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Croisières maritimes écologiques ?

Les croisières écologiques se profilent Les compagnies de navigation ne devraient pas seulement offrir un confort élevé et des prestations d'excellente qualité (ce qui est souvent le cas), mais aussi respecter des standards écologiques minimum.
Les croisières maritimes se démocratisent en effet de plus en plus, mais à l'heure où la pollution des mers, dont la Méditerranée, est à l'ordre du jour du regoupement des pays riverains, il est peut-être temps d'attirer l'attention sur les pollutions ou gaspillages énergétiques induits et d'ébaucher les solutions à mettre en oeuvre.


Un exemple précis
Pour ne pas travailler sur du virtuel, nous allons prendre un exemple précis : celui du BLEU de FRANCE (immatriculé MMSI 256 208 000), très représentatif du secteur du tourisme maritime de la croisière.
Il s'agit d'un bâtiment construit en 1980 et complètement réaménagé en 2008, appartenant à CDF Croisières de France (Monaco) dont le port d'attache est Valletta ("La Valette" sur l'île de Malte, qui fait maintenant partie de l'Europe...).
Il effectuait sa saison d'été en Méditérranée (Marseille - Barcelone - Tunis - Italie) et celle d'hiver aux Caraïbes.

Le Bleu de France


Fiche technique
Longueur : 200 m,
Largeur : 28,5 m,
ponts : 11,
Poids : 26512 t,
Nombre de cabines : 375,
Capacité passagers : entre 700 et 1000,
Equipage : 402,
Propulsion principale : 2 moteurs de 10640 kW
Propulsion auxiliaire : 5 moteurs de 1790 kW
Carburant : fioul,
Consommation moyenne / jour : 50 tonnes,
Système électrique : 3 alternateurs de 2430 kW et 2 de 745 kW en secours.

Conditions d'enquête
Après s'être présenté comme auteur de guides sur l'écologie, s'intéressant à la façon dont cette dernière était prise en compte dans le milieu maritime et notamment celui des bateaux de croisière, j'ai rencontré dans un premier temps un second du commandant, qui m'a fourni un certain nombre d'éléments généraux avant de me renvoyer vers un responsable de l'hôtellerie et de la restauration à bord.
Celui-ci a eu du mal à répondre à mes questions, tout en étant très intéressé par les alternatives que j'évoquais pour le monde de la navigation maritime, à la fois en terme de santé, d'environnement et d'économie d'énergie.
Il m'a conseillé de me tourner vers l'ingénieur principal du bâtiment pour avoir des réponses précises sur les sujets de la gestion de l'énergie, des traitements de l'eau, des systèmes de climatisation et de ventilation, de l'incinération à bord des déchets...
Malheureusement, ni le capitaine ni l'ingénieur auxquels ma demande fut transmise, "n'eurent le temps" (version officielle) de répondre à mes questions décidément gênantes !
Cela est en parfaite contradiction avec le programme "Save the Waves" (voir plus bas) sur lequel la compagnie s'est engagée...

Interview écologie maritime sur le Bleu de France
Paul de Haut en interview à bord du Bleu de France.


Les points abordés
la propulsion
Le Zénith en escale à Lisbonne La consommation en carburant est phénoménale avec une moyenne / jour de 50 tonnes de fuel.
A telle enseigne que la compagnie "CDF Croisières de France" fait systématiquement payer en sus de la croisière une surtaxe carburant d'environ 70 € !
Les rejets en matière de suie et de CO² sont en conséquence et nous avons constaté qu'il vaut mieux éviter de se mettre sur les parties du navire sous le vent pour ne pas se retrouver parfumé au mazout ou avec un bon mal de tête !
Nos propositions :
1) - des gains de consommation ont été obtenu par d'autres compagnies avec des carburations optimisées et un traitement spécial de la coque (revêtement sous-marin Intersleek 900, qui permet de réduire de 6 % la consommation de carburant grâce à une diminution des frottements)
2) - les gaz d'échappement pourraient être mieux épurés et traités.

