Santé et ecologie : les polluants domestiques
Accueil l'eau L'alimentation L'air Les ondes Les poussières Matériaux
Les pollutions intérieures de l'habitat Pollutions intérieures
principaux polluants domestiques Polluant domestique
Risques des courants et champs magnétiques Pollutions électriques
Risques des téléphones portbles Téléphone portable
Les dangers d'un éclairage mal adapté Eclairage
Choisir une décoration non toxique Décoration
Comment choisir un ameublement sain Ameublement
produits d'entretien de la maison non toxiques Produits entretien
Les Cosmetiques non toxiques Produits beauté
Les aliments qui nous empoisonnent Alimentation
Conséquences des OGM dans notre alimentation OGM & santé
Ces médicaments qui nous rendent malades Médicaments
Comment pratiquer une cuisine non toxique La cuisine
La filière bio Les produits bio
insecticides naturels et bios Les insecticides
Chauffage pour un habitat sain Le chauffage
Une ventilation non toxique La ventilation
Construire un habitat sain Maisons écolos
Responsabilités des artisans du bâtiment Artisan Responsable
Les vêtements non toxiques les vêtements
Comment choisir les jouets de vos enfants Les jouets
Systéme d'alerte de la Communauté Européenne pour la consommation d'objets manufacturés Le RAPEX
Une question, un renseignement sur l'habitat sain Les Nanoparticules
Actualité habitat sain La géobiologie
Expertise habitat et vie sains Bibliographie
Annonces immmobilières écologiques Achat Immo Ecolo
Liens et partenaires en écologie et santé Liens

Attention, il ne s'agit du Diagmostic DPE obligatoire, mais d'un conseil personnalisé pour détecter les faiblesses et proposer les solutions concrètes adaptées.

Nous sommes sur Facebook,
Alors rejoignez-nous et partagez...

Création & référencement
SITECOM.BIZ
Tous droits réservés.

AMEUBLEMENT non TOXIQUE


On sait maintenant que tout élément d'ameublement constitué de particules de bois (agglomérés), de PVC, de colles synthétiques, recouverts ou non de stratifié, de peintures, lasures et /ou vernis, laisse échapper "pendant un certain temps" des vapeurs de solvants ou matières volatiles (COV). On appelle communément ce phénomène "relargage".

Il est donc fortement déconseillé d'introduire dans l'aménagement et la décoration intérieure de sa maison : table, chaises, placards, bureau, étagères, fauteuils, canapés… à base de matières synthétiques, bois agglomérés ou stratifiés.
Préférez-leur des meubles en bois massif ou constitués de matériaux stables !

On parle de stabilité d'un matériau lorsqu'il conserve ses propriétés pendant une longue période, même si les conditions dans lesquelles il est employé varient :
- pression,
- humidité,
- chaleur...
Dans le cas qui nous intéresse, on emploiera ce terme à propos de matériaux "ne relarguant aucun composant gazeux ou sous forme de micro-particules" alors qu'il est soumis à des variations de température, d'humidité ou à l'occasion de son usage normal.


Un constat inquiétant
- Les dernières études sur le sujet font ressortir que l'air intérieur de nos logements est 10 fois plus pollué que l'air extérieur, et cela même à la campagne ou à la montagne, considérés comme étant plus épargnés par la pollution atmosphérique.
- en France, les pathologies respiratoires sont responsables d'environ 40.000 décés chaque année.
- en France, le nombre de morts par cancers a plus que doublé depuis un demi-siècle, pour dépasser 150 000 cas déclarés de nos jours.
- 1 européen sur 7 est asthmatique et les allergies se multiplient.
- dans les pays développés, la fertilité masculine a chuté de 40 % en 20 ans ; en Europe, ce sont déjà 12 % des couples qui sont stériles.
- dans le cadre de sa campagne "Detox" pour soutenir et renforcer le projet de règlementation REACH (enREgistrement Evaluation et Autorisation des substances Chimiques), le WWF (World Wide Fund for nature) a fait des analyses sanguines sur un panel de députés européens, en octobre 2003 ; leur sang contenait en moyenne 41 toxiques dont 13 pourtant interdits depuis longtemps, confirmant que ces éléments sont stockés à long terme par l'organisme.
- d'autres analyses poussées, ont décelé la présence de près de 200 substances indésirables dans notre corps.
Tous ces chiffres sont extraits d'études publiées par l'OMS, l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur, et de Greenpeace.


