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La radio marine (normes, matériel et usages)

Le monde des VHF marinesNous sommes tous amenés à équiper notre bateau d'une radio VHF pour : se positionner, recevoir des informations, appeler au secours, et le cas échéant : se distraire et communiquer.
Ce type d'appareil est d'ailleurs obligatoire pour naviguer sur les côtes françaises et partout dans le monde.
A noter également, qu'en eaux intérieures, la veille VHF au cours de la traversée de certaines villes est imposée par la réglementation, et qu'il n'est pas inutile d'en être équipé pour communiquer facilement avec les opérateurs des grosses écluses.


Les émetteurs-récepteurs du service mobile maritime dans la gamme des ondes métriques (VHF) sont des éléments importants de sécurité pour la navigation de plaisance et l’organisation des secours en mer.
Afin de favoriser leur emploi par les plaisanciers, les obligations liées à leurs conditions d’utilisation dépendront désormais de la zone d’utilisation de la VHF :
- soit dans les eaux territoriales françaises,
- soit dans les eaux internationales.

Réglementation
Dans les eaux territoriales maritimes et les eaux intérieures françaises
Cas d’une VHF portative de moins de 6 watts sans ASN*
L'obligation d’être titulaire du CRR (Certificat Restreint de Radiotéléphoniste) est supprimée et aucune qualification spécifique n'est maintenant exigée.
* (ASN = Appel Sélectif Numérique ou DSC en anglais : Digital Selective Call)

Cas d’une VHF portative ASN ou d’une VHF fixe avec ou sans ASN de plus de 6 watts
Les connaissances théoriques et pratiques nécessaires pour l’utilisation de la VHF seront désormais intégrées dans le programme de formation ainsi qu’à l’examen du permis de conduire de bateaux de plaisance.
Le titulaire du permis plaisance pourra ainsi utiliser une VHF, fixe ou portable, dans les eaux nationales maritimes ou intérieures sans avoir à passer un examen supplémentaire.
Par contre, l'examen théorique pour l’obtention de l’option côtière ou de l’option eaux intérieures passera de 25 à 30 questions.
A noter que les détenteurs d’un permis plaisance délivré avant l’entrée en vigueur de cette réforme pourront utiliser la VHF dans les mêmes conditions.

Dans les eaux internationales
Il est toujours nécessaire d’être titulaire du CRR pour l’utilisation de la VHF dans les eaux internationales.
Les personnes ayant obtenu le CRR avant le 1er octobre 2004 n’ont pas à passer de module complémentaire et peuvent utiliser une VHF ASN. Il leur est cependant fortement conseillé de parfaire leurs connaissances en consultant les informations disponibles sur le site de l'ANFR.


L'Agence Nationale des Fréquences
Agence Nationale des Fréquences, l'organisme de régulation français Créé le 1er janvier 1997, l'ANFR est l'organisme de l'État français dont la mission est d'assurer la planification, la gestion et le contrôle de l'utilisation, y compris privative, du domaine public des fréquences radioélectriques sous réserve de l'application de l'article L. 41 du Code des postes et des communications électroniques, ainsi que des compétences des administrations et autorités affectataires de fréquences radioélectriques.
Cette Agence agit sous la forme d'un établissement public à caractère administratif.

Un bateau détenteur d'une Licence - renouvelée chaque année par l'ANF (Agence Nationale des Fréquences intervenant pour le compte de ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie) - qui passe sous pavillon Etranger (dont le pavillon belge) doit faire une nouvelle demande de licence auprès de l'agence nationale des fréquences du pays de son pavillon.
Pour le Pavillon belge, se reporter utilement sur la page : pavillon belge.


Les ondes
L'onde électromagnétique est un mélange de champ électrique et magnétique, qui se propage à 300.000 km par seconde (vitesse de la lumière).
Elle a la capacité de :
- se transmettre sans pertes dans le vide ou l'air sec,
- de traverser plus ou moins facilement les isolants (qui peuvent la dévier),
- de ne pas traverser les conducteurs (mais peut les contourner ou s'y réfléchir),
- de pouvoir être captée (ou émise) avec des fils ou des bobines conductrices.
Lumière, radio, rayons X ou gamma… il s'agit du même phénomène.


Fréquence, usage et longueur d'ondes
Les ondes radio utilisées sur nos bateaux ont une fréquence (nombre de battement par seconde) allant de 10 kHz pour l'Oméga (dix mille battements par seconde) à 10 GHz pour la TV satellite (dix milliards de battements par seconde).
La longueur d'onde (symbole : Lambda) est reliée à la fréquence directement par la relation :
F x Lambda = vitesse = 300.000 km/ s (298.000 km/ s en étant plus précis).

On parle souvent des deux car les composants et circuits nécessaires à l'utilisation de l'onde dépendent de sa fréquence, alors que la dimension des antennes et la propagation sont liées à la longueur d'onde.


Les principales bandes de fréquence
(Sous-bandes ou noms usuels, nom officiel, caractère et propagation, longueur d'onde, et usage marine)

3 à 30 KHz
VLF (very low frequencies) 100 à 10 km de lambda :
- suivent le sol, guidées par l'ionosphère
- servent à l'Omega (radionavigation en fin de vie) et aux liaisons des sous-marins nucléaires.

30 à 300 KHz
LF (low frequencies), 10 à 1 km de lambda :
- les GO (150 kHz à 350 kHz)
- le LORAN C à 100 kHz
Suivent en général le sol, quelques centaines de km le jour, réfléchies sur l'ionosphère la nuit (1000 km) ; par exemple France inter est sur 163 kHz.

300 kHz à 3 MHz
MF (medium frequencies), 1 km à 100 m de lambda :
- les PO (550 kHz à 1550 kHz)
- la bande marine MHF(1,5 à 3 MHz)
- la vieille bande gonio : 300 – 400 kHz,
- le Navtex : 490 et 518 Khz
Hésitent entre le comportement des ondes plus longues et plus courtes.

3 à 30 MHz
HF (high frequencies), 100 à 10 m de lambda qui incluent toutes les bandes "ondes courtes" (OC) :
- CB : 27 Mhz
- RadioAmateurs : bande des 1,8, 3,5, 7, 10, 14 18, 21, 24, 28 MHz
- RFI : 15300 kHz (et d'autres fréquences)
- BLU-Marine internationale
propagation dépendant de l'heure, du soleil…

30 à 300 MHz
VHF (very high frequencies), 10 à 1 m de lambda :
- Bande FM (88 à 110 MHz)
- TV (I , II et III)
- VHF aviation 100 à 156 Mhz
- VHF marine
- TV : 175 – 220 Mhz
- Orbcomms : 149 MHz
propagation en ligne droite, sauf cas rares de réflexion.

