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ANTI-EOLIENS et PRO-EOLIENS

Anti-éoliens et Pro-éoliens...
Voir aussi la page sur les "éoliennes domestiques"
Voir aussi la page sur les "éoliennes à axe vertical"


Les éoliennes de la Vallée du Rhône Les pro-éoliens regroupés notamment au sein de la fédération "Sortir du Nucléaire" et les anti-éoliens regroupés par la fédération"Vent de colère" s'affrontent depuis longtemps autour de l'implantation d'éoliennes tant terrestres que marines en France.
Vous vous posez également la question de l'opportunité des éoliennes, dans le cadre du développement durable ?
Ce dossier regroupant leurs principaux arguments vous permettra peut-être de vous faire une opinion...



Les articles, reportages et pétitions diffusées sur Internet fleurissent ces temps-ci sur la nocivité des éoliennes, qui sont accusées de tous les maux. Une question reste sous-jacente à ce lobbying médiatique : les anti-éoliens ne seraient-ils pas des pronucléaires déguisés ?

Les anti-éoliens
L'association Vent de Colère Les arguments mis en avant pour refuser l'implantation d'éoliennes sont invariablement :
- Le bruit,

- La dévalorisation des maisons d'environ 20 % à 40 %,

- Le coût final pour le consommateur,

- Les dangers de proximité,

- La façon de faire des promoteurs d'éolien industriel

- L'impact sur la santé,

- La modification de leur environnement,

- Le fait de se les faire imposer, sans tenir compte de leur avis,

- Le refus des élus d'expliquer les raisons de leur choix.

Vent de colère
Une fédération regroupant 260 associations opposées à l'éolien en France s'est constituée, luttant notamment contre l'implantation massive d'éoliennes industrielles...

Document sur "l'Arnaque de l'Eolien" publiée par Vent de colère :
Téléchargeable sur ce lien


Les pro-éoliens
La fédération "Sortir du Nucléaire" regroupe près de 900 associations.

L'Eolien "industriel"
L'association-sortir-du-nucleaire Les opposants aux éoliennes utilisent systématiquement l'expression "éolien industriel", de façon péjorative, comme s'il existait un "éolien artisanal" qui lui, serait acceptable. Il faudrait donc que les énergies renouvelables soient produites par des machines bricolées au fond de nos garages ? A ce compte, les énergies polluantes (nucléaire, pétrole, gaz, charbon) ont de beaux jours devant elles ! Notons d'ailleurs que les leaders des anti-éoliens ne sont opposés à l'industrie que lorsque elle est éolienne : Gérondeau fait partie du lobby de l'industrie automobile, Giscard et Boiteux du lobby de l'industrie nucléaire (Cf plus bas).
Certes, les éoliennes ne doivent pas être installées en dépit du bon sens (voir ci-dessous), mais il est nécessaire que les énergies renouvelables soient développées par des industries performantes, écologiques, citoyennes.

L'Eolien au service des promoteurs ?
Le Réseau "Sortir du nucléaire" a formalisé depuis 2004 ses positions à travers une campagne intitulée "Pour un vrai service public de l'électricité sans nucléaire", qui critique fermement la dérive libérale d'EDF et revendique "l'accês à l'énergie et la qualité des services pour tous, un système tarifaire progressif avec une consommation de base à prix modique, (...) vivre mieux, dépenser moins, réduire la pollution et améliorer les conditions de vie du plus grand nombre grâce à la maîtrise de l'énergie". Ces positions sont incompatibles avec la recherche du profit au détriment des citoyens et de l'environnement.
Parmi les installateurs d'éoliennes en France, on trouve EDF, Areva, Total : les plus grands pollueurs. Il est donc nécessaire que les énergies renouvelables, et donc les éoliennes, soient développées par un vrai Service public de l'énergie, au service des usagers et de l'environnement.

Installer des éoliennes "entre les réacteurs nucléaires" est absurde
Développer les énergies renouvelables n'a de sens que si l'objectif final est de faire disparaître les industries polluantes. Cela passe par une vraie politique de maîtrise de l'énergie, par une réduction globale de la consommation (marquée par des gaspillages gigantesques). Hélas, la politique énergétique du gouvernement, d'EDF, Areva ou Total, consiste à ajouter quelques éoliennes... tout en continuant à développer les énergies polluantes (nucléaire, énergies fossiles), et à promouvoir la consommation au nom d'une politique de croissance qui a fait la preuve de son ineptie sur la plan environnemental mais aussi social. C'est absurde.