les ordures
Le pont supérieur du Zénith Les déchets sont théoriquement triés soigneusement : informatiques, piles, batteries, médicaments, plastiques, métaux...
Tous les produits électroniques étant recyclés dans des installations à terre.
Cependant, une fois déchargés, ces déchets sont traités selon les réglementations en vigueur dans les pays d'escale.
Une partie des déchets est incinérée à bord, (là encore au delà de la limite des 12 miles nautiques des côtes) et cela se constate quelquefois par le rejet de cendres par la cheminée du système (sans doute y a-t-il un problème de filtre à particules).
A savoir qu'une vraie chasse aux détritus solides est faite à bord, car les dernières règlementations environnementales maritimes condamnent à une amende de 10.000 dollars toute compagnie dont un navire est pris en flagrant délit de rejet solide par dessus bord.
C'est d'ailleurs une cause de licenciement explicite pour le personnel naviguant.

L'eau à bord
Une des coursives du Zénith Selon les déclarations recueillies, le navire possède sa propre unité de dessalinisation de l'eau de mer, complétée par un remplissage aux escales qui le permettent.
La consommation estimée en eau douce est d'environ 58 m3 / par jour.
L'eau de boisson est très chlorée, ce qui n'est guère agréable.
Notre proposition : créer des points de puisage spécifiques pour l'eau alimentaire, bénéficiant de systèmes de filtration à charbon actif et UV qui sont disponibles actuellement et qui fonctionnent parfaitement bien.

les eaux usées
Les eaux usées et les déchets liquides en général sont stockées à bord, puis rejetés en mer dans le respect des règles maritimes (12 miles nautiques des côtes).
Les déchets alimentaires sont prélablement broyés puis relâchés de la même façon.
A noter cependant que le dispositif de WC des cabines nous a paru peu consommateur d'eau et très efficace en ce qui concerne l'aspiration des odeurs.
Malgré tout, dans le couloir tribord du pont 7, flottait pendant tout le séjour une odeur résiduelle de "fosse septique" peu agréable.
Notre proposition : traitement par activation des eaux-vannes pour un rejet moins polluant (90 %) en milieu naturel.

l'air conditionné
Pont 8 tribord du Zénith La gestion de l'air conditionné à bord est catastrophique, occasionnant à la fois un gaspillage énergétique incroyable et des chocs thermiques autant pour les passagers que pour l'équipage qui s'en plaint (sinusites, rhinites, angines...)
Plusieurs personnes de notre groupe ont d'ailleurs débarqué avec une bonne crève.
Bien évidemment les cabines doivent être ventilées pour y renouveler l'air (seuls quelques privilégiés des ponts supérieurs bénéficient de hublots ou de fenêtres) et climatisées pour maintenir une température compatibles avec de bonnes conditions de sommeil.
Mais là, certaines salles immenses pourtant utilisées que quelques heures par jour sont de véritables réfrigérateurs (discothèque, bibliothèque, salle de spectacle, salle de jeu...).
Au final : quelle perte d'énergie colossage et quel manque de confort !
D'autres compagnies gèrent parfaitement ce poste de la climatisation et il serait temps de s'en inspirer sur le Bleu de France.