300 MHz à 3 GHz
UHF (ultra high frequencies), 10 cm à 1 m de lambda :
- Bandes radar L et S
- TV (IV et V)
- GPS : 1,6 Ghz
- Inmarsat, Globalstar : 1,3 Ghz
- TV : 480 - 850 Mhz
- Portable GSM : 900 Mhz et 1,8 GHz
propagation en visibilité directe, avec reflexions possibles.

3 à 30 GHz
SHF (super high frequencies), 1 à 10 cm de lambda :
- les Bandes radar C, X, Ku, Ka,
- TV satellite, RADAR marine, four micro-ondes.

Le législateur des années 30 n'avait pas prévu qu'on pourrait utiliser des ondes de fréquences supérieures à 30 Mhz, d'où la nécessité d'ajouter des préfixes devant HF.
* Les harmoniques sont des multiples entiers de la fréquence (comme en musique)


Les antennesLes antennes, maillon stratégique de la VHF marine
L'antenne transforme l'onde électromagnétique en tensions et courants, dans les deux sens :
- La DEMI ONDE éloignée de la terre et reliée en son centre à un coaxial 75 Ohms : le « DIPOLE » ; c'est l'antenne VHF marine la plus courante.

- La QUART d'onde verticalel sur une terre conductrice, c'est le FOUET ou la « Verticale » ; l'antenne HF usuelle, raccourcie en général, car le quart de lambda à 2 MHz, devrait faire 35 m de long !

A savoir
Les antennes HF trop courtes peuvent être rendues artificiellement équivalentes à un quart d'onde, vu de l'émetteur, grâce à une « boite de couplage ».

Certains récepteurs utilisent une « antenne active » par exemple les LORAN, NAVTEX en basse fréquence, ou les GPS en Hyperfréquence ; comme il y a de l'électronique dans le support d'antenne, une alimentation passe également dans le câble.

En basse fréquence, on peut utiliser une bobine sur ferrite, efficace comme antenne de réception et pour détecter la direction de l'émetteur (gonio).

On complète un dipôle élémentaire par des « miroirs » paraboliques en hyperfréquence (parabole satellite), ou avec des brins parasites en VHF (la « YAGI » de TV) ; ces antennes deviennent alors directives (elles ne reçoivent et n'émettent que dans une direction).

Les antennes marines protégées par radôme Les radars sont en général équipés d'une antenne parabolique raccourcie verticalement, pour être très directive en horizontal (distinguer des objets à 5° d'écart) et peu en vertical (pour ne pas être trop sensible à la gite).

Les antennes plus sophistiquées et fragiles (radar, Inmarsat-C) sont systématiquement abritées dans un « radôme » (abri protecteur imperméable) et ressemblent alors a une boule, à un camembert, à un barreau ou à une cloche.

Les antennes non actives sont en général réversibles (une antenne qui fonctionne bien en émission sera aussi performante en réception)


Se positionner
Outre le GPS, on trouve encore à bord d'autres systèmes de radionavigation équipant la marine marchande ou les chalutiers :

le GPS
Le GPS est le système de positionnement plutôt fiable (sauf cas de panne), recevant des informations des satellites qui tournent autour de la terre.
Ils transmettent leur position dans la bande des 2 GHz ; nos récepteurs n'ont alors plus qu'à calculer notre position.

Le SA (code de « selective availability »dégradait volontairement la précision du point pour les civils) la précision moyenne est de 10 m dans le référentiel du GPS, tandis que le DGPS permettait de compenser l'erreur de SA, grâce a des balises de transmission de correction à 300-400 Khz, devenues inutiles aujourd'hui.

Le GPS est devenu avec le temps un système de navigation fiable grace aux logiciels dédiés qu'ils possèdent pratiquement tous maintenant ; ils permettent affichages et calculs de position, voire font office de traceur de route... à utiliser cependant avec précaution en cas de rase caillou où le respect des balises cardinales et un oeil sur le sondeur sont indispensables...!


l'Oméga
Un antique système de navigation mondial à 10-14 kHz, en cours d'abandon, pratiquement jamais utilisé en plaisance. Avec 8 émetteurs il couvrait la terre, en utilisant la propagation guidée des ondes VLF (précision médiocre 1 à 5 milles). Le GPS l'a avantageusement remplacé.

Le Decca
Le Decca, inventé pour le débarquement en Normandie, est un vieux système qui fonctionne encore en Manche et mer du Nord, avec des fréquences de 70 à 127 kHz. Sa précision est similaire au GPS (50 m) ; les chalutiers en étaient équipés avant l'arrivée du GPS.

Le Loran-C
Toujours usité en Atlantique Nord, Europe du Nord, golfe de Gascogne, côtes américaines et japonaises, le Loran-C est un système à impulsions à 100 kHz, qui fonctionne assez bien (sauf à proximité des émetteurs. Il est maintenu aux USA comme secours en cas de panne GPS. L'Espagne ne payant plus l'entretien de la station d'El Estartit, il ne fonctionne plus en Méditerranée.

Comme tous les systèmes hyperboliques, la précision dépend de la géométrie du relèvement des stations, et des erreurs de propagation la nuit : entre 50 et 500 m typiquement.

La gonio, le Transit, le Toran, le Syledis...
Vous pouvez encore utiliser la gonio dont les balises sont toujours présentes. C'est encore le seul recours si le GPS ne fonctionne plus.

Le Transit des années 70 est seulement présent dans les bouquins de navigateurs : avec quelques satellites défilants, en mesurant l'effet doppler à 400 MHz ; on avait un point à mieux qu'1 mille toutes les heures !

Le Toran et le Syledis sont des systèmes locaux français pour professionnels (Golfe de Gascogne, Gironde…)


Recevoir la météo

Dans les endroits sauvages où la météo VHF est hors de portée, il ne reste donc au large que les satellites, la HF ou le Navtex pour obtenir la météo.