Halte à la "tyrannie du CO²"
Selon les pronucléaires, un seul critère sert à évaluer la pertinence d'une énergie : les émissions de CO². Cela favorise bien sûr le nucléaire, qui en émet relativement peu (c'est d'ailleurs de moins en moins vrai car les opérations d'extraction de l'uranium émettent des quantités grandissantes de CO²). Mais il n'y a aucune raison de se plier à ce diktat : une énergie doit être évaluée sur un ensemble de critères : risques de catastrophe, rejets dans l'environnement, production de déchets (radioactifs ou autres), créations d'emplois, décentralisation, démocratie. Ce qui est certain, c'est que l'éolien est une énergie propre et renouvelable, et que le nucléaire est une énergie polluante et non renouvelable.

Quand le vent arrête le nucléaire et le charbon…
Alors que les éoliennes ne produisent pas de CO², elles sont accusées d'en dégager… indirectement : l'intermittence de la production éolienne entraînerait la mise en service de centrales thermiques (gaz, charbon) pour ajuster la production. La réalité est exactement inverse : quand il y a du vent, on peut stopper des centrales polluantes, thermiques ou nucléaires. A condition bien sûr qu'il y ait assez d'éoliennes (voir plus loin les données sur la production éolienne, indûment accusée d'être négligeable). Les anti-éoliens citent souvent le Danemark et l'Allemagne, champions des éoliennes mais aussi forts émetteurs de CO². Mais ces émissions existaient avant le développement des éoliennes qui, justement, permettent de diminuer les pollutions (CO², déchets radioactifs).

Intermittence et prévisions
Il est rarissime que le vent soit absent partout : si des parcs éoliens sont judicieusement répartis sur le territoire d'un pays, il y a toujours des éoliennes qui fonctionnent. Par ailleurs, les prévisions météo concernant les vents sont très précises, il est donc facile de prévoir la production éolienne… et les besoins de production des autres filières.

Couplage des éoliennes avec les autres énergies renouvelables
La production éolienne est certes intermittente, mais elle peut parfaitement être couplée à d'autres productions renouvelables (hydroélectricité en particulier). Il est donc parfaitement faux de prétendre que les éoliennes impliquent l'utilisation de centrales thermiques. D'ailleurs, à terme, il ne restera que les énergies renouvelables…

Il est possible de stocker l'énergie éolienne
Il ne s'agit pas de faire des "réserves de vent" !
Le problème de l'intermittence de la production est en voie d'être réglé grâce à des systèmes de stockage de l'énergie (bien lire de l'énergie et non de l'électricité) – par exemple la compression de l'air ou le stockage d'eau en hauteur – qui permettent de produire ensuite de l'électricité lorsque le vent manque. Seuls ceux qui ne croient pas au progrès – en particulier ceux qui soutiennent le nucléaire, énergie archaïque – sont sceptiques sur la mise en œuvre de ces techniques "anti-intermittence".

Canicule, vent, centrales nucléaires, et panneaux solaires
Les pronucléaires rappellent que, pendant la canicule 2003, il y a eu fort peu de vent et que beaucoup d'éoliennes sont restées à l'arrêt. Certes, mais il a aussi fallu arrêter de nombreux réacteurs nucléaires, devenus impossibles à refroidir. Par contre, il est certain que l'énergie solaire ferait merveille pendant une canicule… à condition d'investir dans cette énergie, bien sûr. Les énergies renouvelables sont propres et complémentaires.

C'est le nucléaire qui est couplé à des centrales thermiques
Il est injustement reproché aux éoliennes d'être responsables de certaines émissions de CO², et dans le même temps le nucléaire est montré en exemple. En réalité, c'est le nucléaire, du fait du manque de souplesse de sa production, qui doit être couplé en continu à des centrales thermiques qui couvrent les pointes de consommation. C'est donc bien le nucléaire qui est responsable d'importantes émissions de CO².