l'électricité
Les canots de sauvetage du Zénith Le gaspillage en électricité est le gros point noir de ce navire : les cabines sont "faites" 2 fois par jour et les "cabinièr(e)s" ont pour consigne de tout laisser allumé, télévision y compris !
Ce point évoqué a mis très mal à l'aise la personne interviewée qui a bredouillé que les systèmes de détection de présence mettant en route automatiquement l'éclairage des cabines étaient trop onéreux à installer...
Il faut tout de même savoir que le navire :
- à quai en escale, ce qui lui arrive en moyenne une douzaine d'heure par jour, continue à brûler du fioul pour s'alimenter en électricité (via 3 alternateurs de 2430 kW)
- en navigation, il présente la même consommation, en plus de l'effort de propulsion.
Nos propositions :
1) - la compagnie "MSC Croisières" à installé sur sa flotte des systèmes d'éclairage et de climatisation prévus pour s'éteindre lorsque la cabine est innocupée. Ces dispositifs garantissent 30 % d'économie d'énergie dans les cabines de l'ensemble du navire ; c'est donc possible techniquement et les économies constatées couvriraient très vite l'investissement engagé.
2) - Si en 2008, les ampoules à LEDs, ne permettaient pas encore un éclairage compétitif par rapport aux ampoules halogènes, en 2012 la qualité et les prix sont au rendez-vous, avec à la clé une consommation pour l'éclairage divisée par 10 et une durée de vie multipliée au moins par 8.
3) - la climatisation, très énergivore, devrait ëtre mieux gérée pour ce qui concerne les parties communes.
Une des cabine extérieur du Zénith 4) - les grandes surfaces planes horizontales disponibles pourraient facilement être équipées de panneaux photovoltaïques produisant une partie non négligeable de l'électricité à bord avec un ensoleillement optimum autant en Méditerranée que dans les Caraïbes.
5) - L'installation d'une série de petites éoliennes (à axe vertical, par exemple, car elles sont silencieuces, ne présentent aucun danger et transforment n'importe quelle turbulence), permettrait de compléter cette autoproduction d'électricité propre inbord.

les produits ménagers et le linge
Les produits ménagers et de toilette sont traditionnels.
Le seul progrès éconologique constaté est l'utilisation de distributeurs dans les sanitaires (à l'exclusion de dosettes individuelles) avec l'économie de contenants qui va avec.
Nous n'avons pas réussi à savoir quelles méthodes sont employées pour le nettoyage des textiles : sans doute de la lessive traditionnelle et du perchlo pour le service pressing.
Visiblement, aucune connaissance des cadres du navire au sujet des effets nocifs sur la qualité de l'air et la santé, de ces produits.
Par contre, un bon point sanitaire puisque chaque passager a l'obligation de se désinfecter les mains avec un savon anti-bactérien, à l'embarquement initial.
Nos propositions : Utilisation de lessives et produits ménagers biologiques ou naturels et abandon de l'usage du perchlo (il existe actuellement d'autres produits non toxiques).

les produits d'entretien du navire
Un combat de tous les jours est lancé, contre la rouille s'attaquant aux très nombreuses parties métalliques du navire, et pour la protection des bois extérieurs.
Pas une journée sans voir une armada de "blue-boys" (car les hommes d'entretien portent une combinaison bleue...), sillonnant inlassablement le batiment avec : une ponceuse, un pot de peinture ou de vernis.
Le bulbe d'étrave du Zénith A priori, les ponceurs sont équipés de masques de protection, ce qui est un minimum, mais les passagers "bénéficient" d'odeurs de solvants et de poussières de ponçage bien plus qu'ils ne le souhaiteraient.
Tous travaux de ce type et le lavage extérieur du navire (coque, ponts, vitres) est soumis à déclaration / autorisation 48 heures à l'avance lorsqu'ils s'effectuent à quai.
Nos propositions : Bien entendu, ce combat contre l'altération de l'état du navire est légitime, mais il existe maintenant des produits avec des solvants non toxiques ; par ailleurs, recouvrir les parties métalliques d'une résine époxy, n'éviterait-il pas de nombreuses et trop fréquentes passes de peintures ?

le bruit
Sur le "BLeu de France" les bruits des moteurs ou parasites sont très discrets au niveau des ponts supérieurs et équipements communs..
Dans les cabines, c'est avant tout le bruit de la clim qui prédomine, et il faut un certain temps pour s'y habituer.
Notre proposition : la réfection de la climatisation (bouches plus larges en cabine) devrait permettre d'atténuer le nombre de décibels émis.

le programme SQM environnement "Save the waves"
Protéger les océans et la diversité de la vie marine qu'ils abritent est à la fois une façon de vivre et une approche compatible avec les affaires, selon la Royal Caribbean International. D'où la création en 1992 de la fondation "Save the Waves" (Sauver les vagues), un véritable programme de protection de l'environnement maritime.

