Ecologie Solutions
GESTION des DECHETS et ORDURES MENAGERES

Gestion des déchets et des ordures ménagères
(voir aussi "fabrication d'un bac à compostage individuel"...
et le forum "Environnement" du site Mon Avis sur la gestion des déchets.)

Le tri sélectif et la revalorisation des déchets En préambule, la meilleure façon d'éliminer les déchets et de ne pas les produire !
Il s'agit de la réduction à la source.
La part des emballages, conditionnement ou packaging, représente de 30 à 40 % du prix d'un produit.
Il serait donc intéressant pour tout le monde de limiter les contenants au minimum indispensable.



Les fermentiscibles
Fin 2005, selon le secrétaire général des 8émes Assises Nationales des Déchets, seuls 20 % des déchets ménagers sont recyclés, le reste étant dirigé vers les décharges ou les incinérateurs.
C'est pourtant 40 % de ces déchets qui pourraient être valorisés, notament les déchets alimentaires qui représentent le tiers de nos poubelles et dont le compostage permettrait de les transformer en engrais agricoles, capables de remplacer les engrais chimiques...


La pesée embarquée
Mise en place depuis plus de 10 ans maintenant dans la Communauté de communes des Portes d'Alsace, ce système fait payer aux ménages que leur part de déchets rejeté au prix 2007 de 0,36 € le Kg auquel s'ajoute une redevance forfaitaire de 16,50 € par semestre pour la collecte sélective mono matériau au porte à porte.

Résultats :
en 10 ans, la quantité de déchets ultimes est passée de 376 à moins de 100 kg par habitant et par an.
Si cette même politique était appliquée au niveau national, les 38 millions de tonnes de déchets à traiter en France passeraient à 5,8 millions.

Conséquences :
- nous aurions à débourser beaucoup moins que nous le faisons actuellement,
- cela permettrait de réduire le nombre d'incinérateurs de 130 à seulement 19 (voir page sur l'incinération des ordures),
- cela permettrait de réduire dans la même proportion le nombre des Centre d'Enfouissement Techniques (voir dossier sur les CSDU).


Des progrès ?
La production des déchets parisiens en baisse
La quantité de déchets en moins collectés en 2009 par le Syndicat de traitement des ordures ménagêres de l'agglomération parisienne (Syctom) a été de - 3 %, soit une diminution de 73 000 tonnes. Cette tendance serait en phase d'accélération, selon le Syctom, puisque la baisse s'établissait à 0,7 % en moyenne depuis 2001. Principale explication avancée : la crise, avec la baisse du pouvoir d'achat, freine la consommation des Parisiens et les pousse à conserver leurs biens plus longtemps.

Des freins puissants
Mais la gestion des déchets constituent des sources de revenus colossales pour les entreprises de recyclage et de traitement (Suez, Veolia, Sita...).
Ces très puissants lobbies n'ont donc aucun intérêt à prendre la voie de la réduction des déchets et mettront tout en oeuvre pour préserver cette rente...


Un certain temps !
Les déchets, une fois jetés, échappent quelquefois à la vision mais ne sombrent miraculeusement pas dans la 4ème dimension !
Ils restent et durent des dizaines ou des centaines d'années parfois, en fonction de leur composition et de l'environnement chimique qu'ils subissent.
En prenant par exemple comme étalon, la vie d'un homme rapportée à l'histoire, voici la durée de vie d'objets usuels que nous manipulons quotidiennement :
- 3 mois pour un mouchoir en papier,
- 6 mois pour une allumette,
- 1 à 5 ans pour un mégot de cigarettes,
- 5 ans pour un chewing-gum,
- 10 à 100 ans pour une boite de conserve en fer,
- 100 ans pour un briquet jetable,
- 200 à 500 ans pour une cannette en aluminium,
- 200 à 450 ans pour un sac en plastique,
- 100 à 1000 ans pour une bouteille en plastique !
C'est à dire que dans une vie, nous avons la possibilité de polluer jusqu'à la 33éme génération de nos descendants...
Cela devrait faire réfléchir !