La production éolienne est désormais massive
Au niveau mondial, ce sont désormais 100 000 MW éoliens qui sont installés, soit l'équivalent de 100 réacteurs nucléaires. En considérant qu'une éolienne fonctionne en moyenne 30 % du temps, cela fait l'équivalent de la production d'une trentaine de réacteurs nucléaires. Ces chiffres sont en augmentation exponentielle : l'éolien est en passe de devenir une énergie de masse. (A noter : un réacteur nucléaire est tout de même arrêté environ 20 % du temps, et beaucoup plus en cas d'incident).
En Espagne, les éoliennes couvrent par moment plus de 40 % de la consommation d'électricité du pays (cf AFP 24 novembre 2008).

Il ne s'agit pas de "remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes"
Pour tenter de décrédibiliser les énergies renouvelables, les pronucléaires calculent le nombre d'éoliennes qu'il faudrait pour remplacer les réacteurs nucléaires. C'est absurde : la première chose à faire est de réduire la consommation d'énergie et d'éliminer les immenses gaspillages… dont EDF est d'ailleurs en grande partie responsable : pour "justifier" le nucléaire, la surconsommation d'électricité est un véritable sport national !

L'éolien à quel prix ?
On trouve ici où là des dossiers qui prétendent que l'éolien pourrait coûter à la France 3 à 5 milliards d'euros par an. Or, vrai ou faux, ce chiffre est négligeable : la France a importé en 2008 pour 60 milliards d'euros de pétrole et gaz. Cette facture augmente d'ailleurs chaque année. De plus, le démantêlement des installations nucléaires et la gestion (impossible) des déchets radioactifs vont coûter des centaines de milliards d'euros. Qui peut croire que c'est l'énergie éolienne, alors que le vent nous est fourni gratuitement, qui va nous ruiner.

Sur votre facture EDF…
Les pronucléaires prétendent que la CSPE (Contribution au Service Public de l'électricité), que l'on peut noter sur sa facture EDF, est due au surcoût des énergies renouvelables et en particulier de l'éolien.
C'est faux : seule une infime fraction de cette taxe est concernée… malheureusement : en effet, ce serait une bonne chose qu'EDF investisse beaucoup plus dans les énergies renouvelables…

Il restera toujours du vent…
Les énergies renouvelables ont pour avantage d'êtres propres, complémentaires, et surtout inépuisables : même s'il souffle de façon irréguliêre, il y aura toujours du vent. On ne peut pas en dire autant des énergies fossiles et du nucléaire dont le combustible, l'uranium, sera épuisé dans quelques décennies.

Eoliennes : impact minime sur les oiseaux
Les études européennes (dont l'étude de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage) font état d'une moyenne de 0,4 à 1,3 oiseau tué par éolienne et par an, un chiffre très faible par rapport aux dommages causés par la circulation routiêre, les pylônes électriques, les lignes à haute tension ou encore les baies vitrées (Cf AFP - 7 décembre 2004).
Par ailleurs, les chasseurs tuent chaque années plusieurs millions d'oiseaux.

Le nucléaire défigure les paysages bien plus que les éoliennes
Il y a en France environ 1500 éoliennes (et 30 000 en Allemagne). C'est fort peu comparé aux 200 000 grands pylônes électriques – et aux lignes qu'ils portent – qui défigurent la France de part en part. C'est le nucléaire, du fait de l'extrême centralisation de sa production, qui est la cause du si grand nombre de pylônes, car il faut acheminer l'électricité sur des centaines de kilomètres.

Pour les touristes, les éoliennes valorisent la région
Un sondage CSA commandé par la région Languedoc-Roussillon a montré que 92 % des touristes, interrogés sur 25 sites en pleine période touristique, considèrent l'utilisation des éoliennes comme "une bonne chose". Seulement 16 % estiment qu'elles "dégradent le paysage dans lequel elles sont implantées". Mieux : les touristes interrogés dans des sites où existent des éoliennes ou qui en ont vu sont nettement plus favorables aux éoliennes que ceux qui n'en ont pas vu.

L'énergie éolienne est contrôlable par les citoyens
Le nucléaire est marqué par l'opacité et la centralisation, les citoyens en sont maintenus à l'écart par de hautes clôtures, des vigiles, des gendarmes. Au contraire, l'éolien est décentralisé, accessible (vous pouvez entrer dans un parc éolien, pas dans une centrale nucléaire) et facilement contrôlable.