Le Navtex
Un système quasi mondial, qui transmet deux à quatre fois par jour les « avurnav » et la météo plus ou moins complète. Les messages s'affichent sur écran ou sur imprimante.

Par contre, le "service" NAVTEX français est peu performant : les bulletins sont trop succincts, sans tendance à plus d'un jour, alors que les bulletins anglais sont meilleurs.

Pour décoder (démoduler) le NAVTEX, on peut utiliser un logiciel gratuit "HAMCOM", à condition d'avoir un récepteur 518 kHz sensible, de préférence à antenne active et accordée.

Les premiers prix de cet équipement tournent autour des 300 €.

Quelques conseils
- Certains Navtex "bas de gamme" fonctionnent mal dans certaines zones car il y a des émetteurs très puissants sur des fréquences proches.

- vérifiez bien que le système de sélection de chaîne est facile à utiliser et surtout que l'écran (ou le papier) fait la mise en page pour distinguer les débuts de messages.

- méfiez-vous car comme tous les systèmes basse fréquence, un NAVTEX risque d'être très perturbé par les appareils du bord (sondeur, néon, chargeur...)


RFI
L'arrêt de la diffusion des bulletins de météo marine sur RFI Les bulletins météo de RFI (Radio-France-International) s'ils étaient très corrects, couvraient uniquement l'Atlantique Nord.
Diffusés en AM, sans réglage BLU délicat (ce qui est appréciable), un récepteur simple suffisait largement et on pouvait les suivre sur 15300 kHz vers 13 heures, mais...
... Au 31 décembre 2011, suite à la réduction de sa diffusion en ondes courtes, RFI a privé les marins francophones du monde entier d'informations précieuses pour la sécurité de leur navigation.
On ne peut bien sûr que le regretter.


Les bulletins météo en BLU
Il y a des bulletins diffusés officiellement par de nombreux pays en bande BLU marine (sauf la France...) ; pour la Méditerranée occidentale, "Monaco radio" est bien reçu.

Il vous faudra en général maîtriser un minimum l'anglais (ou l'espagnol) mais il s'agit d'une syntaxe technique mémorisable avec un minimum d'entraînement et une pratique régulière.
La difficulté majeure est le débit de mitraillette de l'opérateur...

Si vous croisez en Atlantique Nord, vous pouvez avoir recours au formidable travail de Herb, un radioamateur canadien, qui vous fait une météo personnalisée sur son « net » sur 12359 kHz.


Les cartes météo
La réception des cartes satellites directement est exclue en mer, plutôt réservée - budget oblige - à la marine marchande.
- Si vous êtes équipé d'INMARSAT avec les moyens de vous offrir le prix des échanges de données, vous aurez accés au Web et il vous restera à trier les informations utiles, ce qui n'est pas toujours évident.

- les cartes en FAX sur les bandes Marines sont également utilisables, mais la réception est rarement parfaite, et il faut du doigté pour régler le matériel.
Attention cependant cela fonctionne sauf en France !

- consultez le site « hffax » pour avoir toutes les fréquences et heures et installez le logiciel JVCOMM32 sur votre PC (Il existe aussi des récepteurs intégrés avec imprimantes, mais comptez 1500 € au moins).

- enfin, les stations diffusent 24 / 24 h, avec des cartes destinées à l'aviation ; l'inconvénient est d'avoir le programme précis et le récepteur près au bon moment pour saisir celles qui vous intéressent (hauteur de vagues et vent de surface à 6 h, 24 h parfois 48 h).


Les infos en RTTY
Elles sont transmises dans les bandes marines par de nombreux pays.

Il vaut mieux être initié aux subtilités des standards, codages, réglages de récepteur, mais cela reste plus sûr que la BLU, avec des messages affichés comme le Navtex, zone par zone.

Réservé aux amateurs experts.



Communiquer en VHFLa VHF portable, complément d'une station marine embarquée

En VHF marine : les fréquences et équipements sont les mêmes sur tous les océans.
Parfait de bateau à bateau jusqu'à 100 milles, si l'antenne et les raccords de coaxial sont bien installés
Très utile aussi pour se renseigner où trouver une place dans un port inconnu, et en cas de problème en navigation côtière.

Avec une VHF base à bord et son satellite portable, on acquiert une souplesse d'utilisation : communication avec annexe, ou personne à terre, et cela peut être très utile en cas de gros pépin.

Une antenne VHF de rechange en cas de démâtage est une sécurité (mais il est également possible d'en bricoler une).


Les fréquences "VHF-Marine"

S : simplex / D : duplex  / SD : semi-duplex

Canal

F1 (MHz)

F2 (MHz)

Type

Types de liaisons

01

156,050

160,650

D

Publiques

02

156,100

160,700

D

Publiques

03

156,150

160,750

D

Publiques

04

156,200

160,800

D

Publiques

05

156,250

160,850

D

Publiques

06

156,300

156,300

S

Navire / Navire

07

156,350

160,950

D

Publiques / Marine Nationale

08

156,400

156,400

S

Navire / Navire

09

156,450

156,450

S

Opérations portuaires
Capitainerie Plaisance

10

156,500

156,500

S

Opérations portuaires
Marine Nationale

11

156,550

156,550

S

Opérations portuaires
CROSS

12

156,600

156,600

S

Opérations portuaires
Capitainerie Commerce

13

156,650

156,650

S

CROSS
(fréquence de dégagement)