Les risques encourus
Symptômes
La pollution de notre intérieur se manifeste sur notre santé par des maux de tête, des gênes telles que les irritations des voies respiratoires, allant jusqu’à des allergies et des pathologies touchant principalement le système respiratoire.

Les personnes fragilisées
Certains membres de la famille tels que les nourrissons, les enfants et les femmes enceintes mais également les personnes âgées ou malades, sont particulièrement sensibles aux polluants atmosphériques.
En effet, une étude menée par l’université de Grenoble a révélé que l’exposition des femmes enceintes à la pollution de l’air pouvait nuire au développement du fœtus : leur poids à la naissance était plus faible et leur périmètre crânien diminué.

Pourquoi les enfants sont-ils plus exposés ?
Les enfants passent près de 90 % de leur temps dans des espaces clos (logements, moyens de transport, école/crèche, lieux de loisirs…).
En France, chez les enfants de moins de 15 ans, 10 % des garçons et 6 % des filles ont déjà eu de l’asthme.
C’est d'ailleurs une des principales causes de l’absentéisme à l’école (Source : MEEDTL - Ministère de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement)

Les effets à long terme
L'origine de nombreuses pathologies de type allergiques (dont l'asthme *), mais également auto-immunes ou cancéreuses est de plus en plus suspectée d'être en rapport avec une imprégnation toxique liée aux conditions environnementales.
L'effet cumulatif et/ ou coktail de toxiques qui isolément semblent très en deçà de la dose journalière admissible, finit par entamer notre capital santé et submerger nos défenses naturelles en imposant à notre organisme un stress insupportable.

* Le nombre d’asthmatiques est passé de 5,8 % en 1998 à 6,7% en 2006. Les milieux socio-économiques défavorisés sont les plus touchés. Le remboursement des traitements anti-asthmatiques a enregistré une hausse de 60 % en 7 ans, pour atteindre 970 M€ en 2007 (Source : MEEDTL).


Rappel des limites règlementaires
(s'appliquent aux lieux publics recevant des personnes sensibles)
Substances Valeur-guide pour l'air intérieur
et date d'application
Valeur-limite
Formaldéhyde 30 μg/m³ pour une exposition de longue durée
A compter du 1er janvier 2015
10 μg/m³ pour une exposition de longue durée
A compter du 1er janvier 2023
100 μg/m³
Benzène 5 μg/m³ pour une exposition de longue durée
A compter du 1er janvier 2013
2 μg/m³ pour une exposition de longue durée
A compter du 1er janvier 2016
10 μg/m³
Phtalates Voir tableau spécifique plus bas    
Dioxyde de carbone     Indice de confinement
de niveau 5 *

(*) Un indice de confinement de niveau 5 correspond à des pics de concentration en CO² supérieurs à 4000 ppm (parties pour mille) et à des valeurs moyennes supérieures à 2000 ppm pendant l'occupation des locaux.


Le formaldéhyde
Ce composé très volatil à l'odeur piquante, est détectable à très faible concentration (à partir de 0,6 mg par mètre cube d'air) ; il provoque des irritations et des inflammations des yeux, des voies respiratoires (nez, gorge, poumons) et de la peau (rougeurs, démangeaisons).
Il peut également avoir des conséquences neurologiques qui se traduisent par une fatigue accrue, des angoisses, des migraines, des nausées ou des vertiges.
Une exposition régulière peut aboutir à une sensibilisation (MCS) et au développement d'allergies, dont les crises peuvent se produire en présence de doses extrêmement faibles.
A plus fortes concentrations, son rôle est avéré dans l'apparition du cancer chez l'animal.
Longtemps classé comme cancérogène possible pour l'homme, il a été reclassé comme "cancérogène certain" par le Centre international de recherche sur le cancer.


Focus sur les panneaux de particules
Les principales sources de formaldéhyde dans l'air intérieur de nos maisons proviennent des panneaux de particules et autres dérivés du bois qui utilisent dans leur fabrication des colles thermodurcissables à base de formol.

Pourquoi ?
Les dérivés de l'urée formol sont très présents dans la plupart des mobiliers à bas coût car ce liant lui-même peu coûteux permet le réemploi de déchets de bois (copeaux, sciures...) et correspond parfaitement à la rationalisation d'une production industrielle.
Chaque fabricant met en place ses propres "recettes" pour obtenir divers types et densités de panneaux dont les propriétés physiques varieront selon la quantité de résine (ou liant) employée. C'est cette dernière qui assure au panneau sa cohésion (solidité) et permet de le former.
Cette technique de conception des éléments de mobilier est donc particulièrement consommatrice de colles pour ensuite recouvrir les panneaux avec une couche de finition.

