Ecologie Solutions
TRAITEMENTS EAU POTABLE OSMOSE et CHARBON ACTIF

Gestion, traitement et qualité de l'eau potable
Voir aussi : "Pluies acides"


Ne souillons pas nos ressources en eau potable La protection et la bonne gestion des ressources en eau est de plus en plus d'actualité puisque :
- 96 % des cours d'eau étaient déclarés contaminés par des pesticides en 2003/ 2004 (résultats des analyses effectuées dans plus de 10.000 points de surveillance)...
- 61 % des eaux souterraines le sont aussi sur l'ensemble du territoire français (métropole et DOM), d'après une étude de IFEN (Institut Français de l'ENvironnement).
- 1 % de l'eau que nous consommons est utilisée pour la boisson ! (Le corps d'un adulte a besoin de 2,5 litres d'eau par jour dont 1,5 litres sous forme de boisson et 1 litre à travers les aliments consommés).



Un rapport remontant à janvier 2008 publié par l'IFEN (Institut Français de l'ENvironnement) établit que 9 rivières sur 10 sont contaminées par un ou plusieurs pesticides et que la moitié des eaux souterraines contrôlées le sont aussi.

Agir en amont auprès des agriculteurs et par une réglementation encore plus restrictive sur l'emploi de ces toxiques phytosanitaires est indispensable, mais ne portera ses fruits que dans des décennies.


Un peu d'histoire
Dans les eaux citadines, on puisait l'eau pour boire, se laver et laver tout et n'importe quoi, mais les rivières et fleuves servaient avant tout d'égouts à ciel ouvert recevant à la fois les eaux pluviales, les eaux usées, et une bonne partie des ordures...
Ce mélange a provoqué de redoutables maladies et épidémies qu'à l'époque personne n'arrivait à expliquer.
C'est en 1854 que le médecin britannique John Snow a prouvé que la mémorable épidémie de choléra qui décima une partie de la population de Londres provenait de la souillure des eaux.
Enfin, pour donner un ordre d'idée, chaque français consomme une moyenne de 150 l d'eau potable par jour et 10 % à peine de cette consommation concerne des usages alimentaires ou corporels !


Organisation
- les points de puisage sont zonés en 3 périmètres protégés (périmètre immédiat, périmètre rapproché, et périmètre éloigné)
- pour les prises d'eau en surface, la protection de la ressource est complétée par un réseau de surveillance et d'alerte.
- un plan est mis en place dans chaque département, pour réagir à des pollutions constatées, coordonné par le préfet, les services délégués de l'état : DDAF, DDE, DDASS, et les prestataires de founiture et de distribution de l'eau (syndicats mixte ou privés).

Analyse de l'eau
Votre facture d'eau est maintenant obligatoirement accompagnée d'un compte rendu d'analyse, portant sur les paramètres suivants :
- recherche bactériologique générale (le plus souvent les colibaciles fécaux),
- dureté ou TH - titre hydrotimétrique - (pourcentage de Calcium et Magnésium dissouts ou en suspension dans l'eau),
- pesticides,
- nitrates (teneur maximale admise = 50 mg par litre),
- fluor (teneur de cet oligo élément rajouté pour la prévention de la carie dentaire) concentration admise = de 0,5 à 1,5 mg/ litre,
- plomb, favorisant le saturnisme (les eaux acides le dissolve permettant son ingestion, puis le cerveau le concentre !).

Carte du TH des eaux en France
Carte du TH moyen de l'eau dans les départements français

Carte des nitrates en France
Carte des départements français dont le taux de nitrates dans les
nappes phréatiques atteint ou dépasse la limite de 50 mg par litre


Malheureusement, le nombre de prélèvements reste insuffisant et se fait à la discrétion du distributeur, donc pas quand il sait que les facteurs de pollution sont défavorables.
Encore pire :
beaucoup de substances toxiques ne sont pas recherchées et donc pas trouvées, ce qui ne veut pas dire que l'eau que nous buvons n'en contient pas.

Etude 2013
Dans une nouvelle étude diffusée le 25 mars 2013, l'association "60 millions de consommateurs" a confirmé la présence de polluants dans l'eau du robinet ; 8 prélèvements sur les 10 effectués contenaient au moins une des 85 molécules recherchées...