14

156,700

156,700

S

Opérations portuaires

15

156,750

156,750

S

Phares et Balises

16

156,800

156,800

S

Détresse / Sécurité

17

156,850

156,850

S

Phares et Balises

18

156,900

161,500

D

Publiques

19

156,950

161,550

D

Publiques
Opérations portuaires

20

157,000

161,600

D

Opérations portuaires
Mouvement Navires

21

157,050

161,650

D

Publiques

22

157,100

161,700

D

Opérations portuaires
Mouvement Navires

23

157,150

161,750

D

Publiques

24

157,200

161,800

D

Publiques

25

157,250

161,850

D

Publiques

26

157,300

161,900

D

Publiques

27

157,350

161,950

D

Publiques

28

157,400

162,000

D

Publiques

60

156,025

160,625

D

Publiques

61

156,075

160,675

D

Publiques

62

156,125

160,725

D

Publiques

63

156,175

160,775

D

Publiques

64

156,225

160,825

D

Publiques

65

156,275

160,875

D

Publiques

66

156,325

160,925

D

Publiques

67

156,375

156,375

S

Opérations portuaires
Mouvement Navires

68

156,425

156,425

S

69

156,475

156,475

S

70

156,525

156,525

S

71

156,575

156,575

S

Opérations portuaires
Navire / Navire

72

156,625

156,625

S

Navire / Navire

73

156,675

156,675

S

Opérations portuaires
Mouvement Navires

74

156,725

156,725

S

Opérations portuaires

75

156,7625 - 156,7875

76

156,8125 - 156,8375

77

156,875

156,875

S

Navire / Navire

78

156,925

161,525

D

Publiques

79

156,975

161,575

D

Opérations portuaires

80

157,025

161,625

D

Publiques
Opérations portuaires

81

157,075

161,675

D

Opérations portuaires

82

157,125

161,725

D

Publiques

83

157,175

161,775

D

Publiques

84

157,225

161,825

D

Publiques

85

157,275

161,875

D

Publiques

86

157,325

161,925

D

Publiques

87

157,375

161,975

D

Publiques

88

157,425

162,025

D

Publiques



La BLU
Comme on mélange un peu tout entre BLU, CB, radioamateur, quelques définitions utiles, en ne parlant que de la bande HF (3 à 30 Mhz).

La BLU (Bande Latérale Unique, ou SSB en anglais) est un mode de communication (comme la FM ou l‘AM) que l'on peut utiliser en mer légalement dans différentes bandes de fréquences selon différentes licences ou matériels : la bande CB, les bandes radioamateur et les bandes marines (illégalement en BLU sans licence et sur n'importe quelle fréquence, tant que les autorités (coast guards ou DST) ne s'en mèlent pas).

On trouve dans le commerce des matériels CB peu chers (- de 300 € avec la BLU), 10 W et en 27 Mhz, des matériels radioamateurs plus onéreux (750 € en occasion contre 2300 € neuf), 100 W en général toutes fréquences et des matériels "BLU marine" 200 W à 400 W, encore plus chers (+ de 3000 €), calibrés uniquement sur les canaux de fréquence marine.

Seul le service "BLU marine" (anciennement St-Lys, Monaco-radio...) est capable de se connecter directement au téléphone distant.
En CB ou radioamateur, sauf de bateau à bateau, on peut toujours s'appuyer sur des relais bénévoles pour retransmettre les nouvelles ses proches (M.E.R, Radio-Cocotier, par exemple).
Tous ces réseaux demandent d'être bref et courtois, tout en respectant les directives du « net manager » !

La propagation
En local une CB en BLU de 10 W assure déjà pas mal de services, mais il ne faut pas compter sur des liaisons avec la métropole, par exemple.

Entre une station fixe bien équipée (grande antenne, puissance atteignant le kW) et un voilier également bien équipé (bon coupleur et 100 W en émission) les liaisons transocéaniques sont possibles.
La fréquence et l'heure sont à choisir soigneusement, et il faut être très disponible.

Entre navires, les liaisons à quelques centaines de milles sont forcément plus faciles.


Les mails en HF
Il existe plusieurs réseaux en HF, permettant de transmettre et recevoir des E-mails assez loin au large, ils sont :
- soit bénévoles et gérés gratuitement par des radioamateurs… dans les bandes amateur,
- soit commerciaux et on paie les messages,
- soit semi amateur dans les bandes BLU marine (SAILMAIL) et on ne paie qu'un abonnement minime.

Il faut ajouter à la station radioamateur BLU, coupleur et antenne, un modem (150 à 300 €) et un PC muni d'un logiciel dédié (gratuit en général).

La propagation en HF étant fluctuante, et les ressources des réseaux étant faibles (100 bauds si la propagation est médiocre, à 2400 bds au mieux, à comparer aux 48 000 bds de votre modem habituel), les E-mail longs et les fichiers attachés ont peu de chance de passer.


La licence
On appelle en général "cibiste" celui qui n'a pas de licence radioamateur (indicatif, taxe éventuelle, examen parfois, selon les pays), mais loin des côtes, cela n'a plus de sens.
Certains pays donnent des licences sans examen, alors que cela reste très strict en Europe et aux USA (où la FCC veille).

Pourquoi faire une demande de licence
Si le CRR est un examen validant des connaissances, la licence est un droit à utiliser les fréquences ; l’autorisation d’exploiter les fréquences maritimes.
C’est grâce à elle que le bateau est doté d’un identifiant unique (indicatif et/ou MMSI) qui permet aux centres de secours de déterminer précisément, lors d’un appel de détresse, quels sont les moyens à engager.
Cette licence doit être conservée à bord car elle peut être réclamée par les autorités compétentes, en France et à l’étranger.
Pour l’obtenir, il suffit de remplir le formulaire « Demande ou modification de licence » disponible sur le site de l’ANFR, accompagné des pièces justificatives demandées.

Qu’est ce que le codage MMSI ?
Le MMSI (Mobile Maritime Service Identity) est une série de 9 chiffres qui constitue à la fois l'identification et le passeport radio d’un navire dans le monde entier.
Un MMSI est attribué à un navire et permet d’enregistrer les équipements qui utilisent la technique ASN (VHF et BLU), les balises de détresse ainsi que des émetteurs-récepteurs par satellite (stations Inmarsat B, C et M) à la sortie d’usine, certains équipements comme les balises ne sont dotés que d’un numéro de série. C'est l’ANFR gère l’attribution des MMSI.

Aller plus loin ?
Comme il est de toute façon utile d'avoir un récepteur 2 à 30 Mhz BLU (fax et bulletins météo, RFI…), il est conseillé d'avoir un tranceiver radioamateur toutes bandes et d'apprendre la partie technique de la licence radioamateur. Après s'être familiarisé en écoutant le trafic BLU, vous ne serez pas loin d'être prêt pour passer l'examen complet (télégraphie inclue !).

Mettre à jour son MMSI
Suite à un changement de bateau ou sa revente, il peut être utile d'effacer le code MMSI sur la VHF de bord (généralement cédée avec le bateau).
Voici le processus à suivre :
- appuyer sur la touche 16 et Watch en même temps, tout en mettant en marche l'appareil,
- entrer le code 4500 (*) avec le bouton "channel".
- choisir l'option "clear MMSI" et valider avec le bouton "channel",
- éteindre la VHF, l'effacement du MMSI est réalisé.
(*) sur une "Radio Océan 650", remplacez le code 4500 par 6500.