Manifeste
Dany Dietmann à travers son ouvrage, porte le témoignage de l'expérience sur 15 ans des élus et des habitants de la région des "Portes d'Alsace" confrontés à la fois à la gestion des nuisances d'un CSDU, d'incinérateurs, et aux difficultés à trouver un chemin vertueux entre les réglementations et les intérêts des multinationales ayant la main mise sur la production et la distribution de biens et sur le très juteux marché des déchets...
Depuis des années, il donne des conférences illustrées par un diaporama très explicite permettant de visualiser la réalité des conséquences sur l'air et sur l'eau des incinérateurs et autres Centres de Stockage, pourtant réputés propres et aux normes. Le processus implacâble de dispersion, puis de re-concentration ultime par les végétaux, les animaux et finalement les humains, fait frémir !

Une chose est claire : les responsables de collectivités territoriales qui avancent comme arguments que : "ailleurs ce n'est pas pareil"... que "le coût de la gestion des déchets va continuer à augmenter, que c'est inévitable"... que "c'est la faute du consommateur qui consomme trop"... que "les gens ont une voiture pour acheter des machines à laver, mais n'ont ont plus pour les emmener en fin de vie sur les plateformes de tri "... ont une lecture uniquement administrative des textes !
Cette attitude rétrograde et fataliste manque de considération pour les efforts importants accomplis par les citoyens pour trier.
Ce refus de prendre en compte l'ultime injustice d'assujettir à la même taxe les trieurs et les autres est intolérable...

Tirons respectueusement notre chapeau à cette façon de faire de la politique et d'exercer son mandat : avec intelligence et curiosité, ouverture sur ce qui se fait ailleurs, volonté de défendre durablement les intérêts de ses administrés, dialogue et capacité à se remettre en question, exercice de la démocratie participative directe...
Dans les Amognes et dans la Nièvre en général, nous en sommes actuellement bien loin.
Assujettis aux mêmes textes réglementaires que nos amis alsaciens, dans un milieu rural comparable, ils trient pourtant mieux et payent moins chers. Où est la différence ?
Ce sont les hommes et les femmes qui les représentent, leurs convictions profondes et leur courage, au delà des partis politiques.
Nous en APPELONS à tous ceux qui veulent sauvegarder une qualité de l'environnement, seule compatible avec un exercice durable de l'activité humaine et du maintien d'un état satisfaisant de la santé publique à se MOBILISER et à utiliser tous les moyens légaux pour obliger les décideurs locaux à s'engager dans une politique de gestion de nos déchets respectueuse de l'environnement, rationnelle et prenant en compte les efforts consentis par chacun dans le tri qu'il effectue.
Dans un premier temps, EXIGEONS fermement le remplacement des bio-bacs par des bacs à compost individuels ce qui soulagera d'autant le ramassage et le traitement des fermentiscibles, communiquons et expliquons pour préparer le passage à la pesée embarquée, déjà opérationnelle en Allemagne, en Irlande, en Italie, en Suisse... et dans beaucoup d'autres coins de France.


La méthanisation : alternative aux incinérateurs
La méthanisation a fait beaucoup de progrès ces temps derniers et reste une piste intéressante et valorisant nos déchets ménagers.
Elle consiste à d'abord séparer par frottement dans de grands tambours les fermentiscibles des autres déchets dans une température de 70 degrés...
Puis à les faire digérer par des bactéries à une température de 37,5 degrés.
Cette digestion produit alors du biogaz ou méthane dont on peut se servir en usage domestique ou collectif.
Le reste de cette digestion est un compost qui peut servir d'amendement pour les cultures, à partir du moment ou il n'est pas souillé par les métaux lourds, les antibiotiques et autres produits toxiques...
Il faut environ 4 kilos de bio-déchets pour faire 1 kilo de compost.