Les traitements collectifs
L'eau de nos réseaux de distribution est traitée généralement par :
- tamisage (filtration grossière des plastiques, branches, feuilles...),
- décantation (pour faire déposer les particules lourdes en suspension),
- traitement chimique par floculation (regroupant sous forme de flocons les particules qui déposent ensuite au fond des bassins),
- filtration fine par le sable et/ ou le charbon actif (pour débarasser l'eau des dernières substances organiques),
- stérilisation (pour neutraliser à l'ozone - O3 - les virus ou germes encore présents),
- chloration ( pour maintenir la potabilité jusqu'au robinet du consommateur).

Quelques chiffres sur notre consommation
Notre consommation moyenne d'eau domestique par personne se répartit ainsi :
- 40 % pour les WC (22 m³ par an),
- 20 % pour un usage sanitaire (11 m³ par an),
- 12 % pour le lavage du linge (6,5 m³ par an),
- 10 % pour la vaisselle (5,5 m³ par an),
- 7 % pour la préparation des repas et la boisson (3,85 m³ par an),
- 11 % pour les autres usages (6,05 m³ par an).
Soit environ 150 litres par jour et par personne.
Cela ne tient pas compte de l'arrosage qui est estimé à une consommation de 5,5 m² par m² et par an.


Conseils initiaux
L'eau chaude
La chaleur favorise le développement des bactéries et la dissolution des métaux, il n'est donc pas recommandé d'utiliser l'eau chaude du robinet pour se préparer des boissons chaudes, etc.
Prenez plutôt de l'eau froide et faîtes-la chauffer vous-même, elle sera plus sûre.

L'eau de boisson
Conservez l'eau de boisson déjà tirée au réfrigérateur dans un contenant bien fermé et à l'abri de la lumière, car elle est sensible à ces paramètres qui peuvent favoriser sa dégradation.
Consommez-là sous 24 heures.

L'eau de pluie
Vous croyez peut-être à tort que l'eau de pluie est pure ! C'est une grave erreur.
Elle est issue de l'évaporation, et donc, tous les élément volatiles peuvent s'y retrouver :
la pollution de la terre et de la mer aboutit à la pollution des nuages, c'est facile à comprendre.
De plus, la pollution de l'air d'ordre chimique (incinérateurs d'ordures, vaporisation de produits, chauffage, feux, activités industrielles...) est fixée et précipitée par la pluie (dioxine, chlore, etc.)
Contentez-vous alors d'utiliser votre eau de pluie pour arroser vos plantes.

L'eau du puits
Vous avez le droit de disposer des eaux souterraines de votre propriété, mais il est déconseillé de boire l'eau de son puits, car elle est particulièrement sensible aux pollutions extérieures ! Le plus souvent, équiper son puits d'une installation de traitement ne suffit donc pas à vous garantir une eau potable en permanence !

Votre compteur d'eau
Vous êtes responsable de l'installation en aval de votre compteur d'eau (entretien, fuites...)
Il vous appartient aussi de le protéger contre le gel en le recouvrant d'un isolant. En cas de fuite après le compteur, même si la facture est astronomique, vous n'aurez aucun recours juridique !
Enfin, si vous quittez votre logement pendant quelques jours ou pour les vacances, il est prudent de fermer votre robinet d'arrivée...

Canalisations en plomb
Dans les immeubles équipés de tuyaux en plomb, laissez couler l'eau quelques minutes avant de la boire ou de l'utiliser pour la cuisine. Faites la même chose après une absence de plusieurs jours.

Adoucisseur et chauffe-eau
N'alimentez pas votre chauffe eau par de l'eau passant par un adoucisseur, le sel le corrodera (sauf s'il est muni d'un revètement céramique).