Voici cependant la position de l'ANFR sur le changement de MMSI :
" Notre préoccupation en la matière réside dans le fait que tout un chacun peut programmer et reprogrammer le code MMSI au sein des mémoires ASN ; ce qui multiplie les risques d'erreurs d'identification des navires, de là un taux d'inefficacité qui est très préjudiciable en matière de recherche et de sauvetage en mer.
L'Agence souhaite donc que la France fasse le nécessaire auprès des organismes de normalisation afin que soit revue la spécification technique en matière de codage de MMSI, de telle sorte qu'il soit impossible à l'usager, voire au revendeur de matériel d'avoir accès à la programmation.
"


Et les radios généralistes
Outre la TV hertzienne, TNT ou même satellite (attention : au large il faut au moins 1 m de diamètre pour une parabole afin de compenser les mouvements de vagues et les petites dérives), un récepteur PO et FM permet de suivre les radios côtières.
Pour les voyageurs lointains un récepteur OC (Ondes Courtes) de qualité vous fera capter RFI sur toutes les océans de la planète.


Quelques conseils

Dès lors que l'on possède ce type d'équipement, on peut être amené à résoudre :
- des problèmes particuliers à chaque système pour qu'il fonctionne correctement,
- des problèmes dus à la cohabitation de plusieurs appareils créant des interactions souvent incompréhensibles par le néophyte.

Règles de base
Un récepteur satellite ne fonctionne que s'il « voit » son satellite
Pour installer votre GPS, mettez votre tête à la place de l'antenne, et regardez ce que vous voyez du ciel : il faut voir au moins les 3/4 du ciel. Sinon vous risquez de voir s'afficher le message d'erreur « poor GPS coverage », qui signifie que l'antenne est mal positonnée.

A savoir
- Les drisses et haubans ne gênent pas, mais certains objets « grillagés » sont autant de masques qui arrêtent les ondes.

- Les ondes ont la capacité de traverser le plastique mais moins bien le bois (par essence carboné) ; un GPS portable fonctionne donc souvent à la table à carte, mais le fera d'autant mieux au niveau du portique arrière.

- Un terminal Inmarsat communique avec des satellites équatoriaux « géostationnaires », situés au milieu des trois océans : ils sont donc plutôt à la verticale si vous êtes aux tropiques, et les risques de masquage sont faibles. Par contre, aux latitudes du cercle polaire, l'antenne doit quasiment balayer l'horizon et aux Spitzberg, on n'a plus rien.

Un récepteur peut être « aveuglé » par un émetteur proche en distance et/ ou en fréquence
Ce n'est pas le système qui est en cause, mais le récepteur qui manque de filtres pour éliminer un radar puissant ou un relais hertzien proche ; en ce cas, rien d'autre à faire que de s'en éloigner…

Si les fréquences utiles et perturbatrices sont différentes, cela peut se régler avec un meilleur récepteur (vous constaterez alors la différence entre un BLU bas de gamme à 150 € et un vrai récepteur à 750 €.)
Si la perturbation est sur la même fréquence, c'est quasi insoluble : dans le port, si tout le monde allume son radar ils se brouillent mutuellement…)

Un émetteur ne fonctionne que si l'énergie est vraiment émise dans l'espace
Il faut que le câble et l'antenne soient « adaptés » ce qui se constate avec un « TOS » (Taux d'Ondes Stationnaires) faible (il existe des TOS-mètres, peu onéreux), indiquant ainsi qu'on ne perd que peu d'énergie dans la liaison.

Il faut une masse ou « terre » de dimension similaire à la longueur d'onde si l'antenne n'est pas équilibrée (inutile pour un dipôle ou une VHF).
La « terre », souvent lointaine, peut avantageusement être remplacée par la « mer » grâce à un bon contact de la masse de l'émetteur et du coupleur avec l'eau par les boulons de quille (voir un bon montage de boulons de quille sur le site « voilelec »)
La peinture de quille peut être isolante, la HF passe par capacité.
Les anodes de masse spéciales « radio » (ne pas confondre avec les anodes anti-corrosion ou anodes sacrificielles voir page sur l'électrolyse des coques) n'ont pas d'intérêt si le lest est connecté.

Les perturbations mutuelles
Les problèmes de compatibilité entre équipements « EMC» (ElectroMagnetic Compatibility) augmentent forcément avec le nombre d'appareils électroniques embarqués. La bonne solution serait une installation « pro » comme sur les chalutiers modernes, ou les bâtiments de la marine Nationale.
Mais en restant dans le cadre de moyens limités, il n'est pas inutile de respecter quelques principes :

L'alimentation conduit toutes les perturbations, la masse aussi
Antiparasiter tout jusqu'à ce que cela fonctionne : avec des condensateurs sur toutes les sources d'étincelles (relais, balais d'alternateur) et créer des liaisons de terre efficaces entre moteur, batteries, coupleur, filtres, récepteurs, émetteurs, PC...

Les fils non blindés captent l'émission locale comme une une antenne !
Les ondes HF (BLU) sont les plus gênantes : un PC peut se planter en déclenchant la CB.
Les liaisons de bus informatiques ou de centrales de navigation sont les plus sensibles, d'où l'intérêt de les blinder et d'installer des ferrites sur les câbles.

Un récepteur ne fonctionne que si les émissions utiles émergent des perturbations locales
Les sources d'émission parasites les plus courantes à bord sont : les néons, les chargeurs et alimentations à découpage, les moteurs (frigo, pompes diverses, guindeau...) les sondeurs, et les PC (surtout les plus puissants), les moniteurs cathodiques et TV, les câbles NMEA…
A vous de repérer tout cela en les éteignant un par un jusqu'à ce que cela passe, l'écoute de la météo dans de bonnes conditions mérite sans doute ce dispositif d'épurement des champs électro-magnétiques.


Quelques précautions à prendre
- Raccourcir les câbles au juste nécessaire (en laissant quand même des boucles pour réparer et déplacer l'appareil),

- Blinder les câbles « système » en reliant les blindages aux boîtiers : câbles radar, capteurs, NMEA, audio,

- Antiparasiter les sources d'étincelles (balais, relais)

- Ajouter classiquement des ferrites autour des câbles « numériques »

- Ne pas mettre les antennes « cote à cote » (sauf les antennes de réception seule)

- Relier toutes les masses et boîtiers à la masse générale «quille » par du gros fil ou tresse.

