spécialisée dans le traitement des effluents portuaires) a mis au point un nouveau modèle de station de pompage pour les eaux noires et grises.
Station de pompage déportée au Croizic Sa grande nouveauté est de proposer sur les pontons une console déportée, qui de plus est adaptée pour les eaux de cale et les huiles.
Elle peut être installée à plusieurs dizaines de mètres de la pompe centrale, limitant ainsi l’emprise sur le ponton.
Ce nouveau modèle possède une console de commandes par produit positionnée sur le ponton (exactement comme pour choisir son carburant à une pompe) et chaque circuit est autonome et ne comporte aucun risque d’erreur et de mélange des effluents par les plaisanciers.
La première installation a été effectuée sur le port du Crouesty (56) dans le golfe du Morbihan au printemps 2011 et fait l’unanimité auprès des plaisanciers.

Les barges de collecte des eaux noires
L’entreprise "Ecotank" a eu l’idée de créer un système mobile de traitement des eaux usées (eaux noires, eaux grises et eaux de cale) et de dépollution pour les ports et les zones de mouillage.
Barges de collecte et de traitement des eaux noires dans les ports Il s'agit de barges en aluminium, capables d'intervenir directement auprès des bateaux sous n’importe quel angle, à quai comme au mouillage.

Description
Ces barges permettent la collecte dans 3 réservoirs séparés jusqu'à 6,5 tonnes de déchets (eaux grises, eaux noires et eaux de cale des bateaux).
En plus, un filet situé à l’avant autorise la récolte des macro déchets dans les ports et les zones de mouillage, tout en naviguant.
Contrairement, à ce qui est affirmé par plusieurs sources mal informées, les effluents sont traités à terre, selon les normes en vigueur après acheminement soit par la route (dans des camions citerne ADR) soit par le réseau d'assainissement (après accord de la collectivité ou du port concerné) vers la station de traitement dédiée. L'eau qui en résulte est utilisable pour des usages secondaires : lavage de véhicules, de trottoirs, arrosage de massifs...

Enfin, ces barges sont prévues pour être équipées de lances à incendie actionnée par des pompes d'une capacité de 300 litres par minute, ce qui peut assurer, en cas d’urgence, une assistance à des bateaux en détresse.
Les cuves, tuyaux, et embouts sont bien sûr prévus pour des interventions propres et sans rejet accidentel.

Barges de collecte et de traitement des eaux noires dans les ports Données techniques
Matériau de construction : Aluminium
chantier naval : Alu Marine
Architecte : Groupe Fauroux
Longueur : 6,60 m
Largeur : 2,48 m
Tirant d'eau : 0,70 m
Capacité des réservoirs : 6 500 l
Motorisation : 50 CV
Vitesse de pompage : réglable entre 150 l/mn et 500 l/mn
Hauteur limite de pompage : 9 m
Allonge tuyaux : 80 m.

Actuellement, Ecotank intervient dans le sud de la France (Cannes et Antibes, canal du Midi...), et souhaite poursuivre son développement sur de nouvelles zones d’intervention, tant maritimes que fluviales.
Contact :
Wilfried Point
Tel : +33 (0)6 85 50 18 35
Email : ecotank@hotmail.fr

Prix pratiqués au détail
(sans limite de volume)
- pour bateaux < 12 m : 21 €
- pour bateaux < 12 m < 14 m : 30 €
- pompage et rinçage de la cuve : 42 €.

Notre avis
Ecotank ne précise pas quel type de traitement est appliqué à cette triple collecte d'eaux résiduaires avant leur rejet dans le milieu, dès que nous aurons l'info, nous vous la communiquerons.
Par ailleurs, la fiche disponible sur leur site parle d'un déplacement silencieux et non polluant, or de ce qui apparaît sur les photos, il s'agit d'un moteur HB Yamaha classique, qui ne répond pas à ces critères.
Renseignements pris, la prochaine génération des Ecotank sera équipée d'une propulsion électrique.
Enfin, reste à savoir si le prix facturé au plaisancier pour ce type de prestation, le poussera à utiliser ce type de service.
S'il est compris dans le forfait des prestations portuaires (place ou taxe de séjour), et financé par une politique active des administrations portuaires ou environnementales soucieuses de leurs labels « pavillon bleu » et « ports propres », il sera sans doute promis à un bel avenir.
Par contre, s'il faut encore taper dans le porte-monnaie des plaisanciers, déjà largement sollicités, ces derniers risquent de trouver plus intéressant pour eux de s'équiper d'un système de traitement inbord.