Principaux polluants de l'eau
les nitrates
C'est la directive européenne 91/676/CEE du 12 décembre 1991 qui constitue le principal instrument réglementaire pour lutter contre les pollutions liées à l'azote provenant de sources agricoles. Elle concerne toutes les origines confondues (engrais chimiques, effluents d'élevage, effluents agro-alimentaires.
Transposée en France, elle se traduit en particulier par la définition de zones vulnérables prioritaires pour organiser la lutte contre la pollution des eaux par les nitrates d'origine agricole.
Les actions à y mener sont définies par des programmes d'actions cadrés par des arrêtés préfectoraux.

Les phosphates
Produits résiduels de beaucoup de lessives, les phosphates participent eux aussi à la pollution de l'eau.
Phosphates et nitrates rendent les eaux eutrophiques, c'est à dire favorisent la multiplication et le développement d'algues qui prennent le pas sur tout autre flore aquatique et finissent par absorber toute l'oxygène de l'eau, étouffant toute vie animale aquatique !

Herbicides pesticides et insecticides...
Inutile de revenir sur les risques présentés par ces produits phyto-sanitaires, de plus en plus présents dans l'eau de nos réseaux de distribution.

Les métaux lourds
Cadmium, mercure et plomb sont les principaux métaux lourds que la pollution restitue à l'eau, et que toute la chaine alimentaire concentre de plus en plus pour finir par être absorbée par l'Homme.

Le Radon
Ce gaz radio-actif plus lourd que l'air est d'origine naturelle, ce qui n'enlêve rien à son impact sur la santé.
Le radio isotope le plus répandu est le radon de symbole Rn 222. Ce gaz provient de la désintégration de l'uranium 238 puis du radium 226 présents dans la croûte terrestre surtout dans les sous-sols granitiques et volcaniques. Le radon se désintègre lui-même en « descendants » solides émetteurs alpha à vie courte : polonium 218, plomb 214, bismuth 214, polonium 214, plomb stable 206. C'est ainsi que l'on risque de retrouver tous ces éléments dans l'eau de boisson.
Depuis 1987, il est classé comme agent cancérigène.

Les hydrocarbures
Goudrons, huiles, graisses, rejets industriels ou produits par nos véhicules... les hydrocarbures sont partout, et finissent fatalement dans l'eau !
On peut y ajouter le Benzène et tous les solvants !

Bactéries
La plupart de celles que l'ont retrouve sont issues des eaux usées d'élevages industriels, ou des stations d'épuration non performantes ou à la suite de débordements causés par des pluies intenses et soutenues, qui lessivent les les réseaux collectifs et les installations.
Il s'agit le plus souvent de colibaciles fécaux.


En Bourgogne
Le suivi réalisé en 2004 et 2005 confirme une pollution importante par les nitrates (issus des engrais azotés agricoles).
Pire : malgré la mise en place depuis 1994 des premières actions sur les zones vulnérables, la situation continue à se dégrader !

nitrates
Les plus fortes concentrations en nitrates se relèvent dans l'Yonne et la Côte d'Or avec plus de 40 % des sites analysés qui présentent des teneurs supérieures à 25 milligrammes par litre d'eau.
Dans la Nièvre, la situation est plus contrastée puisque 50 % des points d'eau testés sont considérés comme "de bonne qualité, selon les normes en vigueur", alors que 30 % sont fortement contaminés.
En cause : la surfertilisation des terres !

pesticides
Encore plus de 80 % des analyses révèlent leur présence dans les eaux souterraines et les cours d'eau (61 pesticides différents dans les zones viticoles, de grandes cultures et mêmes les zones urbaines !).
C'est à tel point que du propre aveu du délégué régional de l'Agence de l'Eau, cette eau, même traitée, ne pourra jamais devenir potable...
Pire : l'Atrozine, pourtant interdite depuis 2003, se retrouve toujours dans les eaux aux mêmes quantités et que personne n'a aucune idée de leur temps d'élimination.


Impact sur la santé
Les nitrates sont connus pour être toxiques surtout pour les femmes enceintes et les nourrissons.
Leur coût public sur l'environnement avec les risques d'eutrophisation des rivières va de pair avec un déséquilibre et un appauvrissement de ce milieu naturel, tant sur la flore aquatique que sur la faune.
Pour ce qui est des pesticides, la statistiques de la MSA (Mutuelle Sociale Agricole) montrent clairement qu'en doses massives (surtout par inhalation) ils provoquent cancers, stérilité, pathologies dermatologiques et respiratoires.