Après il existe des cas plus particuliers, exemple :
Si la girouette devient folle quand la BLU marche : essayer d'installer des condensateurs de 10000 pF entre les fils et la masse, ajouter une boite métallique sur le répétiteur…


Piéges courants

Je ne reçois rien en BLU avec ma VHF !
Certains récepteurs AM/FM HF bas de gamme ont du mal à capter : le pas du synthétiseur est au KHz alors qu'il faut 100 Hz, le filtre de 5 KHz est une passoire, et le réglage de BFO (le tout petit bouton si difficile à régler) est une horreur.
Pour se régler avec ce genre de récepteur, se mettre au maximum reçu avec le synthé, sans se soucier de compréhension, puis tourner doucement le BFO de part et d'autre jusqu'à obtenir un signal clair. Le BFO fait 10 KHz d'un bout à l'autre, alors qu'il faut être à 100 Hz pour que le son soit clair (1 % !).
Sur un vrai récepteur, on affiche la fréquence et on affine pour compenser les dérives (sur un récepteur professionnel, on n'a même plus à le faire car la précision est de 10 Hz et les filtres ajustables font le reste).

Puisque je l'entends, il devrait m'entendre
Contrairement à certaines idées reçues, la « propagation » est symétrique, mais le bruit de réception, les puissances et les brouillages ne le sont pas :
- si l'antenne est mal adaptée, vous recevez sans pouvoir émettre.
- si l'émission est bonne, une station lointaine peut être en contact avec une station que vous n'entendez pas ; elle peut émettre avec plus de puissance...

On vend des antennes CB de moins d'1 m, pourquoi mettre plus ?
Elles ne sont destinées qu'aux liaisons locales routières : leur efficacité ne dépasse pas 20 % à 27 MHz (vous n'émettez en réalité que 2 W sur les 10 W de l'émetteur)
Si vous les utilisez avec un coupleur à 4 MHz, l'efficacité ne dépasse pas 5 %.


Installation BLU

L'installation émetteur-antenne BLU

quelques précautions
Le risque d'accident grave dû aux émetteurs sur nos bateaux est nul, cependant :
On s'expose à une petite brûlure ponctuelle si l'on touche une antenne VHF non isolée pendant l'émission, ou une prise coaxiale « en l'air ».
Même risque pour un radar ou un Inmarsat.
On risque un choc si on touche une antenne HF (BLU) pendant l'émission.

Adaptation émetteur-antenne
Les ¾ des ennuis d'émission (« je reçois, mais on ne m'entend pas ! ») viennent de la liaison emetteur-antenne.
Pour mieux comprendre, en simplifiant :

- Les émetteurs sont prévus pour être chargés par une « impédance d'antenne » définie, elle est presque toujours de 50 Ohms, parfois 75 Ohms. Les coaxiaux de liaison doivent avoir la même impédance caractéristique, et les antennes doivent être équivalentes à une résistance de 50 Ohms (ou 75), sinon on perd de la puissance.

- L'indication de bonne adaptation est obtenue par un « TOS mètre » ou « SWR meter » (taux d'ondes stationnaires, « standing wave ratio ») incorporé à l'émetteur, ou ajouté dans le câble . Un SWR de 2 est très acceptable (10 % de puissance réfléchie), avec un SWR de 3 on a 25 % de puissance réfléchie.

- Par analogie électrique la puissance réfléchie, chauffe la ligne, mais ne sert à rien.

- L'adaptation antenne-émetteur, pour avoir peu de « SWR », est faite soit par une antenne naturellement « adaptée » (en VHF ou en CB), soit par un coupleur (ou boite de couplage, ou « antenna match ») en HF toutes bandes.


Les coaxiaux
On perd également de la puissance, même si on est adapté, par la mauvaise qualité du coaxial, par toute blessure ou coude trop serré et par des raccords « bricolés ».
Les coaxiaux sont marqués 50 ou 75 Ohms et ceux non marqués sont à écarter, sauf le coax « TV » blanc qui fait organiquement 75 Ohms.

Tous les coaxiaux sont acceptables en réception en dessous de 1 Ghz, s'ils sont courts :
·  Le coax « TV » à âme rigide est acceptable en HF et VHF mais peu robuste, il « fuit » un peu. Le coax "TV" à âme multibrins est à éviter.
·  L'universel est le RG58 (50 Ohms diam 6 mm) bon en HF, VHF et Hyper, qui tolère 500 W en liaison adaptée.
·  le RG8 (50 Ohms diam 10 mm) bon en HF et VHF qui accepte 5 kW en liaison adaptée, et pas mal en liaison haute impédance.

L'installation de l 'antenne
Il faut se souvenir que l'antenne optimale en rayonnement vers l'horizon est un conducteur vertical d'environ 5/8 de longueur d'onde, sur un plan de masse conducteur infini, et aucun objet conducteur autour ! La règle est donc d'essayer de s'en rapprocher…

Aux fréquences basses (2 Mhz) l'antenne doit être la plus longue possible (plus de 50 m serait idéal !) alors qu'aux fréquences élevées (30 MHz) un fouet de 4 m suffit : on doit faire des compromis si on n'installe pas une forêt de fils, qui se perturbent mutuellement en général.

Attention !
L'extrémité d'une antenne d'émission doit étre à plus d'une demi longueur d'onde des autres objets conducteurs, sinon elle se désaccorde et son rayonnement se dégrade.

Méme règle vis à vis des antennes de réception d'autres systèmes (LORAN, GPS, DECCA, METEO...), à éloigner des antennes d'émission si vous ne voulez pas les griller ; des récepteurs bien conçus, au pire se bloqueront pendant l'émission.

Si l'antenne d'émission même bien réaccordée est trop proche d'un objet métallique, le rayonnement se fait dans des directions imprévisibles, avec des pertes variables.
Tout fil ou objet mesurant lambda/2 et isolé aux deux bouts perturbe de façon surprenante (ainsi que tout fil ou objet mesurant lambda/4 et isolé à un bout, comme un mat d'artimon ou une bôme).