Exemple
Depuis 2008, 15 magasins Auchan de la région Nord récupêrent leurs déchets organiques non donnés aux banques alimentaires (pains, pâtisseries, fruits et légumes, poissons, viandes, volailles…),  même ceux qui sont emballés, dans des caissons spéciaux en magasins.
Ces déchets sont ensuite envoyés à une société belge voisine spécialisée dans la méthanisation (dégradation des déchets organiques en l'absence d'oxygène), qui les transforme d'une part en biogaz servant de combustible à un moteur produisant de l'électricité (dont 75 % est injectée sur le réseau électrique belge),  et d'autre part en digestat (engrais 100 % naturel) utilisé comme amendement pour les cultures.
Grâce à cette initiative, le taux de tri des magasins concernés est passé de 55,2 % en 2007 à 74,1 % en septembre 2009 Cette expérience devrait donc être progressivement étendue à d'autres hypermarchés Auchan en France en privilégiant ceux installés à proximité de sites de méthanisation, hélas encore peu courants en France.


Le procédé de stabilisation OXALOR
OXALOR INTERNATIONAL
Mobile : +33(0) 624 247 263
Fax : +33(0) 553 668 104
Bureau : +33(0) 877 375 900
www.valorom.com

Principe
On crée une réaction exothermique (production de chaleur) entre le « réactif CALOX » et un liquide (boues, lisiers, eaux) qui va puiser son « énergie » dans l'humidité des matières organiques.
Cette réaction physico-chimique génère donc de la chaleur qui déshydrate et hygiénise les matières. A l'issue de cette étape toutes les matières sont stabilisées et hygiénisées et peuvent être dirigées vers différentes filières en toute sécurité.
Ce type de procédé permet de répondre à quatre aspects :
- La stabilisation et l'hygiénisation de toutes les matières traitées.
- La valorisation maximum
- Obtenir un amendement fertilisant de qualité.
- La limitation des volumes à mettre en CET.

Le coût
En 2005, le prix de la gestion des déchets dans une Communauté de communes en zone rurale se décomposait ainsi :
(exemple choisi : CCHM du Haut-Morvan)
- 28,93 % collecte résiduels et bio-déchets,
- 4,91 % collecte des points apports volontaires,
- 2,64 % collecte et transport du verre,
- 27,86 % traitement des ordures ménagères,
- 4,26 % tri, traitement et conditionnement de la collecte sélective dans les conteneurs,
- 1,88 % traitement des bio-déchets,
- 1,44 % traitement des déchets verts,
- 13,27 % fonctionnement déchetterie,
- 5,57 % salaire de 2 agents déchetterie,
- 4,91 % salaire d'1 agent administratif,
- 4,34 % eau, électricité, téléphone, fournitures...


Zéro déchet !
A Capannori, ville pionnière italienne du "zéro déchet", s'est tenue les 26 et 27 avril 2008, une rencontre internationale sur la thématique du "zéro déchet" â laquelle a participé le CNIID. Des acteurs de terrain italiens, des experts européens et américains ou encore des parlementaires et représentants d'ONG européens ont échangé expériences et visions pendant deux jours : déchets et changement climatique, recyclage et compostage versus incinération...

6 victoires récentes contre des projets d'incinérateurs !
La mobilisation contre l'incinération n'est pas une spécificité française, contrairement à ce que les industriels du déchet tentent parfois de nous faire croire. Aux quatre coins du monde, il est encourageant de constater, pour tous ceux qui sont engagés dans la promotion d'une gestion des déchets respectueuse de l'environnement, que la mobilisation finit parfois par payer. Retour sur les dernières victoires au niveau international, recensées par GAIA (Global Alliances for Incineration Alternatives).
Au début de 2009 est annoncée la suspension de 6 projets d'incinérateurs au Royaume Uni, en Irlande, en Indonésie et aux USA.

En Indonésie, Le projet PLTSa d'incinérateurs de Banjung a été abandonné en raison du non-respect des engagement pris par les financeurs. Conjointement à des actions de terrain comme la diffusion d'information sur le compostage dans les zones résidentielles, un plan alternatif, le "Green Task Force for Zero Waste", est porté par une coalition de professionnels du tourisme, de décideurs locaux et d'ONG.