Et la Loire ?
Quel est l'état sanitaire du plus grand et plus sauvage fleuve de France ?
Voici quelques éléments peu rassurants révélés par une étude du Réseau National de Bassin, transmis par l'Agence de l'Eau de Clermont-Ferrand.
Les derniers résultats datant de 2002 suite à des prélèvements effectués au niveau du pont SNCF à Nevers indiquent :
- niveau biologique --> qualité trés moyenne,
- matières organiques et oxydables --> moyen, mais surtout en baisse par rapport à 2000 !
- azote et matières phosphorées --> taux assez bas,
- nitrates --> moyen,
- micro polluants --> médiocre !
- métaux lourds --> traces de pollution ancienne avec présence de plomb, zinc et nickel, dans les sédiments...
- hydrocarbures --> médiocre !
Inutile de préciser que dans ces conditions, toute immersion dans le fleuve majestueux est à proscrire, pour la santé et ce n'est pas la dangerosité légendaire de la Loire qui est en cause...

La France : une bien mauvaise élève !
Notre pays reste menacé de sanctions record (40 millions d'euros) par l'Union Européenne pour la pollution des eaux par les nitrates et de 300 à 400 millions, selon le rapport de Fabienne Keller, sénateur maire de Strasbourg !
Le 1er février 2008, elle est de nouveau mise en demeure par la Cour de justice Européenne de mettre un terme cette pollution par les nitrates notamment en Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vendée.


Eau en bouteille
Contre toute attente, l'eau en bouteille est un vrai fléau écologique et économique !
Chaque français en consomme pourtant en moyenne 130 litres par an et cette consommation a doublé entre 1999 et 2004 et cela va en s'amplifiant !

Une aberration économique pour le consommateur !
Son prix d'achat pour l'usager peut être jusqu'à 1000 fois plus cher que l'eau du robinet, pour une qualité quelquefois douteuse... et jusqu'à 10.000 fois plus, si l'on tient compte des coûts indirects payés par chacun (énergie utilisée pour sa mise en bouteille, son acheminement (300 km en moyenne), et le recyclage des contenants !)

Un gaspillage de matières premières
Près de 3 millions de tonnes de PET (polyéthylènes téréphtalate) sont utilisées chaque année dans le monde pour fabriquer les plastiques qui contiennent les eaux en bouteille consommées...
Au niveau mondial, la fabrication des bouteilles en PET utilisent chaque année 2,7 millions de tonnes de ce produit dérivé du pétrole.
De quoi faire rouler des centaines de milliers de voitures pendant la même période !

Une charge écologique supplémentaire pour la planète
Ces mêmes bouteilles abandonnées dans la nature mettront prés de 1000 ans pour se dégrader totalement.
En 2004, les seules bouteilles ont représenté une production de 240.000 tonnes de déchets en matières plastiques, soit de 2 à 3 m³ par famille et par an.
Enfin, l'incinération de ces contenants, produit des émanations toxiques et des cendres chargées de métaux lourds, polluant un peu plus notre planète.

Voir notre dossier : L'eau en bouteilles plastiques


QUE FAIRE et COMMENT REAGIR ?

au niveau individuel
Vous en avez assez de boire de l'eau de mauvaise qualité ou de gaspiller votre argent en charriant des centaines de packs d'eau en bouteille, (soit une surconsommation de vos véhicules) dont les contenants vont à leur tour polluer un peu plus nos ressources en eau ?
N'achetez plus d'eau en bouteille et :
- filtrez de façon autonome votre eau avec un système à charbon actif et/ ou par l'osmose inverse.
- neutralisez le calcaire, grâce à différents systèmes (magnétiques, adoucisseurs...).