Les antennes d'émission usuelles
L'antenne « pataras isolé » sur un sloop, attaquée par un coupleur à la base, semble le meilleur compromis. On laisse un mètre avant le haut du pataras (câble reliant la tête de mât à l'arrière du navire) et 20 cm en bas (ou plus s'il y a risque de toucher un objet métallique : échelle ou autre...)
Le bas est prolongé par un petit câble inox souple (jonction avec deux serre-cables) isolé de préference, qui traverse le pont ou le tableau avec une traversée isolante (en tube plastique épais par exemple) et est relié au coupleur dans le coqueron ou un coffre. La masse du coupleur doit être reliée au plus court au lest (bateau plastique ou bois) ou à la coque (bateau métallique).

Pas de balancine en câble sur la bôme, et pas de double pataras (ou alors, les deux sont isolés et reliés) voir le site K4CJF pour les détails.

Sur un Ketch ou goelette, un fil isolé entre têtes de mat, se prolongeant par une descente assez éloigné de l'artimon (20 cm), reliée au coupleur, va aussi très bien. De même on peut mettre en série le pataras d'artimon et le « marocain » (hauban entre têtes de mat), avec plusieurs isolateurs, cela fait l'affaire...

Les fouets surmoulés de 3 à 7 m du commerce, très courants sur les bateaux de pêche au gros, sont bien adaptés, sans valoir un pataras (trop courts à 2 Mhz), mais évitent le problème des isolateurs.

La longueur totale de l'antenne, mesurée a partir du coupleur ne doit jamais être proche d'une demi longueur d'onde ou d'un multiple, sinon les coupleurs « standards » ne marchent pas, (il faut un coupleur spécial). On prend en général la taille maximum possible (10 à 15 m), et si une fréquence utile ne fonctionne pas (TOS excessif malgré le coupleur) on modifie en plus ou en moins d'un mètre et on réessaye... Les pataras coûtent cher : faire d'abord un essai de longueur avec de simples fils de cuivre.

Mise à la masse et corrosion électrolytique
La mise à la masse HF peut être isolante en continu pour éviter tout risque de couples et boucles de courant : on insére un condensateur de forte valeur dans la liaison de masse coupleur-coque.
Prendre un bon condensateur d'antiparasitage, ou des céramiques de 0,1 microF 500 V (courants pour le filtrage secteur des téléviseurs, donc facilement récupérable).

Si vous avez une bonne « masse » l'adaptation se fait bien, et vous pouvez toucher les coffrets métalliques des appareils pendant l'émission BLU sans subir de décharges.


Antennes de réception HF
En réception lointaine, l'antenne d'émission est idéale, mais pour recevoir des stations très puissantes (RFI, Météo..) un bout de fil de 2 m suffit, attaché le long d'un hauban avec du ruban adhésif, ou bien glissé dans le vaigrage si le bateau n'est pas métallique.

Sur un bateau plastique ou bois, une connexion intérieure sur une cadène (pièce métallique reliant les haubans à la coque) traversant le pont (bas hauban par exemple) marche souvent très bien : pas d'isolateurs sur le hauban, c'est le couplage par ligne avec le mat qui fait office d'antenne (cela peut même fonctionner en émission, mais attention aux fuites si le pont est humide)

Avec un mauvais récepteur, une antenne courte donne souvent de meilleurs résultats qu'une antenne longue (saturations).

Les antennes actives HF (genre Sony) donnent des résultats satisfaisants en réception.

Le meilleure façon de griller un récepteur est de brancher un émetteur en parallèle sur l'antenne : attention en cas de commutation d'antennes diverses, de récepteurs et émetteurs variés !


isolateurs
Ils ont une fonction électrique et parfois même mécanique.

Au bout d'une antenne (la pointe) il y a beaucoup plus de volts (10 à 50 fois plus que dans le câble ), d'où l'exigence d'isolateurs corrects pour ne pas risquer des pertes par amorçage.

Tous les isolants sont bons si on met une longueur suffisante entre les deux conducteurs (1 cm) et s'ils ne prennent pas l'eau.
Les céramiques ou porcelaines sont parfaites électriquement mais chères et fragiles.
Un barreau de plastique ou une drisse en textile (provisoirement, car elle prend l'humidité) convient également.

Si l'isolateur est dans un hauban, il doit impérativement tenir 3 à 5 tonnes quitte à le payer plus cher ! Les isolateurs en traction (axiaux) surdimensionnés restent chers, mais sont fiables.
Les isolateurs en compression (noix de céloron - toile bakelisée - avec deux cosses de câble imbriquées) peuvent être réalisés soi-même et sont fiables si les cosses sont faites correctement (en cas de rupture de la noix, le câble s'allonge de 3 cm, mais doit rester en place)

Si la rupture de pataras vous fait peur, ajouter de part et d'autre du pataras-antenne, deux pataras en textile non extensible (drisse moderne) tenant chacun 2 tonnes environ.


Connecteurs, raccords et réparations
On peut relier des coaxiaux à l'intérieur avec n'importe quoi en cas d'urgence: soudure, domino, pinces, tout dépend de la perte acceptable, et de la fréquence, mais la liaison idéale est la prise coaxiale
· les prises type « SO239/PL259 » pour tous les émetteurs VHF et HF, solide, pas chère et facile à raccorder. Voir boutiques CB.
· La prise « BNC » excellente jusqu'à 10 GHZ mais fragile et délicate à souder,
· les prises "TV satellite" excellentes jusqu'à 2 Ghz, mais fragiles,
· les prises"TV" européennes à éviter à tout prix !

Plus la fréquence est haute et plus on perd d'énergie dans le coaxial, meilleur doit être le coaxial, plus courte la liaison.
Tout raccord non coaxial est une « anomalie » d'impédance. Une anomalie plus longue que le % de longueur d'onde est à éviter:
· en BLU, lambda = 10 m à 100 m : on a droit à un raccord de quelques cm sans précautions, (par exemple un fil nu dans un commutateur d'antennes)
· en VHF, lambda = 1 à 2 m : on a droit à un raccord de 1 cm maxi ! (exemple : un domino sous le passe pont, c'est limite !).
· en hyper (GPS ou Inmarsat), lambda = 10 cm : 1 mm maxi ! Donc tout en coaxial et prises adaptées.

A l'extérieur, tout doit être étanche pour durer, sinon l'eau (de pluie ou de mer) rentre dans le coaxial et coule doucement jusqu'à l'extrémité, dans l'émetteur!