Le programme "Save the Waves" s'appuie sur 3 principes :
- la réduction de la création et de la production de déchets matériels,
- le recyclage à chaque fois que c'est possible,
- L'élimination correcte des déchets restants...

La réduction des déchets
La base de la gestion des déchets est d'élaborer dans un premier temps les moyens de réduire en amont les sources de déchets matériels.
C'est ainsi que la Royal Caribbean International a pris des mesures significatives depuis plusieurs années pour reduire le volume des déchets à traiter sur leurs navires.
Des conventions ont été mises en place avec ses fournisseurs pour limiter les volumes des éléments consommables embarqués à bord, compte-tenu des conséquences en matière de déchets à traiter.
Par exemple tous les contenants en plastique ou assimilés utilisés à bord par les passagers (shampoing, bouteilles, assiettes ou couverts) ont été éliminés.
Enfin, la Royal Caribbean a imposé à l'équipage que rien ne se retrouve à être jeté par dessus bord.

Déchets spéciaux
Plusieurs déchets générés à bord des navires doivent être maniés avec précaution.
Ces déchets spéciaux sont : les peintures et vernis, les déchets médicaux, les liquides de nettoyage à sec, aérosols, recharge de butane et les batteries usagées...
Ils ne sont jamais mélangés avec les déchets courants ou les eaux grises ou noires.

Dispositifs de traitement des déchets courants
Des équipements adaptés et modernes ainsi que la stricte observance de ces règles permettent à la flotte de la Royal Caribbean de ne rejeter dans l'environnement aucun déchet solide.
Ces derniers sont stockés à bord jusqu'à leur incinération ou traités à terre dans les dispositifs adaptés.
Les déchets liquides sont relâchés en mer dans le respect des règles maritimes.
Les déchets alimentaires sont broyés et relâchés en mer à au moins 12 miles nautiques des côtes, c'est à dire au delà de la distance minimum imposée par les règles maritimes.

Formation à l'environnement à bord
Un officier environnemental est désigné à bord de chaque navire pour veiller à la bonne application de ce programme environnemental.
Ces officiers reçoivent une formation spéciale pour être capable de superviser et de vérifier tous les aspects environnementaux de la vie à bord (systèmes, procédures...) ainsi que la formation de l'équipage.
En plus, tous les membres d'équipage recoivent des instructions dans les premières heures à bord des navires de la compagnie pour les responsabiliser dans le respect du programme "Save the Waves"
A la fin de cette formation initiale, les nouveaux membres d'équipage doivent signer un contrat dans lequel ils s'engagent à protéger l'environnement.
On les entraîne aussi à expliquer le programme "Save the Waves" aux passagers.

En savoir plus sur la gestion écologique des déchets.


Pollutions des paquebots de croisière en escale
Même aux amarres, un navire de croisière ne s'arrête jamais et notamment ses moteurs alimentant la génération d'électricité à bord nécessaire aux cuisines, restaurants, éclairage, ménage, ascensseurs, air conditionné, traitements et chauffage de l'eau sanitaire...
Ainsi, l'association F.N.E (France nature environnement) a mesuré qu'un paquebot à l'arrêt polluait autant qu'un million de voitures, en termes d'émission de particules fines et de dioxyde d'azote. Certains ports d'embarquement massif comme Marseille (*) se retrouvent donc en fin de semaine avec une pollution de l'air multipliée due au bateaux à quai pendant le débarquement puis l'embarquement des passagers qui se croisent.
Les gestionnaires du port de Marseille ont d'ailleurs prévu d'installer, d'ici la fin d'année, une solution d'alimentation électrique pour éviter de faire tourner les moteurs des groupes en escale.
(*) selon l'ONG allemande Nabu, 60 000 particules extrafines par centimètre cube ont été mesurées près du terminal croisière de Marseille, contre 3 000 au parc du Pharo, près du Vieux-Port, qui sert de référence.