Classification des paneaux de particules

Dénomination  Fabrication  Principaux usages Emissions de formaldéhyde 
Aggloméré (panneaux de particules non orientées) Déchets de bois fragmentés, triés, puis mélangés à la colle avant d'être pressés à chaud et poncés. Planchers, revêtements intérieurs, ameublement. Fortes, mais disponibles en classe E1 (*)
Panneaux de fibre MDF (moyenne densité) Déchets de bois étuvés puis défibrés, encollés, pressés et conditionnés. Parquets (stratifiés), mobilier, agencement intérieur. Fortes, mais disponibles en classe E1 (*) et même sans formaldéhyde.
Panneaux de contreplaqué "Feuilles" de 1 à 3 mm obtenues par déroulage ou tranchage, après trempage des grumes (souvent des bois exotiques), puis collées en couches croisées et pressées. Planchers, cloisons, bardages, parements intérieurs. Faibles, disponibles en E1 (*)
Panneaux de copeaux orientés "OSB" Résineux d'éclaircie tranchés en longues lamelles, encollées en trois couches orientées perpendiculairement l'une à l'autre, ce qui leur confère une grande rigidité. Planchers, cloisons, contreventements, âmes de poutres, mobilier, agencement. Assez faibles, disponibles en E1 (*)
Panneaux de bois lamifié et contrecollé Constitués de plusieurs couches de résineux contrecollés. Ossatures, charpentes légères, planchers... Peu utilisés en France. Faibles, disponibles en E1 (*)

(*) Depuis 2002, la norme E1 impose des teneurs inférieures ou égales à 8 mg de formaldéhyde pour 100 g de matériau, ce qui correspond à des émissions maximales de 0,124 mg par mètre cube d'air.
Cette norme est cependant dépassée puisqu'en 2012 elle est passée à 100 μg/m³ et devra être inférieure à 10 μg/m³ à horizon 2023.


Colles ou résines utilisées
La quantité de colle nécessaire dépend de l’essence de bois, de son humidité, etc.
Il s’agit de polymères organiques pouvant avoir une origine naturelle ou synthétique.
On distingue ces résines selon leurs principaux composants :
- les thermodurcissables (polymérisent à chaud) : urée-formol, phénol-formol…
- les thermoplastiques : colles néoprène, polyamides…
- les colles en émulsion : vinyliques…
- les colles thermofusibles à base de cire ou paraffine
- les colles naturelles : caséines…
Parmi ces catégories de résines les résines thermodurcissables sont les plus couramment employées. Malheureusement, leur constituant de base est le formaldéhyde qu'elles dégagent en se décomposant, et que l'on retrouve ainsi dans l’air intérieur des logements.

Quel type de résine et pourquoi ?
Les résines à base de formol sont les plus utilisées dans l’industrie de fabrication des panneaux à base de bois :
- Urée-Formaldéhyde (UF) La résine UF est la plus économique ; peu colorée ou incolore, elle est surtout utilisée pour les panneaux intérieurs.
Sanitairement, c’est la résine qui émet le plus de formaldéhyde car elle est peu stable sous l’effet de l’humidité et de la chaleur.

- Phénol-Formaldéhyde (PF)
Cette gamme de résines phénoliques coûtent plus chères mais assurent une cohésion résistant à des conditions plus sévères d’humidité et de chaleur, ce qui les rend plus durables (pas dans le sens écologique).
Sa structure moléculaire est plus stable que l’uréeformaldéhyde et réagit donc moins aux fluctuations de la température ambiante, ce qui diminue d'autant les émissions de COV.

- Mélamine-Formaldéhyde (MF)
Il en est de même que pour les résines phénoliques. Elles sont plus chères mais durent plus longtemps et résistent mieux à des conditions plus sévères.

- Mélamine-Urée-Formaldéhyde (MUF)
Les résines UF sont combinées à de la mélamine pour les applications nécessitant une résistance à la chaleur, à la lumière, à l'humidité ou à l'eau ou pour les applications nécessitant un degré élevé de dureté.