Les équipements à bord
Côté bateau, quelques équipements embarqués permettent de traiter le problème :

EN FLUVIAL

Les TOILETTES à COMPOST BIOLET
Le système de toilettes compostées BioLet à bord Disponibles depuis plus de 30 ans pour leur première version, ces toilettes à compostage intégré ont passé avec succès les tests de laboratoires gouvernementaux et indépendants tant en Scandinavie, aux USA, que dans plusieurs autres pays dans le monde.

Des distinctions environnementales
Les toilettes à compost BioLet ont reçu :
- la Médaille d'Or au Salon International des Inventeurs à Genève (Suisse) pour l'invention de l'année dans le domaine de l'environnement,
- la toilette BIOLET 65 a reçu le label SWAN en 2010,
- la toilette BIOLET 65 a été certifiée par NSF International (organisme public indépendant de santé et sécurité qui certifie des produits et qui élabore des normes en relation avec l’alimentation, l’eau et les biens de consommation).

Principe
Le dispositif BIOLET composte les matières à l'intérieur même du réceptacle sans aucun ajout de produits chimiques ou d'eau.
Le mixage mécanique et l'apport d'air rendent le compost poreux et font tomber la partie compostée dans le tiroir pour maintenir séparées les parties non compostées et le résidu sec.

Installation
Le tuyau de ventilation est connecté, la prise électrique branchée sur une prise standard avec terre, la toilette BioLet est prête à fonctionner.

Fonctionnement
Un élément chauffant commandé par thermostat ajustable, et un ventilateur fournissent suffisamment d'oxygène et d'air chaud pour réduire les résidus humains de 95 %. L'excès de liquide est évaporé et la température chaude est maintenue dans le compost. Le ventilateur évacue toutes les odeurs et fournit de l'oxygène aux micro-organismes.
Le résidu sec ou compost dans le tiroir peut être recyclé avec de la terre pour cultiver les plantes (dans la mesure du respect des règlementations et/ou les lois locales et européennes).

Usage
Un sac de compost de démarrage contenant un mélange correct de matières organiques est déversé en début d'usage par le siège dans la chambre de mixage.
Ensuite, les vidanges du tiroir s'effectuent, selon le modèle et son utilisation, toutes les 4 à 6 semaines en usage permanent ou intensif, et une fois par saison seulement, pour un usage estival.
Le modèle 65 est prévu pour satisfaire aux besoins de 4 à 5 personnes.
L'entretien est limité ; la dernière gamme de toilettes BIOLET 65 et 55 deviennent « réactives » en indiquant lorsqu’il faut monter ou descendre la température ainsi que le meilleur moment pour effectuer la vidange du tiroir de compost.

Schéma de principe des toilettes à compost BioLet

  1. Tuyau d'évacuation de l'air vicié et humidité
  2. Bouton du thermostat ajustable et/ou automatique
  3. Cassette ventilateur
  4. Moteur de mixage
  5. Micro interrupteur
  6. Cache compost
  7. Râteaux de mixage
  8. Tiroir de vidange du compost
  9. Flotteur régulateur du thermostat (BioLet 45,60 & 55 et 65)
  10. Elément chauffant (BioLet 45,60 & 55 et 65)
  11. Goupille de sécurité du moteur de mixage
  12. Goupille du maintien des râteaux
  13. Poignée de mixage (BioLet Manuel 10 uniquement)
  14. Lampes (au sommet, à coté du tuyau) de niveau de liquide et de vidange (Biolet 55 et 65)
Caractéristiques (base Biolet 65)
- Consommation électrique : 20-350 W/h
- Dimensions : hauteur 66 cm, largeur 65 cm, longueur 81 cm.

Prix
1845 € avec le kit d'installation.


La STATION d'EPURATION EMBARQUEE, type HOOSEIDON :

Présentation
Il s’agit d’un boîtier technique déporté constitué de trois éléments :
- un circuit d’aération
un bulleur surdimensionné du même type que ceux des aquariums, pour aérer la cuve et le module de filtration membranaire.

- une pompe d’extraction
alimentée en 12 Volts continu, elle extrait par aspiration les eaux filtrées à travers des membranes.