Le fioul lourd en cause
C'est avant tout la nature brute (non raffiné) du carburant utilisé par les navires de croisière qui est responsable de cette excés de pollution, puisque le "fioul lourd" utilisé a notamment une teneur en soufre plus de 3 500 fois supérieure à celle du diesel des voitures, avec un impact sur le santé majeur (maladies respiratoires aboutissant à des décès prématurés ou des cancers des poumons).
France nature environnement souhaite qu'une zone de contrôle des émissions de soufre en Méditerranée soit mise en place, comme c'est déjà le cas en mer Baltique, dans la mer du Nord ou dans la Manche.


Costa Croisières en route vers les croisières « écologiques » ?
La marque italienne affiche sa volonté à réaliser des croisières prenant plus en compte le respect de l'environnement maritime.
Parmi les objectifs atteints figurent une réduction de 10 % du volume des déchets produits par personne et l'introduction d'un nouveau système d'élimination des déchets non alimentaires, triés avant d'être débarqués pour être ensuite recyclés.

Toujours dans le domaine de l'environnement le tour operator suisse Kuoni a remis en 2006 le Green Planet Award - plus importante distinction suisse en matière de gestion écologique, dans le secteur du tourisme et des voyages – à l'ensemble de la flotte Costa Croicière pour la gestion opérationnelle exemplaire de ses paquebots, visant à minimiser leurs impacts sur l'environnement.

2006 a également vu la poursuite du partenariat entre Costa Croisière et WWF, qui a pour ambition d'informer, sensibiliser et recueillir des fonds afin de soutenir des projets de protection et de conservation de la mer et des espèces marines. De même, la collaboration avec le Joint Research Centre - Institute for Environment and Sustainability – de la Commission Européenne, pour la surveillance du changement climatique en Méditerranée, a été reconduite.


MSC Poesia, une nouvelle génération de navires écologiques pour MSC Croisières
Le 2 avril 2008, à Saint-Nazaire, aux chantiers Aker Yards, le MSC Poesia a été inauguré.
Il fait partie d'une nouvelle génération de navires "Eco Ship" dont le MSC Fantasia, qui développent les dernières technologies améliorant la préservation les ressources énergétiques et l'environnement :
1 - La flotte de MSC va recevoir le revêtement sous-marin Intersleek 900, qui permet de réduire de 6 % la consommation de carburant grâce à une diminution des frottements.
2 - Un système de carburation plus performant. Les réservoirs de carburant du MSC Poesia sont équipés de systèmes de retraitement et de limitation de la consommation selon les normes MarPol. Les gaz d'échappements sont épurés et traités avant combustion et les émanations purifiées.
3 - Les systèmes d'éclairage et de climatisation ont été optimisés pour s'éteindre lorsque la cabine est innocupée. Ces dispositifs garantissent 30 % d'économie d'énergie dans les cabines de l'ensemble du navire.
4 - Tous les déchets sont traités à bord ; les canettes sont recyclées et servent à la production de laminés d'aluminium. Au total, ce sont plus de 30 tonnes d'aluminium qui seront recyclées chaque année.
5 - Tous les détergents et autres produits d'entretien sont fabriqués selon des procédés naturels.
6 - Toutes les eaux d'entretien sont traitées et purifiées à bord avant rejet.