Alternatives
De nouvelles résines sont à l’étude pour limiter les émissions de polluants et certaines sont déjà utilisées.
C’est le cas notamment de la résine MDI (Diisocyanate de diphényl méthane).
Cette molécule est déjà utilisée dans la fabrication de nombreux produits polyuréthanes tels que des mousses, des matières plastiques, des colles, des peintures et des vernis.
Cependant, si ce liant est exempt de formaldéhyde, il contient des isocyanates réputés nocifs par inhalation et pouvant entraîner une sensibilisation chimique (*).

(*) La sensibilisation chimique multiple (en anglais MCS, c.a.d Multiple Chemical Sensitivy) est caractérisée par différents symptômes intervenant dans plusieurs systémes (en général les systémes neurologique, immunitaire, respiratoire, cutané et / ou musculaire), et se produisant de maniére chronique suite à des expositions à de multiples produits chimiques.

Produits de substitution
- Le meilleur substitut aux panneaux de bois agglomérés est le bois massif, le pin restant le plus abordable grâce à son abondance en Europe et à sa vitesse de pousse.
- une technique permet de fabriquer des panneaux à partir de particules de bois, consistant à les étuver entre 150° et 200° en milieu aqueux ce qui permet d'utiliser leur propre résine comme liant.
- enfin, de nouvelles gammes de panneaux existent maintenant, composées de trois couches de copeaux de bois différents agglomérés sans colle toxique, sans urée formol, sans formaldéhyde autre que celle du bois naturel.


Focus sur les phtalates
Les phtalates sont des composés obtenus par estérification de l’acide phtalique. Ils sont utilisés comme plastifiants du polychlorure de vinyle (PVC) afin de lui conférer souplesse, extensibilité et l'élasticité désirée.
On trouve donc des phtalates dans de nombreux articles en matières plastiques d'usage courant : petit mobilier, revêtements de sols, peintures, câbles, jouets, emballages alimentaires, produits cosmétiques...

Pourquoi sont-ils instables ?
Les phtalates ne sont pas liés de façon covalente à la matrice plastique et peuvent donc s’en libérer par contact avec : des liquides, des graisses ou s’échapper dans l’air ambiant, il s'agit donc de composés organiques semi-volatiles.

Effets sanitaires
Si nous sommes exposés théoriquement aux phtalates quotidiennement par inhalation, ingestion ou contact cutané (INRS, 2004), c'est surtout à travers la chaine alimentaire que le risque est le plus élevé.
A long terme, l'exposition à ces lipides organiques entraîne des effets endocriniens : baisse de la fertilité masculine, cancers des testitcules et anomalies congénitales (DBP, BBP, DIPP et DEHP) et ne sont plus autorisés dans certains domaines : jouets pour les enfants, articles de puériculture, emballages alimentaires, produits cosmétiques (EFSA, 2004 ; EU, 2005 ; UE, 2007).
Ce n'est pas encore le cas pour le mobilier où l'on considère qu'ils participent de façon moindre à la pollution de l'air intérieur.

Autre inconvénient sanitaire des PVC
Son gros défaut à cet égard reste sa dégradation sous l'action de la lumière et de la chaleur, qui produit - entre autres - du chlorure d'hydrogène (HCI), un gaz incolore toxique très corrosif, formant des fumées blanches au contact de l'humidité.

Alternatives possibles
- utiliser d’autres matériaux que le PVC,
- si l'on conserve le PVC pour ses qualités techniques indéniables, il faut le plastifier avec d’autres composés que le DEHP.

Dose moyenne d'exposition aux phtalates par jour
Personne âge (ans) Poids (kg) Dose journalière (μg/kg de poids corporel/jour)
enfants 0 à 1 5,5
55 à 380
enfants 1 à 3 13
20 à 183
enfants 4 à10 27
5 à 54
femmes 18 à 80 60
8 à 124
hommes 18 à 80 70
8 à 92

A noter que L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a édicté une recommandation à 80 µg/l comme dose d'alerte de la présence de phtalate dans l'eau.
L'USEPA (United States Environmental Protection Agency) et l'AWWA (American Water Works Association) quand à elles estiment ce niveau à seulement 6 µg/l


Mobilier à risque
Les meubles synthétiques
- à base de PVC ou de résines, ils dégagent des COV de façon constante pendant des mois ; de plus, ils sont souvent sensibles aux UV qui accélèrent leur vieillissement et leur dégradation.
- constitués de panneaux de fibres pour les plateaux dont les châssis sont remplis de cartons alvéolés.
- Les laques et peintures de finition sont pratiquement jamais inoffensifs.