- une partie électronique
un tableau électrique, une alimentation, les organes de protection, la régulation...

Fonctionnement
Les effluents arrivent dans la cuve de traitement où ils vont être séparés en trois phases :
- les flottants,
- la phase liquide proprement dite, contenant les substances dissoutes,
- une phase de décantas.

Principe de fonctionnement de la station de traitement embarquée Hooseidon

Leur sur-aération et leur dégradation s’effectuent alors sous l’influence des micro-organismes inoculés et de l’oxydation. La phase est maintenue à quasi saturation en oxygène (O2) grâce à l’aérateur et à sa régulation temporisée.

Les effluents sont ensuite aspirés et filtrés à travers la membrane suivant l’ordre donné par le boîtier électronique et en fonction de la programmation faite le jour de l’installation.

La filtration s’opère, aboutissant d’une part à des décantas et d’autre part à une eau rejetée dans l’environnement.

Résultat
La qualité des eaux filtrées est la suivante :
- plus de Matières En Suspension (MES),
- neutralisation des bactéries et des virus,
- baisse importante des macromolécules comme les ortho-phosphates,
- affaiblissement important des nitrates dans le cas des eaux noires grâce à l’action de micro-organismes spécifiques.
- très faible turbidité,
- légère coloration neutralisée totalement par le filtre à charbon selon les principes de la sur-oxygénation et de l'ultrafiltration.

Du propre aveu du responsable de la société Mindoro qui l'exploitait, Serge Lago, cet équipement est obsolète, et doit être remplacé par un nouveau système appelé "EPURA ONE", pour lequel nous n'avons pour l'instant, pas obtenu plus de précisions sur son mode de fonctionnement, son encombrement ou son prix de vente.


- La STATION d'EPURATION EMBARQUEE NAUTIFLORE
Cette station capable de traiter les eaux noires semblait une bonne alternative, mais elle fonctionne avec du chlore en pastilles contenues dans un réservoir.
Or les dernières lois sur l'eau, interdit tout rejet de produits chlorés dans le milieu...
C'est fâcheux pour l'avenir de ce système.

Station d'épuration des eaux noires Nautiflore

Fonctionnement
Les effluents arrivent dans la fosse de prétraitement où ils décantent ; les matières en suspension restent en surface tandis que se déposent les matières lourdes au fond de la cuve.
Des rames de textiles sont immergées dans le compartiment de traitement où les fibres non tissées servent de support aux bactéries épuratoires qui dégradent les matières organiques.
Un compresseur extérieur apporte l’oxygène nécessaire par l’intermédiaire d'un diffuseur à bulles installé au fond de la cuve (phase aérobie de la station).
Le fluide traverse ensuite le percolateur et le bac à chloration.
La chambre de contact assure un temps de contact plus important entre les pastilles de chlore et les effluents.
Le trop plein et le tuyau de rejet de la station (installés en respect la règlementation concernant la hauteur de l’évacuation par rapport à la ligne de flottaison du bateau) sont reliés ensemble.

Quelques précisions
l’oxygénation sur support textile
Ce choix part de la constatation que les bactéries aérobies nécessaires à la dégradation des matières organiques se développent naturellement sur les textiles immergés, ce qui évite d'avoir à ensemencer la fosse lors de la mise en route.
Par ailleurs, la rampe d’oxygénation, à “ fines bulles ”, est placée de manière à oxygéner au maximum l’effluent pour stimuler le développement de ces bactéries, tout en créant des remous qui favorisent une répartition uniforme des eaux à traiter entre les rames de textiles.
Le textile souple en polypropylène utilisé possède un pouvoir de nidification augmenté d’un facteur 3 par rapport à un support classique (urface développée d’un panneau de 1 m² égale à 100 m²). L’agitation de l’effluent favorise le décrochage de la biomasse lorsque celle-ci devient trop importante, permettant ainsi son renouvellement permanent.

Le filtre bactérien percolateur
Constitué de pouzzolane (de granulométrie de 15/25), ce matériau poreux filtre les effluents tout en servant de support à la flore aérobie qui réalise l’oxydation des matières organiques encore présentes.
En cas de surcharge, il monte en niveau et filtre directement les effluents.
C'est le bac à pouzzolane qui sert d’indice de colmatage de l’installation.
Il a aussi une fonction de frein hydraulique (orifice calibré en sortie).
Les débits maximum instantanés compatibles sont de 1,5 litre (Chasse d’eau WC broyeurs).