Qui est Christian Gérondeau ?
Auteur de écologie, la grande arnaque, grand pourfendeur d'éoliennes, souvent invité à la télévision et cité dans d'innombrables articles, M. Gérondeau n'est autre que le président de la Fédération française des automobiles clubs. Il n'est donc pas spécialiste de l'environnement mais au contraire… de la pollution. Et pourtant, il a bénéficié d'une incroyable couverture de presse pour dénoncer le "péril éolien". On comprend que le puissant lobby de l'automobile veuille détourner l'attention de ses pollutions, bien réelles. Mais il est curieux que des médias se prêtent à cette opération de désinformation.

Giscard et Boiteux
Giscard d'Estaing (élu Président de la République... en 1974) et Marcel Boiteux (nommé Président d'EDF... en 1967) sont les "leaders" des anti-éoliens. Cela démontre à souhait qu'il s'agit d'un combat d'arrière garde ! Il est d'ailleurs assez "amusant" de voir ces personnages, qui ont mobilisé des armées entières de CRS et Gendarmes mobiles pour imposer le nucléaire, revendiquer aujourd'hui concertation et transparence pour le développement des éoliennes. Ils vont même jusqu'à agiter un supposé problème avec... le démantèlement des éoliennes (!), alors que c'est avec leurs centrales nucléaires que ce problème est crucial et même dramatique.

Qu'est-ce que la Fédération environnement durable ?
Sous une dénomination qui laisse croire à une association environnementaliste, cette organisation n'est autre que le regroupement des anti-éoliens. Sur le site Web associé, on constate rapidement que, finalement, la "solution" proposée par ces gens est de continuer à investir dans le nucléaire…

La mobilisation "anti-éolienne" est infime
Les anti-éoliens ont organisé les 6 octobre 2007 et 4 octobre 2008 deux "manifestations nationales" à Paris, tout aussi squelettiques l'une que l'autre, bien que puissament annoncées à l'avance par de nombreux médias. Sur le site du "Collectif du 6 octobre", il est question "d'un millier de manifestants". Au vu des photos, on peut au mieux en accorder quelques centaines. La mobilisation anti-éolienne bénéficie donc d'une couverture de presse inversement proportionnelle à son importance. Elle est infime, surtout comparée aux manifestations antinucléaires (60 000 personnes le 17 mars 2007 par exemple).

NB : pour ce qui est des autres "nuisances" supposées de l'éolien (les pronucléaires vont jusqu'à prétendre que les éoliennes sont dangereuses pour la santé !), nous vous renvoyons vers l'excellent document de planète éolienne: à télécharger ici (format pdf).
(Dossier fourni par la fédération "Sortir du Nucléaire")

Inquiétudes des pro-éoliens
Les pro-éoliens sont "inquiets" de plusieurs propositions d'amendements au projet de loi Grenelle 2 qui devraient rendre plus contraignantes les règles d'implantation d'éoliennes, alors que la loi Grenelle 1, qui fixe un objectif de 23 % d'énergies renouvelables d'ici 2020, prévoit de passer de 4.000 MW (soit 2.500 éoliennes) à 25.000 MW dont 6.000 MW en mer. D'ici 2020, 6.000 éoliennes supplémentaires devraient être installées pour respecter ces objectifs.

Concrètement, les amendements déposés par les sénateurs UMP Jean Bizet (Manche) et Roland du Luart (Sarthe), visent à soumettre les éoliennes au régime d'autorisation des Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et à durcir les règles de définition des "zones de développement de l'éolien", a regretté France Nature Environnement dans un communiqué estimant qu'un "vent mauvais souffle sur les éoliennes".

Les ONG environnementales et les professionnels de l'éolien rappellent que le développement des parcs éoliens "est déjà très encadré". "Ils sont nécessairement installés dans des Zones de Développement de l'Eolien (ZDE - instituées par la loi de programme du 13 juillet 2005) qui sont proposées par les communes et définies par le Préfet. Les parcs éoliens sont également soumis à une étude d'impact, à un permis de construire délivré par le Préfet et à une enquête publique (loi du 3 janvier 2003)", a réitéré Greenpeace. Pour le comité de Liaison Energies Renouvelables (CLER), une classification ICPE est "parfaitement inutile et très pénalisante", pouvant "mettre en péril la filière éolienne". Selon Didier Lenoir, président du CLER, alors que le délai d'implantation d'un parc éolien est déjà, à l'heure actuelle, d'environ 7 ans, le risque est que celui-ci s'allonge à 10 ou 12 ans.