Les fauteuils et canapés
Ces mobiliers incontournables des intérieurs actuels sont de véritables bombes chimiques à retardement :
- l’ossature est souvent constitué de bois agglomérés aux recettes "secrètes",
- les assises et les coussins sont généralement des mousses en polyuréthane, jouant en plus le rôle « d’éponge à COV » tout en représentant de merveilleux abris pour les acariens,
- les colles et résines utilisées, sont toxiques,
- les tissus sont traités avec des composés (imperméabilisants, anti-feu, anti-tache…) potentiellement dangereux.

Les modèles haut de gamme en bois massifs sont recouverts de vernis parfois dangereux et les cuirs sont traités en tannerie avec du chrome, pour le moins.

Les tapis
Qui dit tapis, dit nid à poussières et refuge à acariens.
Il va de soi que si vous persistez dans cette option décorative, il vaut mieux les choisir 100 % naturels, aussi bien pour les fibres que pour les teintures.
Sachez cependant qu’il existe maintenant des tapis, tissés en fibres végétales diverses mélangées à de la fibre d’ortie !
L’intérêt de cette dernière, bien connue pour ses vertus répulsives contre certains insectes, serait qu’elle conserve cette propriété une fois séchée et tissée.

Les meubles de cuisine
Il est préférable de les choisir en bois massif et s'ils sont fabriqués avec des panneaux de fibre de bois, ceux-ci ne doivent comporter aucune colle contenant des formaldéhydes.
Ils devront de plus respecter la norme européenne E-1 ou la norme HUD (Housing and Urban Development), 24 CFR, partie 3280.308.
On peut limiter les émissions toxiques en scellant soigneusement toutes les surfaces avec un enduit à faible toxicité, qui va créer (mais pour combien de temps ?) une barrière aux émanations de formaldéhydes.

La mélamine
A ne pas confondre avec la mélanine, qui un pigment naturel sécrété par le corps humain, le formaldéhyde de mélamine (FM) fait partie de la famille des résines aminées dérivées de l'urée, de la thio-urée et des cyanamides.
Ses propriétés exceptionnelles de résistance à la chaleur, à la lumière, aux produits chimiques, à l'abrasion et au feu expliquent son usage généralisé après-guerre.
Son principal dérivé « le Formica® » sous forme de feuilles stratifiées, obtenues sous pression puis décorées, a été longtemps la référence dans les cuisines.


La literie
Les matelas 100 % latex sont encore un peu plus chers que ceux en mousse, mais ne sont pas nocifs pour la santé (sauf à y être spécifiquement allergique) et résistent mieux à la déformation due au temps.
Vous trouverez aujourd'hui des oreillers et des couettes 100 % naturelles. au même prix que ceux garnis de mousse.
Certaines enveloppes sont fabriquées avec des extraits de bois (Lyocell...)
Les garnissages en Polylactide : fibres d'origine naturelles à base de maïs (Ingeo...).


Une nouvelle étiquette
Nouvel étiquetage applicables à l'ameublement pour limiter les pollutions de l'air intérieur des logements En application de la réglementation des lois Grenelle I et III, il a publié deux décrets applicables à partir du 1er janvier 2012 obligeant à un nouvel étiquetage relatifs aux nuisances possibles des différents produits employés.
L'un (décret n° 2011-321 du 23 mars 2011) impose une étiquette sur le niveau de COV emis, rendue obligatoire sur les produits de construction et de décoration tandis que l’autre, oblige les ERP dédiés à l’enfance à contrôler le niveau des polluants à l’intérieur des bâtiments.

Objectifs
Informer et prévenir les consommateur sur les risques de toxicité par inhalation liés à des polluants volatils tels que le formaldéhyde, le toluène ou le styrène, soupçonnés de façon perenne d'entraîner des pathologies telles que l’asthme, les allergies ou les conjonctivites... pour le moins.

Pourquoi
Rappelons pour ceux qui débarqueraient d'une autre planète que ces pathologies concernent de 25 à 30 % de la population dans les pays industrialisés, et que le
coût sanitaire de la mauvaise qualité de l’air intérieur est estimé, en France, entre 10 et 40 Md€ par an (source EnVIE, programme européen sur la QAI).