En Irlande, la division des infrastructures stratégiques de « An Bord Pleanala » a rejeté l'onéreux projet d'incinérateur à Rathcoole (Dublin ouest) sur la base des 3 arguments suivants : ce projet entre en contradiction avec le plan de gestion des déchets de Dublin ; la réalisation de ce plan risque d'accroître le trafic routier ; ce projet constitue un "risque de pollution inacceptable vis-à-vis de l'environnement". Liam McDermott du Rathcoole Against Incinerator Dioxins (RAID) a déclaré que ce rejet doit forcer le gouvernement à promouvoir des plans alternatifs intégrant recylage, compostage et autres systèmes de gestion des déchets biodégradables. Cette victoire a été saluée par différentes personnalités politiques locales.

Aux USA, la Cour suprême de Guam a refusé le projet d'incinérateus à Atentano porté par Guam Ressource Recovery Partners (GRRP). Le contrat de 1996 et les provisions accordées par le gouvernement de Guam relatives à la construction de l'incinérateur ont été jugés illégaux.

Au Royaume-Uni, le projet d'incinérateur à Clockhouse Brickworks Capel approuvé par le conseil du Comté de Surrey a été annulé pour la seconde fois par la Haute cour de justice (High Court) en raison du non respect du plan local de gestion des déchets (WD5).

Toujours au Royaume-Uni, les conseils de Cheshire et Chester, Northwich (UK) ont rejeté le projet d'incinérateur proposé par le Waste Recycling Group (WRG) et lancent au mois d'août une enquête publique afin de départager deux autres projets privilégiant tous deux recyclage et traitement biologique. La sélection sera réalisée avant novembre pour une mise en service en 2013. Le conseil municipal de Bristol a voté un amendement interdisant les subventions au projet d'incinérateur et demandant d'allouer ces subventions à des projets de réutilisation, recyclage, compostage.
David Dabo


Pour en savoir plus !
Nous vous conseillons l'excellent ouvrage de Dany Dietman :
Déchets ménagers : Le jardin des impostures

Dany Dietmann "Déchets ménagers"

Liens connexes
- dossier général sur les déchets
- gestion des déchets professionnels
- gestion des déchets nucleaires
- ramassage écologique des déchets


Forum
J'ai découvert votre site en faisant des recherches pour un projet éducatif dans une ou plusieurs écoles/collèges de Roumanie et j'y ai trouvé beaucoup de choses intéressantes. La Roumanie est un pays ou je réside actuellement et qui est en pleine expansion économique. Il est navrant de voir que, par exemple, les emballages en plastique, qui n'étaient pas répandus il ya encore quelques années sont laissés sur le sol aux abords des "malls" qui fleurissent partout dans le pays, le long des voies de chemin de fer... Ce n'est qu'un exemple de ce que la sacro sainte croissante peut faire ! Il y a donc du boulot pour que les roumains ne detruisent pas complètement leur beau pays : ce que le communisme a commencé, le libéralisme pourrait bien l'achever ! Mais allez, je m'égare... Bon courage et encore merci !
Julien S.

Vos positions sont parfaitement justes !
J'en veux pour preuve l'exemple de Châtillon-en-Bazois où, les déchets produits par les ménages se sont accrus en quantités et en volume de façon significative, depuis la mise en place par le Siom en mai 2005 du ramassage séparé et des bio-déchets et des ordures résiduelles !
Les sacs d'ordures ramassés sur le territoire de la communauté en décembre 2004 contenaient 40 % de bio-déchets. Curieusement, les tonnages de bio-déchets ne sont pas à la hauteur des espérances des pseudo têtes pensantes de l'Assemblée Départementale puisque la nouvelle collecte séparée ne reprèsente que 16 % des volumes ramassés.
Où sont donc passés les 24 % manquants ?
Beaucoup plus drôle : ce tonnage manquant va coûter 92 € supplémentaires la tonne au Siom et donc aux contribuables locaux.
Voila ce que donne un système à la fois injuste, peu rationnel et ne prenant pas en compte les efforts individuels de chacun pour trier, car ces efforts sont trop largement annulés par ceux qui s'en moquent en se disant (souvent à juste titre) que "quitte à payer le prix fort, pourquoi s'emm..."
... Cependant le manque de sagesse, de curiosité et de bon sens de nos élus n'ont fait que reconduire bêtement ce qui se faisait dans le coin, en balayant d'un revers de mandat les solutions plus adaptées que l'expérience avait fait adopter chez ceux qui avaient quelques années d'avance !