Voir notre dossier : Traiter son eau de boisson

au niveau collectif
Les habitants de Bundanoon (2500 habitants) située à 100 km de Sydney en en Australie, ont voté à l'unanimité l'interdiction de la vente de bouteilles d'eau dans leur ville, ce qui est une première mondiale.
Les étudiants de l'Université de Leeds, en Angleterre, avaitent voté une interdiction similaire sur leur campus en décembre 2008, mais aucune ville n'avait jusqu'à présent pris cette initiative.
La goutte d'eau "qui a tué la bouteille en plastique" aurait été la décision prise par l'entreprise de boissons "Norlex" de pomper l'eau dans les nappes phréatiques des environs, puis de la transporter en camion à Sydney pour la mettre en bouteille, avant de la rapporter pour la vendre localement.
Il sera donc désormais illégal pour les magasins de la ville de vendre de l'eau en bouteille, et la Mairie les encourage à proposer de l'eau filtrée (moins chère que l'eau en bouteille) ou à vendre des gourdes pour compenser leur manque à gagner.
Dans le même mouvement, la municipalité va installer des fontaines à eau filtrée gratuite dans les rues.
Les visiteurs de la ville, eux, ne se verront pas infliger d'amende s'ils boivent de l'eau en bouteille mais seront vivement incités à se rallier à l'engagement local !
L'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, dont Bundanoon fait partie, a suivi la petite cité en annonçant sa décision d'interdire l'eau en bouteille dans toutes ses agences et administrations (comme l'ont déjà fait 60 villes dans le monde, aux Etats-Unis, en Angleterre ou au Canada), pour éviter "un gâchis d'argent et de ressources naturelles".
Un exemple à suivre.

News
En application de la loi du 21 avril 2004, une consultation publique organisée par les comités de bassin Loire-Bretagne et Seine-Normandie a été ouverte du 2/05 au 2/11/2005 sur les enjeux liés à l'eau et aux milieux aquatiques visant à réviser les schémas directeurs d'aménagement et de gestion de l'eau.
Les documents soumis à consultation étaient disponibles dans les préfecture et sur les sites Internet :
- www.ecologie.gouv.fr
- www.eau-loire-bretagne.fr
- www.eau-seine-normandie.fr


Et les entreprises ?
Prenons l'exemple des golfs qui utilisent beaucoup d'eau pour entretenir la verdeur de leurs "green" et le nettoyage de leurs équipements :
En France, en 2005, seulement 10 golfs sur 550 utilisaient de l'eau de récupération ou recyclée !
En Espagne, tous les golfs y sont contraints par la loi !
Une fois de plus, la France, grande pourvoyeuse de leçons écologiques à l'export, est loin d'être dans le coup.

Sécheresse : les mesures de restriction
Selon le degré de dégradation des ressources hydrologiques, les communes sont classées en plusieurs zones avec des mesures différentes de restriction de l'usage de l'eau.
Ces zones sont définies par arrêté préfectoral en 2 niveaux :

1 - Niveau d'alerte
Usage particulier
sont déconseillés, à éviter ou à reporter :
- le lavage des véhicules,
- le lavage des allées, terrasses et façades, pour les particuliers,
- le remplissage et remise à niveau des piscines à usage familial,
- l'arrosage automatique des potagers,
- l'arrosage des pelouses, espaces verts publics ou privés, des massifs de fleurs, espaces sportifs de toute nature, stades et golfs est interdit de 10 h à 18 h.
en usage agricole :
- le registre réglementaire de prélèvement doit être rempli hebdommadairement,
- le réglage des rampes et asperseurs doit impérativement eviter tout arrosage de surfaces non agricoles.
en usages industriels :
- les activités industrielles et commerciales doivent limiter au strict nécessaire leur consommation d'eau et le registre réglementaire de prélèvement doit être rempli hebdommadairement.
pour la navigation et les plans d'eau :
- le Service des Voies Navigables de France veille à assurer une exploitation optimisées de l'alimentation des canaux,
- le remplissage des biefs à la suite des chômages sur canaux,
- seule la vidange des plans d'eau entretenus régulièrement, c'est à dire avec une fréquence de 1 à 4 ans, est autorisée sous condition de prendre toutes précautions nécessaires pour limiter son impact sur le milieu récepteur aval.