Les Green Planet Awards
Kuoni a décidé, en 2003, d'attribuer le "Green Planet Award" non seulement aux hôtels de vacances balnéaires mais également aux bateaux de croisières.
Aujourd'hui, Kuoni propose, dans son catalogue, 11 bateaux qui ont reçu le label écologique en raison de leurs efforts particuliers pour préserver l'environnement marin.
L'évaluation des performances écologiques est effectuée sur la base des questionnaires et de la documentation fournie :
- mode de propulsion du navire,
- consommation d'énergie,
- gestion des déchets,
- gestion des eaux usées et des ressources aquatiques...
Cette évaluation est complétée par des sondages et des inspections de bateaux.

Voici les critères d'exigence évalués :
Programme environnemental
* existe-t-il un programme environnemental spécifique qui va plus loin que les exigences minimales des conventions internationales sur le droit de la mer ?
* la mise en oeuvre du programme environnemental est-elle du ressort des plus hauts responsables du bateau ?
* les responsabilités et les compétences sont-elles clairement réglées ?
* comment les objectifs et les mesures sont-ils communiqués en interne et à l'externe ?

Mise en ouvre et mesures
* avec quelles mesures les objectifs environnementaux sont-ils atteints ?
* les équipages et le personnel sont-ils sensibilisés et formés ?
* est-il fait usage de nouvelles offres en matière de technologies respectueuses de l'environnement ?
* les résultats obtenus sont-ils conformes aux objectifs fixés ?

Développement futur
* des objectifs écologiques mesurables ont-ils été fixés pour le futur ?
* s'efforce-t-on d'améliorer constamment l'efficacité écologique ?
* existe-t-il des instruments censés assurer une amélioration constante des prestations écologiques des bateaux de croisières ?


Conclusion
Des solutions existent puisque certains les utilisent déjà et d'autres sont encore à appliquer.
La responsabilité environnementale est devenue un enjeu à la fois stratégique et marketing que certains armateurs de croisières prennent aujourd'hui en compte, espérons qu'ils fassent école.
Dossier et enquête réalisés par Paul de Haut.


Association environnementale littoral
Surfrider Foundation Europe est une association à but non lucratif (loi 1901), dévouée à la protection et la mise en valeur de l'océan, des vagues et du littoral.
Elle a été créée en 1990 à l'initiative de surfeurs, dont Tom Curren, triple champion du monde.
Surfrider Foundation Europe regroupe parmi ses membres des personnes venant de tous les horizons, ayant en commun la passion de l'océan et le souci de protéger le littoral.
Tous les ans Surfrider Fondation s'associe à des organisations locales pour participer à des nettoyages de plages le 1er week-end du printemps.

objectifs et missions
- lutte contre la pollution des océans  : marées noires, dégazages, déchets flottants, pollutions bactériologiques...
- meilleure information du public en ce qui concerne la qualité des eaux, les législations et les risques réels en cas de pollution.
- sensibilisation des enfants : il est important que les décideurs de demain comprennent dès aujourd'hui les enjeux de la protection de l'océan.

Adresse
20 avenue de Verdun -  64200 Biarritz
Tel : 05 59 23 54 99


Recours des clients des croisièristes
Que vous empruntiez un ferry ou un bateau de croisière d'origine européenne, sachez que vous avez droit à des indemnités si votre trajet ne se déroule pas comme prévu.
Voici les conditions et la marche à suivre.

En cas de retard, d'incident notoire ou d'annulation
Le règlement européen (n° 1177/2010 du 24 novembre 2010 entré en vigueur le 18 décembre 2012) prévoit la protection des voyageurs :
- mais ce texte ne s'applique pas aux passagers voyageant sur des petits bateaux (ceux qui ne sont pas autorisés à transporter plus de 12 passagers), aux navires dont l'équipage ne dépasse pas trois membres, aux trajets inférieurs à 500 mètres pour les excursions ou circuits touristiques, aux voiliers.

- par contre, la compagnie maritime ne peut pas vous réclamer un tarif supérieur à celui pratiqué pour les voyageurs nationaux, ni vous imposer des conditions particulières.