Razpou

... A Neuville-les-Decize, la population et les fermiers notamment se mobilisent contre la collecte des bio-déchets !
Christian Jorand agriculteur bio, fait appel au bon sens : "C'est stupéfiant de devoir expliquer des évidences mais il faut le faire, car apparemment, le Syctom n'a pas compris que nous n'avons pas besoin de la collecte des bio-déchets chez nous. Nous avons des poules, un jardin, un chien... et utilisons nos déchets organiques. Si l'objectif de cette collecte est bien de réduire la pollution, un camion qui s'arrête chez nous pour rien, n'est-il pas polluant ? C'est aussi le cas dans beaucoup de lieux isolés dans toute la commune... Pendant l'été, ces poubelles vont empester toute la campagne ! La pollution sera-t'elle alors réduite ?"
Ils ont initié une pétition, "demandant de revoir l'organisation afin qu'elle soit plus cohérente et moins coûteuse et de ne plus s'arrêter dans des endroits où le passage est inutile"... "De l'argent public est gaspillé parce que les décisions ont été prises sans enquête sérieuse et nous ne voulons pas contribuer au financement de la collecte de bio-déchets puisque nous n'en produisons pas..."
Voilà qui met un coin dans la belle certitude de nos élus locaux, qui disent à l'envie à la population que partout ailleurs leur système va bien.
Nous ne sommes donc pas les seuls à réagir contre ce système et les contacts que j'ai pu avoir sur les cantons de St-Saulge ou Corbigny, vont dans le même sens...
Le réveil sera brutal et coûteux... Mais comme l'enseigne l'histoire : avoir raison trop tôt correspond à avoir tort !
H.P

En ce qui concerne le ramassage des ordures, on atteint des sommets dans "le n'importe quoi" !
Commençons par le presque banal : La "SITA" (encore elle !) augmente ses tarifs de 7,5 % pour le traitement de nos déchets.
Accepté sans sourciller par Madame le Maire - il faut le rappeler - est la vice présidente du Syndicat chargé de la gestion des déchets ménagers.
Le meilleur suit : Le nouveau camion "dernière technologie", une petite merveille à 120.000 euros (80 millions pour parler comme les anciens, et encore, il est d'occaz !) ne va pas pouvoir ramasser toutes les poubelles (bio ou pas !) :
- Il est tellement gros qu'il va falloir élaguer les routes à plusieurs endroits pour qu'il puisse déjà circuler.
- Conformément à la réglementation, il ne peut pas reculer !
- Son poids et sa taille l'empêchent de manoeuvrer, là où le précédent pouvait le faire !
Résultat : les poubelles (toujours bio ou pas) ne seront plus ramassées au porte à porte pour une grande partie de la population qui devra traîner ses deux poubelles vers des points de regroupement déterminés par les mairies !
Pour certains, ces points de regroupement seront à plus de 200 mètres de leur porte !
Cerise sur le gâteau : la municipalité découvre aujourd'hui même "ces petits inconvénients".
Ces braves élus s'attendent quand même à un beau "B..." et à une avalanche de mécontentements mais sont certains que cela va se tasser...
On croit rêver !
Pour résumer :
- on va payer plus cher pour le ramassage et le traitement d'ordures qu'on aura pourtant encore plus triées,
- on nous les ramassera même plus au porte à porte,
- on aura 2 poubelles à trimbaler, nettoyer, ranger !
Que ceux qui se gaussent ne se moquent pas trop : ils risquent d'être mangés à la même sauce ! Car notre chère Mairesse - vice-présidente de... et tout le tremblement - a clamé qu'elle ne comprenait pas les gens qui râlaient maintenant, puisque tout cela a été décidé en 1998/1999 dans un plan départemental de gestion des déchets, avec paraît-il "l'accord des associations de consommateurs et écologistes et de tous les services concernés !".