Le bac à chlore
La chloration est un procédé très ancien pour neutraliser les germes pathogènes.
Un orifice calibré permet la montée en charge dans le bloc et assure ainsi un temps de contact suffisant entre l’effluent et les pastilles de chlore.
La chambre de contact va augmenter le temps de contact entre le chlore et l’effluent afin que la réaction puisse se faire et que le rejet dans le milieu aquatique n’ait pas une trop forte concentration en chlore.
Le résultat attendu en fin de traitement est un abattement de plus de 90 % des différents polluants présentes à l’entrée de la station.

L'entretien
La vidange de la Nautiflore ® est à effectuer selon utilisation (hauteur des boues résiduelles), mais au minimum 1 fois par an.
Le bon moment en usage régulier est lorsque les boues atteignent 1/3 du niveau de la station, et/ou qu’elles affleurent la partie basse du diffuseur ; dans ce cas, une vidange partielle des boues est à exécuter après avoir ouvert les deux bouchons de vidange et en veillant à laisser 10 cm de boue dans le fond.
Mais cela n'exempte pas l'utilisateur d'un certain nombre de contrôles :
- visuel chaque semaine afin de vérifier que l’effluent est bien liquide,
- visuel chaque semaine de la couleur des bactéries fixées sur les tissus qui doit être brune ; une couleur grisâtre ou noirâtre est le signe d’un manque d’oxygène. Vérifier alors le bon fonctionnement du compresseur,
- visuel des tuyaux reliant les différents éléments de la station ; ils doivent rester transparents,
- dépoussièrage du filtre (2 à 3 fois par an) sur le compresseur à membrane ; pour mémoire, il doit être installé dans un endroit propre et sec, abrité et ventilé, et à l'abri de la poussiére.

Prix
- entre 2000 € et 3000 € TTC selon la capacité.


Le RESERVOIR à EAUX NOIRES avec POMPE BROYEUSE.

EN MARITIME
- Les toilettes à compost BIOLET, déjà présentées,
- La station d'épuration embarquée, type EPURA ONE, déjà présentée,
- La centrale d’épuration ELECTROSCAN, une station électrique compacte qui transforme l’eau de mer en un puissant bactéricide.

Principe de fonctionnement de la station embarquée de traitement des eaux noires Electroscan

Ce système de traitement des eaux usées agréé USCG est adapté à la plupart des WC marins et aux bateaux mesurant jusqu’à 19,70 mètres. Il permet le rejet en mer des déchets épurés dans les zones autorisées.
Il est utilisable avec jusqu'à deux WC.
Le dispositif comprend :
- un module de contrôle,
- un écran LCD,
- un tableau de voyants d'état système,
- une cuve de traitement.
Un réservoir à sel optionnel doit être installé en cas de navigation en eaux douces ou saumâtres.
L'électro Scan fonctionne en 12, 24 ou 32 Volts.
Taille de l'appareil principal : L = 406 mm, l = 343 mm, h = 248 mm.
Prix : 1 729 € TTC.

Notice détaillée en français de la centrale d’épuration ELECTROSCAN

Est-ce la panacée ?
Non, contrairement à ce que certains forums nautiques laissent fuser :
- aux USA, ce dispositif n'est pas agréé partout (il appartient au Type 1 : "treats the waste and then discharges it into the water", ce qui se traduit dans la réalité par en NDZ (no discharge zone), c'est le réservoir à eaux noires qui s'impose et non l'Electroscan (voir pour les zones acceptant la décharge et zones ne l'acceptant pas). La notice de l'appareil indique d'ailleurs clairement "doit être utilisé dans les zones qui ne sont pas déclarées par l'EPA (Agence américaine pour l'environnement) comme étant des zones fédérales d'interdiction des rejets. Ceci s'applique à toutes les eaux territoriales des Etats-Unis, à l'intérieur de la limite des 5 km. En ce qui concerne les autres pays, consultez les autorités locales".
- en Turquie, aucune évacuation d'eaux noires ou grises n'est autorisée, même après traitement. Elle est interdite également au-delà de la zone côtière des 3 miles nautiques. La seule solution prévue est l'usage des stations de pompage ; elle est contrôlé par un enregistrement sur carte magnétique type "blue card".
- probléme vis à vis de la réglementation européenne qui depuis 2008, interdit l'usage et le rejet des produits chlorés ; or si l'on introduit pas directement de chlore dans l'Electroscan (en usage marin), on l'y fabrique par électrolyse de l'eau salée...
- l'anode de remplacement est chère (environ 300 € *)
- le système est plutôt goumand en électricité (on parle de connexions 32 A et de 2,5 Ah par cycle *)
- l'Electro-scan est également bruyant
- sa capacité de rétention est faible (à peine 1 journée à deux), dans les zones où son usage est interdit.