- en cas de retard à l’arrivée de plus d’une heure, vous avez droit à une indemnisation de 25 % ou 50 % du prix du billet, selon l’importance du délai. Si le retard dépasse 90 minutes ou, si le trajet est annulé, le transporteur doit vous garantir le remboursement de votre trajet ou organiser votre réacheminement gratuit vers votre point de départ, si vous n'avez pas pu atteindre votre destination. Pour vous faire patienter, il doit vous délivrer une information précise (temps d’attente, prestations mises à disposition) et prévoir des services d’assistance (collations, repas, rafraîchissements et, si besoin, hébergement pour trois nuits au maximum, sans dépasser 80 euros la nuit).

Attention !
Aucune indemnisation si le retard est dû à une catastrophe naturelle ou à des conditions météorologiques extrêmes.

Où s'adresser ?
Les transporteurs européens ont l’obligation d’avoir un système de traitement des réclamations. Si vous n’obtenez pas satisfaction auprès du fautif, reste à saisir le tribunal du lieu de départ ou de destination. Si vous êtes passé par un tour-opérateur pour acheter vos billets, c’est lui que vous devez assigner directement.


Forum
J'ai effectué fin décembre - début janvier 2015 une croisière Costa sur le "Romantica". Ce fut un cauchemar...
Queue à chaque repas pour avoir une place au restaurant, pas de salle d'accueil en rapport avec la capacité du bateau, liberté totale du capitaine qui réalise les stops quand il veut... incapacité à obtenir des glaçons de rafraîchissement et coût prohibitif de tout achat : 1 litre d'eau plate en bouteille plastique (interdiction de boire l'eau du robinet) 2,93 euros hors taxe, être descendue à l'infirmerie au bras d'un membre d'aide équivaut au coût facturé d'une ambulance, soit 60 euros, etc...
Mais là n'est pas le plus grave !
Au retour nous avons fait escale à Malte permettant une large promenade, j'en profitais pendant 4 heures.
A mon retour une armada de karchéristes bien équipés nettoyait le Romantica sur toute sa longueur à raison d'à peu près 1 karcher tous les 20/30 mètres.
Je fus saisie par une odeur chimique forte qui me brûlait le nez (les croûtes sont parties il y a 1 semaine) la gorge (j'ai encore une difficulté à déglutir comme si j'avais des écailles plantées dans les amygdales...) et mon œsophage me brûlait comme si j'avais respiré une fumée âcre.
Bref, je précipitais mon retour en cabine espérant échapper à ces désagréments pénibles du fait de l'air conditionné. L'odeur moins intense devait me poursuivre et bientôt la nécessité de m'allonger du fait de vertiges s'imposait, puis ce fut une incapacité à me maintenir en équilibre jusqu'à la chute. J'appelais le garçon d'étage et entre temps un vomissement généreux me prenait.
Je demandais a voir le médecin et fut aidée de ce garçon d'étage, mon absence d'équilibre le nécessitant.
J'arrivais à l'infirmerie hôpital et il fut constaté un 22 de tension ; hyper tension qui m'est totalement inconnue habituellement. L'électro cardiogramme ne révélait par ailleurs aucune anomalie.je fus mise sous hypotenseur en perfusion et la tension revint au niveau acceptable.
Je fus reconduite en cabine avec un hypotenseur à prendre régulièrement matin et soir des le lendemain...
Coût de ce passage médicalisé 690 euros pour 4 heures.
Je fais un. Lien de cet épisode avec les troubles flagrants dus à la respiration d'un produit volatil dispensé par karcher sur la coque du bateau. Cela sera nié par le médecin du bateau, c'est de bon aloi !
Par contre les brûlures des voies respiratoires ne sont pas imaginaires ni une condensation constatée au niveau supérieur d'un poumon...
Impossible d'obtenir la nature du produit nettoyant utilisé...
Vous comprendrez qu'il m'est important d'en avoir la nature pour éviter une réponse encore plus lourde en cas de confrontation avec ce produit...



Sujets connexes
- Impacts environnementaux du fret maritime.


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