2 - Niveau de crise
Usage particulier et professionnel
sont interdits :
- le lavage des véhicules sauf pour ceux ayant une obligation réglementaire ou dans les stations munies d'un système de recyclage des eaux, ou haute pression,
- le lavage des allées, terrasses et façades, sauf pour les professionnels du ravalement de façades,
- le remplissage et remise à niveau des piscines à usage familial, sauf pour les bassins et piscines en cours de chantier,
- l'arrosage des potagers de 8h00 à 20h00,
- l'arrosage des pelouses, espaces verts publics ou privés, des massifs de fleurs, espaces sportifs de toute nature, stades et golfs,
- le lavage et l'humidification des voieries publiques ou privées sauf impératifs sanitaires et à l'exclusion des balayeuses laveuses automatiques.
en usage agricole :
- les prélèvements en nappes profondes pour irrigation du samedi 8h00 au lundi 8h00, hormis en retenue collinatre, et pour les cultures maraîchères, horticoles ou pépinières,
- les prélèvements en cours d'eau, canaux ou nappe d'accompagnement de cours d'eau hors des tours d'eau mis en place.
- les prélèvements en cours d'eau, canaux ou nappe d'accompagnement de cours d'eau de 9h00 à 19h00 s'il n'existe pas de tours d'eau mis en place.
en usages industriels
mêmes mesures plus :
- les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE) doivent respecter leurs arrêtés préfectoraux d'autorisation d'exploiter (dispositions relatives aux situations de sécheresse).
pour la navigation et les plans d'eau
mêmes mesures plus :
- regroupement des bateaux avec un temps d'attente porté à 30 mn maximum, et un comptage des éclusés,
- le remplissage des biefs à la suite des chômages sur canaux,
- le prélèvement d'eau en vue du remplissage ou du maintien du niveau des plans d'eau, sauf suite à un prélèvement pour la lutte contre l'incendie et pour les pisciculteurs, sous réserve de préservation du débit minimum biologique,
- seule la vidange des plans d'eau entretenus régulièrement, et équipés d'un moine ou d'un bassin de décantation, est autorisée,
- toutes précautions nécessaires pour limiter son impact sur le milieu récepteur aval, notamment l'entraînement de matières en suspension ou l'augmentation de température, doivent être prises.
- la pêche au filet est fortement recommandée.

Pour savoir dans quelle zone vous vous situez, il suffit d'appeler la préfecture ou la mairie dont vous dépendez.

Pour en savoir plus :

Comment vivre dans un habitat sain et écologique


Forum
Nous voulons savoir s'il est possible de rejeter l'eau du lave-linge directement dans le sol, sous condition d'utiliser des produits bio.
Stéphanie et Jérôme C.
Réponse
Votre question n'a malheureusement qu'une seule réponse légale : Non !
En effet, en France la législation impose que toute eau souillée, même issue de lavages avec des produits écologiques soit traitée à travers les installations privées aux normes ou le réseau public.
Cela peut se comprendre car dans l'eau résultant d'un lavage même écologique, il peut y avoir des "saletés" que l'action conjuguée mécanique du brassage et des lavants n'a pas du tout neutralisées la toxicité et qui risquent de se retrouver dans les nappes phréatiques.
Par ailleurs, le droit de l'eau est bien compliqué, et d'une façon générale même les eaux pluviales n'ont théoriquement pas le droit d'être rendues à la terre sans précautions préalables (hors arrosage qui n'imbibe que sa partie supérieure).
Nous avons conscience que cette réponse ne vous satisfera pas, et il n'y a guère de chance que la transgression de cette règle ne vous mène en prison.
P.H

J'ai consulté la feuille de résultats d'analyse de l'eau que je suis sensé boire. (analyse bactériologique partielle - colibacilles fécaux -, dureté, pesticides, nitrates, fluor et plomb... c'est tout !)
Aucune recherche de dioxine. Les incinérateurs à ordures, maintenant installés dans chacun de nos départements, rejettent pourtant des tonnes de chlore et de métaux lourds dans l'air que nous respirons. D'abord dispersés, ils finissent par contaminer la terre, les végétaux et les nappes phréatiques par imprégnation, dépôt ou précipitation sous la forme de différents composés organiques plus toxiques les uns que les autres.
Pour finir le cycle, la chaine alimentaire concentre tous ces éléments (végétaux - herbivores - carnivores) pour finir avec une concentration maximum chez l'Homme quel que soit son régime alimentaire : végétalien, végétarien, bio ou omnivore...
Malformations, allergies, cancers et maladies auto-immunes se sont décuplées depuis quelques décennies.
Comment peut-on continuer à ignorer cette réalité et à faire l'autruche ?