P.H

Ma soeur habite dans la Communauté de l'agglomération dijonnaise, qui elle aussi a mis en place le compostage individuel.
Je lui ai demandé de me founir les renseignements précis pour les publier dans ce courrier. Les voici :
L'opération "Composter c'est facile" a été lancée en 2001, en mettant à la disposition des particuliers des composteurs individuels. Un chèque de caution de 15,24 € par appareil est seulement demandé dans la limite de 2 par foyer... Aujourd'hui, c'est déjà plus de 4800 composteurs qui sont en place dans l'agglomération. Cette opération est subventionnée par le fond départemental de la maîtrise des déchets et l'ADEME. Elle concerne essentiellement les habitants des zones pavillonnaires des 21 communes du Grand Dijon.
Résultat : une baisse d'environ 30 % de déchets des particuliers (soit environ 100/kg/an/habitants) des circuits traditionnels de collecte et de traitement des déchets.
Mais aussi, et ce n'est pas négligeable, un développement de l'éco-civisme et donc un meilleur tri pour les autres déchets...
Notre département dont le slogan est "Vert pays des eaux vives" sera-t'il le dernier à faire le nécessaire ? J'ai malheureusement peur, que oui.
J'en profite pour redire ici, que les assoc écolos locales empêtrées dans leurs pitoyables alliances politiques, ont honteusement abandonné ce combat, qui est vraiment celui à mener aujourd'hui de façon prioritaire.

L'Ecolo qu'est plus vert.

Je tiens à apporter mon témoignage dans le cadre de votre débat sur la gestion des fermentiscibles : Non, il n'y a pas qu'en Alsace qu'on distribue des bacs de compostage individuels !
Oui vous avez raison : c'est la bonne solution pour réduire de façon significative les déchets à traiter, leur coût et leur manipulation.
Pour recadrer les choses, je fais partie de la Communauté de communes du Val d'Amour dans le Jura : 24 communes, 8 674 habitants, 272 km² (Commune la plus peuplée : 1 445 habitants).
Dans le cadre de sa charte pour l'environnement, la communauté de communes a décidé d'engager sa population vers une meilleure gestion des déchets fermentescibles (tontes, tailles, déchets de cuisine).
Elle a organisé l'information et la sensibilisation de la population au compostage. Elle s'est ensuite chargée de centraliser les commandes de composteurs individuels. Le coût s'élève à 46 euros, subventionné à 50 % par l'ADEME et à 25 % par le syndicat de traitement des ordures ménagères de la zone de Dole. Il reste à la charge du particulier une participation de 11,50 euros.
Résultat : Nous n'avons pratiquement plus de bio-déchets à ramasser, trimbaler, stocker..., le coût général de notre taxe d'ordures est en baisse et tout le monde est content.
Quelque-soit leur bord politique, vos élus sont donc des mauvais, et il faut les secouer sérieusement !

Julien

J'appartiens à la Communauté d'Agglomération Lannion-Trégor. Cela fait déjà un moment que nous avons mis en place le compostage individuel, à la satisfaction de tous.
Nous avons choisi le système de la vente des composteurs. Plusieurs volumes existent : 600 L (25 euros), 800 L (30 euros) et 1000 L (35 euros). Le reste du prix étant pris en charge par l'ADEME et par la Communauté. Chez nous aussi, une baisse significative des déchets à traiter est constatée ainsi qu'un meilleur tri du reste...

L.G

Concerné par le débat sur les déchets, je me suis rendu à la salle de Saint Benin d'Azy, pour écouter l'argumentaire des partisans de la pesée embarquée.
J'ai eu l'impression, et je ne suis pas le seul, d'avoir une dizaine d'années de retard sur l'Alsace. Quelle leçon !
Dès 1999, ( !), les alsaciens passaient une vitesse ; et avec des résultats en plus !
Il me semble que c'est de bon sens dont il s'agit, et que cela dépasse largement les clivages droite - gauche.
Que d'entêtement de la part des élus !
Savent-ils qu'à force d'imposer des choses, ils vont se retrouver sur la touche ?
Qu'ils se ridiculisent par leur incompétence en matière d'environnement ? (entre autres.)
Ca donne vraiment à réfléchir tout cela. L'environnement nous concerne tous.

N.R


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