Boites de couplage
En HF, les fréquences vont de 2 a 30 Mhz, il est impossible de faire une antenne adaptée d'émission dans plusieurs bandes sans une boite de couplage (750 à 1000 € neuf).
Si on prend de l'expérience en radio, on peut facilement en fabriquer une pour 150 €, mais elle ne sera pas automatique comme les modèles du commerce.

Elle est d'origine en général dans les émetteurs marine haut de gamme, mais toujours optionnelle dans le matériel radio amateur neuf ou d'occasion.

Un coupleur interne dans l'émetteur peut ne pas adapter toutes les fréquences (certaines impédances extrèmes). Rien ne vaut le coupleur déporté en pied d'antenne. Avec un coupleur interne, la liaison émetteur-antenne doit être très courte et en coaxial de puissance (RG8), car elle est en haute impédance. La mise a la masse du coaxial en sortie de coqueron (pied d'antenne) limite les rayonnements à l'intérieur.

Symétriseur
Il ne faut surtout pas insérer de symétriseur (« balun » en anglais) entre l'émetteur ou le coupleur et l'antenne : le symétriseur sert a adapter un coaxial « asymétrique » à un dipôle « symétrique », en basse impédance, ce qui n'a rien à voir avec la liaison asymétrique en haute impédance de l'antenne fouet ou pataras.

Antennes fouet surmoulées
On trouve des antennes CB surmoulées qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux fouets toute bande de plaisance : attention ce sont parfois des dipôles coaxiaux, adaptés uniquement à la bande 27 MHz. Leur adaptation peut être difficile sur d'autres fréquences, même avec un coupleur.

Parafoudre
Il faut déjà admettre qu'aucun dispositif ne protège d'un coup direct.

Si la foudre tombe à proximité, on limite les dégâts avec un éclateur entre l'antenne et la masse. Si le coupleur n'en a pas d'origine, ajoutez simplement une bougie de moteur avec la tête de la bougie reliée au pied d'antenne et le corps à la grosse liaison de masse qui doit relier la masse du coupleur et le lest. Selon l'écart des électrodes, elle amorcera vers 1000 V, et limitera la propagation des décharges statiques vers l'émetteur, sans se déclencher avec un émetteur 100 W.

Les récepteurs peuvent être protégés individuellement avec des éclateurs à plus basse tension (50 V) constitués d'un petit témoin néon branché directement sans sa résistance série (démonter le culot pour la retirer) entre l'âme et la gaine du coaxial. Il existe également des protections par Zener rapide de puissance, efficaces mais plus chères.

Dernier conseil
Prévoir une mise à la masse rapide de toutes les antennes en cas d'orage, et déconnectez tous les appareils, il s'agit d'une précaution élémentaire, même si rien n'est garanti devant un coup de foudre.


Canaux réservés
Il n'est pas inutile de rappeler l'importance des canaux réservés :
- En eaux intérieures, le canal 16 est prohibé pour tout usage ; c'est le canal 10 qui doit-être veillé.
Donc normalement le canal 16 doit-être complètement muet en fluvial, et le canal 10 laissé libre pour les messages de sécurité (signaler une sortie de port par exemple) ou d'urgence.


Les abréviations usuelles

AAIC Accounting Authority Identification Code

AGA Appel de Groupe amelioré

AIS Automatic Identification System

AOR Atlantic Ocean Region

ART Autorité de Régulation des Télécommunications

ASN Appel Sélectif Numérique

BMR Bulletin Météorologique Régulier

BLU Bande Latérale Unique

BMS Bulletin Météorologique Spécial

CES Coast Earth Station

CGO Certificat Général d'Opérateur

CGR Centre de Gestion des Radiocommunications

CIAC Code d'Identification de l'Autorité Comptable

CRO Certificat Restreint d'Opérateur

CROSS Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage

CRR Certificat Restreint de Radiotéléphoniste

CSO Certificat Spécial d'Opérateur

DSC Digital Selective Calling

DTS Droit de Tirage Spécial

EGC Enhanced Group Call

ETA Estimated Time of Arrival

EPIRB Emergency Position-Indicating Radio Beacon

GMDSS Global Maritime Distress and Safety System

GOC General Operator's Certificate

HF High Frequency

IDBE Impression Directe à Bande Etroite

IMN Inmarsat Mobile Number

IMO International Maritime Organization

IOR Indian Ocean Region

ITU International Telecommunications Union

MCC Mission Control Center

MED Maritime Equipment Directive

MF Medium Frequency

MID Maritime Identification Digit

MMSI Maritime Mobile Service Identity

MRCC Maritime Rescue Coordination Center

MSI Maritime Safety Information

NBDP Narrow Band Direct Printing

OMI Organisation Maritime Internationale

POR Pacific Ocean Region

PTT Push To Talk ou Press To Transmit

RCC Rescue Coordination Centre

RLS Radiobalise de Localisation des Sinistres

ROC Restricted Operator's Certificate

RR Radio Regulations

RSM Renseignements sur la Sécurité Maritime

SARSAT Search And Rescue Satellite-Aided Tracking

SART Search And Rescue radar Transponder

SDR Special Drawing Rights

SES Ship Earth station

SHOM Service Hydrographique et Océanographique de la Marine

SMDSM Système Mondial de Détresse et de Sécurité en Mer

SOLAS Safety Of Life At Sea

SRC Short Range Certificate

SRR Search and Rescue Region

SSB Single Side Band

STC Station Terrienne Côtière

STN Station Terrienne de Navire

SVH Sauvegarde de la Vie Humaine

UHF Ultra High frequency

UIT Union Internationale des Télécommunications

UTC Universal Time Co-ordinated

VHF Very High frequency.


Forum
Je reste toujours surpris d'entendre régulièrement des recettes de cuisine ou des messages personnels sur le canal 16 (en maritime - Ndlr), sans parler des fausses alertes que quelques petits malins s'amusent à émettre en haute saison. Ce manque de discipline sur les ondes est totalement irresponsable, d'autant plus qu'il ne manque pas de canaux libres pour des usages personnel d'une radio marine. Merci de relayer ce message à tout le monde pour maintenir une discipline radio et un langage adapté qui permettront à ce merveilleux outil de continuer à sauver des vies. Bien à vous.
P.N


Autres liens connexes
- Réglementation d'affichage intérieur et extérieur
- Manuel du CRR
- Effets des hyperfréquences sur la santé
 


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