Tel un ras-le-bol de la pression exercée sur cette source d'énergie, Arnaud Gossement, porte-parole de FNE s'indigne : "à force de multiplier les contraintes juridiques qui pêsent sur la filière, il sera bientôt plus facile de construire une centrale nucléaire qu'une éolienne ! Se pose-t-on autant de questions sur le respect des paysages ou le démantêlement des installations lorsque l'on parle de centrales nucléaires ? (…) La réponse est non".

Rappelons en effet que le projet de loi Grenelle 2 précise également "les critères utilisés pour l'évaluation des ZDE en proposant une appréhension plus large de la préservation des intérêts environnementaux, par exemple de la biodiversité en présence d'espèces protégées". De plus, la Commission de l'Economie, du Développement Durable et de l'Aménagement du territoire du Sénat a récemment modifié le texte et propose finalement de reporter d'un an l'intégration des éoliennes dans le régime ICPE.

Pourtant, les professionnels et les ONG craignent que le projet de loi Grenelle 2 ne soit "un frein au développement de l'éolien" en France. La délivrance des permis de construire des éoliennes est déjà "en chute libre", selon le président du SER. Outre le classement en ICPE des éoliennes, Alain Cabanes, élu de Saint-Agrêve en Ardêche et représentant du réseau Cléo (Collectivités locales éoliennes) s'inquiête également de la suppression de la taxe professionnelle générée par les éoliennes à hauteur de 80.000 euros par an pour sa commune. "Ce qui menace la France, ce n'est pas qu'on y mette trop d'éoliennes, c'est qu'on n'en mette pas assez", a prévenu André Antolini en menaçant que "l'objectif de 23 % d'énergies renouvelables d'ici 2020 ne sera pas atteint sans l'éolien". Pour ce faire, il faudra assurer un rythme annuel de développement d'environ 2.000 MW soit 800 éoliennes d'ici 2020, selon le SER qui prévoit également 60.000 emplois dans la filière à cette date.
R. Boughriet

"Sortir du Nucléaire" juge les positions politiques des principaux partis
Le PS et le nucléaire :
"Sortir du nucléaire" dénonce un double langage intolérable ; mardi 5 avril 2011, Martine Aubry a présenté le nouveau programme du Parti Socialiste, intitulé... « Le changement ».
Au cours de la conférence de presse, elle a notamment évoqué sa préférence personnelle pour la sortie du nucléaire, en ajoutant ne pas savoir combien de temps serait nécessaire.
Est-ce la même personne qui, s'exprimant en tant que première secrétaire du Parti Socialiste, avait énergiquement plaidé pour une sortie du nucléaire en 20 ou 30 ans sur le plateau de Canal + le 21 mars dernier ?
Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle à Martine Aubry que la sortie du nucléaire n'est pas un argument électoral : c'est une nécessité écologique, afin que les générations futures n'aient pas à souffrir des conséquences dramatiques pour l'Homme et l'environnement d'un accident toujours possible et du poids de la gestion de déchets dangereux pour des milliers d'années.
Quoi qu'il en soit, ces prises de position publiques auraient pu laisser penser que le principal parti d'opposition de France avait enfin intégré la nécessité d'une révolution énergétique. Si elles n'étaient pas en décalage total avec le texte programmatique du PS pour 2012 présenté mardi.
Pour Corinne François, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", « on se trouve face à un double langage intolérable : loin des belles déclarations de Mme Aubry, ce texte constitue une ode à la poursuite du nucléaire, qui aurait tout aussi bien pu être rédigée par Eric Besson !»
En effet, on n'y trouve plus aucune mention d'une sortie du nucléaire, quels qu'en soient les délais.
En dépit de quelques déclarations d'intention de développer les énergies renouvelables et les économies d'énergie, tout est mis en oeuvre, à grands coups de cocoricos déplacés, pour sauver le « fleuron industriel » atomique : « Ne gâchons pas des années de succès technique et économique, unique au monde, du secteur public français - le nucléaire civil ».
Rien sur les points d'étapes indispensables à une transition énergétique pourtant évoquée.
Aucune remise en cause des installations vieillissantes, poursuite du « retraitement » du combustible, et surtout poursuite du programme de renouvellement du parc nucléaire actuellement engagé (donc aucune remise en question de l'EPR, pourtant échec industriel monumental).
« Malgré un habillage qui se veut progressiste sur la transition énergétique, plus on avance dans la lecture du programme du Parti Socialiste, plus le discours s'appauvrit », souligne également Corinne François.
On y retrouve en effet les mêmes lieux communs et poncifs éculés que dans le discours de l'UMP.
Par ailleurs, de nombreuses incohérences et formules maladroites ("sortir de la dépendance du nucléaire" donnent l'impression d'un texte-patchwork, champ de bataille où le camp pronucléaire l'a finalement emporté.
Ce double langage relève-t-il d'une stratégie électoraliste ? Déjà, en 1981, François Mitterrand promettait un référendum, la réduction du programme nucléaire et le développement des énergies renouvelables ; il n'a tenu aucune de ces promesses [3]. En 1997, hormis l'incontournable fermeture de Superphénix, la gauche plurielle n'a rien fait pour réduire la part du nucléaire, bien au contraire.
Ou cette cacophonie ne traduit-elle pas l'incapacité du Parti Socialiste à produire un programme ambitieux et novateur, en raison du soutien inconditionnel à l'atome de certains caciques (gestion politique despotique de notables puissants et potentats locaux - NdlR) ?