* le constructeur et ses distributeurs ont du mal à lâcher ces informations, ce qui n'est jamais bon signe.


- Le réservoir eaux noires avec pompe broyeuse.


Du côté de la location
Certains sont exemplaires :

Locaboat Holidays
Cette société de location poursuit un programme de rétention à bord des eaux usées : à ce jour, plus de 200 Pénichettes sont déjà munies de cuves de rétention.
Ce nombre s'accroît au rythme de 20 Pénichettes supplémentaires par an, tandis que depuis 5 ans, toutes les Pénichettes neuves ou bénéficiant du label R en sont pourvues.

En parallèle, Locaboat Holidays avec VNF expérimente un système de retraitement embarqué des eaux usées, permettant de rejeter directement des eaux propres, ce qui lui a valu de recevoir le Prix de l'Innovation dans le cadre du Salon nautique de Paris en 2003.
Locaboat Holidays a été le premier loueur de bateaux de plaisance mer et rivière confondus, à équiper et expérimenter un tel système de traitement embarqué des eaux usées.


Pour finir un éco-conseil
- Si vous n'êtes pas équipé, évitez l'utilisation des toilettes en eaux intérieures, en mer (près des côtes et des lieux de baignade).


Entretien écologique des WC
Pour être un petit peu cohérents, pourquoi ne pas entretenir ses WC de bord avec des produits sans impact sur l'environnement ?

Voici une recette pour réaliser simplement et à moindre coût son nettoyant WC :

Les recettes écologiques de CarlaRecette d'un nettoyant WC

Temps de préparation
10 minutes.

Ingrédients
- 1 litre d’eau (non calcaire de préférence)
- 2 cuillères à café de bicarbonate de soude
- 4 cuillères à soupe de savon noir mou (ou liquide)
- 3 cuillères à soupe de cristaux de soude
- huiles essentielles pour parfumer le produit (facultatives) :
* 20 gouttes de lavande (apportent une légère touche fleurie)
* 10 gouttes de menthe poivrée (donnent un côté fraîcheur)
ou toute autre de votre choix.

Préparation
- Faire bouillir le litre d’eau, le verser sur les ingrédients, dans un contenant plutôt en verre et mélanger au fouet, pour bien dissoudre savon et cristaux. Laisser refroidir en mélangeant de temps en temps,
- Ajouter les huiles essentielles après refroidissement complet (sinon elles perdent une partie de leur puissance),
- Transvaser dans un flacon de récup, prévu à cet effet (avec l’embout retourné),
- Le produit épaissit un peu en refroidissant ; vous obtenez bientôt un liquide-gel qui adhère bien aux parois et les laisse « lisses »...

Coût
Ce nettoyant WC revient à environ 0,80 € le litre, ce qui met le flacon de 750 ml (contenance habituelle) à 0,60 €.

Site pour consulter d'autres recettes de produits ménagers à faire soi-même

Astuce :
Votre pompe de WC couine ?
Mettre une cuillère à soupe d'huile de table dans la cuvette WC, vous serez étonnés du résultat.