P.E

Je souhaiterais savoir s'il existe des subventions pour le remplacement d'une machine de lavage de pressing, utilisant du perchlo, par une machine à eau non polluante (le coût de cette machine est d'environ 23.000 €).
Si oui, auprès de qui puis je m'adresser ?

M.L.G
Réponse :
A notre connaissancen il n'existe pas d'aide pour ce type d'investissement, vers un exploitant privé.
Nous vous conseillons, malgré son prix significatif ce remplacement pour au moins 2 raisons :
- vous préserverez ainsi votre santé, celle de vos employés et celle du voisinage,
- commercialement, ce plus sur lequel vous pourrez communiquer attirera toute une clientèle sensibilisé à l'écologie...
Mais peut-être y aura-t-il quelqu'un qui aura une autre réponse en terme d'aides, à vous apporter.
Paul de Haut

J'ai eu la curiosité d'acheter une pomme de douche à Leds dont la couleur change de couleur avec la température. C'est vrai que cela paraît sympa de prime abord, notament avec l'idée de ne pas brûler les enfants au moment de la douche. Au bout de quelques semaines, l'éclairage ne fonctionne plus. Au bout de quelques mois, elle fuit latéralement, aspergeant partout perpendiculairement au jet. Alors ne faites pas comme moi, évitez ce gadget à la durée de vie éphémère...
J-P

Ce 20 août, on nous annonce le renforcement des restrictions de l'usage de l'eau sur notre département, la Nièvre.
Ma réflexion se porte sur le fonctionnement d'une maison : avez-vous pensé à ce scandale quotidien : lorsque vous utilisez votre chasse d'eau, 3 litres d'eau BUVABLE sont lâchés, voire 5 litres.
Comment est-il possible que nos habitations soient encore construites avec ces mêmes modes de fonctionnement, avec tout ce qui nous est annoncé, pour un avenir proche (réchauffement climatique, manque d'eau, etc.)
Certes les logements déjà installés auront du mal à intégrer de nouvelles techniques, mais pour les nouvelles constructions, les solutions ne sont pas compliquées, il suffit de les vouloir :
Une maison peut avoir un système de récupération des eaux de pluie suffisamment conséquent pour alimenter sur un réseau distinct les chasses d'eau de la maison, les nettoyages extérieurs (voiture, terrasse...) et autres arrosages. Mais cela se prévoit. Il ne pleut jamais chez vous ? Il y a quelques années, en Belgique, un Géo Trouvetou a mis au point un système de récupération des eaux des douches et baignoires pour alimenter les chasses d'eau. Quoi de plus simple, il fallait simplement y penser.
Des solutions comme celle-ci, il en existe beaucoup. Elles ne sont même pas si récentes et devraient déjà faire partie de notre quotidien.
Qu'attendons nous pour nous lancer ?
Les ordres, les lois, sans doute, les obligations, les contraintes...
Fin de ce billet,
Au loin le bruit de l'eau... qui coule... inlassablement... une piscine se remplit, au mépris de toutes les interdictions, il s'en fout, il a de quoi payer sa facture ! Après lui le déluge !
Le chemin sera long...

C.H


Habitat
Construire et aménager une maison écologique : les différents modes de construction, les maisons en bois, les maisons à ossature bois, le chauffage, le chauffe-eau, l'isolation, la ventilation, les polluants domestiques, les ondes, l'assainissement, la décoration, les aides...
Chauffage
Calcul du coût de votre chauffage, bilan énergétique de son logements, diagnostic thermique, pompes à chaleur, climatiqation réversibles, géothermie, plancher chauffant, chauffage au bois et aux céréales, puits canadien, chaudières à condensation, cheminée au bio-éthanol, recyclage du bois
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