Il est affligeant de constater que le principal parti d'opposition français n'a tiré qu'en façade les leçons de la catastrophe de Fukushima, qui ne cesse de s'amplifier.

Alors que 70 % des Français plébiscitent la sortie du nucléaire dans deux sondages récents, le PS confirme son immobilisme et son éloignement de la population.
Corinne François conclut : « en refusant de remettre en question le rêgne de l'atome, le PS, à l'instar de l'UMP, pourrait condamner la France à cinq nouvelles années de retard pour enclencher une véritable transition énergétique, et à continuer à vivre avec un risque nucléaire qui ne fera que s'accroître avec le vieillissement des centrales ».


Les Républicains (ex UMP) et le nucléaire :
Au moins les choses ont le mérite d'être claires.
Il reste un fervent supporter du nucléaire, considéré comme « décarboné » et peu coûteux, et prône la « renaissance » de l'atome dans le monde pour maintenir l'indépendance énergétique française.


Forum
Je tiens à signaler que lorsque les anti-éoliens colportent "qu'EDF doit acheter l'électricité des éoliennes largement au dessus du prix auquel elle peut le revendre", ce prix d'achat est de 8,2 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 2,8 et 8,2 c€/kWh pendant 5 ans selon les sites de production. Or, la consultation de ma dernière facture fait ressortir qu'EDF nous vend le kWh à 9,32 c€ HT. Par ailleurs, le dernier rapport de la Cour des compte estime le coût réel du kWh nucléaire entre 50 et 58 centimes. Chacun(e) a bien évidemment le droit d'avoir son opinion sur les éoliennes, mais de grâce, évitons de telles contre-vérités, directement vérifiables.
P.H

Chez nous aussi la bataille fait rage autour de l'implantation d'une ferme éolienne pourtant à distante respectable de toute habitation et dans la forêt.
Les raisons des anti-éoliens sont toujours les mêmes ! On touche à un tabou ! On est dans l'irrationnel...
On ne peut même pas discuter avec eux, on en viendrait aux noms d'oiseaux et même sûrement aux mains si on insistait. La transition énergétique, c'est pas pour demain !

C.B

Beaucoup de personnes se disent "pour" l'énergie éolienne à condition qu'on ne les installe pas à proximité de chez elles ou dans leur paysage. Pourtant il n'y a pas photo entre un champ d'éoliennes et une centrale nucléaire !
H.P

Le bon français de base qui n'est pas à une contradiction près, exige tout ce qui l'arrange : autoroute, TGV, téléphonie mobile, etc, à la seule condition que ce ne soit jamais devant sa porte. Pour parler précisément de nos modernes moulins à vent et pour avoir visité un champ d'éoliennes près de Port Leucate, je vous assure que le bruit est pourtant tout à fait supportable. Quand à l'impact environnemental que dire de celui d'un barrage hydro-électrique ?
P.E

Dans le Gard, j'ai vu le parc des 12 éoliennes du Col de Chavade. Elles ne gâtent en rien la beauté du paysage.
En tout cas, je trouve ces édifices bien plus harmonieux que les lignes haute tension auxquelles chacun s'est pourtant habitué.

G.B


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