Forum
J’ai pris connaissance de votre site Internet sur lequel nous trouvons des informations intéressantes portant sur la plaisance écologique. Nous travaillons à Voies navigables de France sur les dispositifs de collecte et traitement des eaux usées adaptés pour les bateaux de tourisme en eaux intérieures. Pourrions-nous avoir un échange sur votre connaissance des équipements adaptés pour la gestion des eaux usées à bord susceptibles de répondre aux exigences environnementale de rejets pour la navigation intérieure ?
A.P
Responsable de la Mission développement durable
Voies navigables de France

Ces dernières années, nous avons parcouru avec notre unité une bonne partie des voies navigables intérieures. Si nous avons vu quelques rares stations de pompage des eaux noires dans les ports, nous n'avons jamais pu mener cette opération au bout : en panne, responsable non disponible ou ne sachant pas s'en servir, pompe n'ayant jamais fonctionné, positionnement peu ou pas accessible, cuve pas vidée... sont les principales causes de cette inutilité constatée.
Et pour les eaux de cale, c'est encore pire !
Comme ces installations étaient financées pour la majeure partie par des fonds européens, les tiers responsables de ports se sont précipités pour les faire, dans le but sans doute de montrer à peu de frais qu'ils souscrivaient à une démarche qualitative de l'eau et de l'environnement.
Maintenant qu'elles sont là, ces bornes, plus personne ne veut "s'emmerder" à les faire fonctionner.
Un gaspillage d'argent public et un scandale de plus...

B.R

A Dubaï, capitale de deux millions d’habitants d’un des Emirats Arabes Unis, il n'y a pas de tout-à-l’égout pour recueillir et traiter les effluents de ses tours gigantesques, dont la construction a pourtant coûté une mega-fortune. Or, comme il faut bien évacuer chaque jour des centaines de tonnes d’excréments, d’urine et d’eaux usées, la ville ultra-moderne, recourt à leur transport par camions (pourquoi pas à dos de chameau !) jusqu’à l’unique usine de traitement située à 35 kilomètres de là !
Evidement, comme les chauffeurs sont payés à la tournée et qu'il y a une attente très importante pour accéder à l'unique station de traitement, la tentation est grande pour les chauffeurs de vidangeer leur citerne en douce, dans le réseau de collecte des eaux pluviales qui va directement à la mer, raccourcissant ainsi leur déplacement… et polluant des surfaces immenses (ports de plaisance, faune, flore). Certains avanceront que c'est finalement moins polluant que les plastiques, pétrole, huiles, déchets nucléaires et autres substances balancées sans scrupule à la mer.
Cependant, à l'heure où l'on va vers l'obligation de neutralisation inbord ou la prise en charge onéreuse des eaux usées produites à bord dans des stations d'épuration spécialisées, il serait temps d'établir et de faire respecter une certaine cohérence internationale dans le traitement des effluents terrestres.

C.N

Vous prônez les stations de pompage des eaux noires, mais déjà il n'y en a que très peu !
J'ajoute par expérience personnelle que les rares qui existent ne sont pas ou peu accessibles et même - c'est un comble - non opérationnelles !
A quoi se
e fois de temps en rt donc d'avoir une cuve à eaux noires et de devoir finalement la vidanger dans la voie d'eau ?
J.P K

Réponse
Ce que vous dénoncez est malheureusement encore une réalité ; il y a beaucoup de progrès à faire en ce domaine pour harmoniser textes et usages...

Moi qui ne suis pas écolo, je pars du principe que mes excréments, matières fécales et autres ne sont pas radioactives, donnent à manger à la faune, sont moins envahissantes que les bouteilles plastiques et autres déchets et que je détruis moins la nature que l’hélicoptère de l’écolo Nicolas Hulot.
Quand on entend les "à vider les poubelles par la manche tribord" retentissant sur les bateaux militaires enfermant des centaines d’hommes, je pense que mes déjections ne méritent pas, elles, d’être taxées d’une manière indirecte par des ports de plaisance mal équipés et cherchant à se faire du fric avec la merde des autres.

B.N

A propos de déchets rejetés au fil de de l'eau, on m'a toujours dit que les restes de nourriture jetés par dessus bord servait à nourrir les poissons. A vous lire, je me pose maintenant la question.
C.B

Réponse
Tout d'abord, il faut parler de ce type de "dons" en haute mer ; ce n'est en effet pas très grave.
Par contre, en côtier c'est l'assurance de retrouver tout cela sur les plages, ce qui n'est ni agréable, ni écologique.
En eaux intérieures, c'est encore pire, tout cela va participer à envaser les voies d'eau qui le sont déjà bien suffisamment, et dont le dévasage (le canal de Bourgogne en est le meilleur exemple) non seulement coûte une fortune et pose de gros problèmes de traitement des vases en application des dernières lois sur l'eau.


Autres liens connexes
- Gestion de l'eau à bord
- Autonomie en eau
- Gestion des eaux grises


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