Quels sont les produits concernés ?
Tous les produits de construction et revêtements de mur ou de sol sont soumis à un étiquetage obligatoire indiquant le niveau d’émission de composés organiques volatils (COV).
Ainsi, ce sont plusieurs milliers de références concernées par ce nouvel étiquetage : peintures, papiers peints, parquets, moquettes, vernis, colles, adhésifs...

Comment lire l'étiquette
Elle exprime visuellement un barème allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions) en se basant sur le classement de 11 COV identifiés par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur et choisis en raison de leur présence statistiques dans l’ensemble des intérieurs français.
Les classes du niveau d’émissions ont été établies avec le protocole de l’Afsset réalisé en 2009 et visant à mettre au point cet étiquetage.

Application et sanctions
Cette obligation d'étiquetage concerne tous les produits fabriqués depuis le 1er janvier 2012 et pour ceux sont fabriqués antérieurement, la limite est le 1er septembre 2013.
La responsabilité en incombe au fabricant qui doit déclarer la classe correspondante au niveau d’émissivité.
C'est la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) qui est chargée de réaliser des contrôles pour vérifier l’exactitude des déclarations sur les points de vente.

Un cercle vertueux imposé
Nul doute, que les consommateurs, pouvant enfin visualiser la dangerosité à long terme des meubles qu'ils introduisent dans leur espace de vie vont petit à petit se tourner vers les moins nocifs, obligeant les industriels à formuler des produits en faveur d’un environnement plus sain.


Les chambres d'enfants
Les bébés et les jeunes enfants passent beaucoup de temps chaque jour à dormir dans leur chambre, à la porte souvent fermée pour privilégier leur tranquilité.
Les meubles en bois aggloméré dégagent des substances chimiques nocives pendant plusieurs jours, semaines et même années.

Que choisir ?
Privilégiez tous les équipements en matériaux naturels et inertes tels que :
- le bois massif (*),
- le verre,
- l'inox...

(*) Encore faut-il que ce bois ne soit pas peint, vernis ou recouvert avec des substances elles-mêmes toxiques.

Il existe également des gammes complètes de meubles écolos pour la chambre de bébé, allant des lits bébé aux armoires en passant pas les étagères, qui constituent un choix d’ameublement plus rassurant dans l'optique d'un environnement intérieur le moins pollué possible.

Solution alternative
Parfaitement dans l'esprit écologique, puisqu'il s'agit d'utiliser la filière du réemploi, l'achat d'occasion de meubles suffisamment anciens reste une solution intéressante.
En effet, ils ont déjà relargué - avec le temps - la plus grande partie des particules toxiques qu'ils contenaient en surplus.
Par ailleurs, ce choix d'ameublement pour la chambre de bébé est accessible financièrement à quiconque.
Bien évidemment, leur "décrassage" avant installation devra être effectué avec des produits eux-mêmes non toxiques...


Comment réagir
1) Si vous ressentez des symptômes d'irritation du nez ou des yeux, commencez par aérer régulièrement pendant plusieurs semaines.
2) Dans tous les cas, aérez les pièces de vie et chambres pendant au moins 10 à 15 mn.
3) Aérez systématiquement les pièces humides après leur utilisation (salle d'eau) ou équipez-les d'extracteurs temporisés ou hygrorégulés (le taux d'humidité relative HR ne doit jamais dépasser 60 % dans des locaux à une température de 20°).
4) Si cela persiste, faites la chasse aux agglomérés, MDF, mélaminés non classés E1... et remplacez-les par du bois massif ou des panneaux à faibles ou très faibles émissions.
5) Vous pouvez aussi les recouvrir avec un vernis ou un vitrificateur à base d'huile de lin et de résines naturelles, disponible chez un distributeur de matériaux écologiques pour l'habitat (voir annuaire plus bas).
6) Si vous avez des travaux de rénovation intérieure à exécuter, planifiez-les de préférence en été, en prévoyant au moins 3 semaines d'aération avant tout usage régulier de la pièce.


Et dans les crèches...
Pour toutes les raisons évoquées plus haut, la grande majorité de l'air respiré par nos bambins dans les crèches est pollué.

Une étude lancée par l’ASEF (Association Santé Environnement France) a révélé en mars 2009 que l’air des crèches était pollué ; menée dans 10 crèches chacune équipée de capteurs, elle visait à mesurer la concentration dans l'air intérieur des locaux de 3 molécules différentes :
- le phtalate, connu pour engendrer des troubles de la fertilité, encore très utilisé dans le plastique reste présent dans beaucoup de jouets.
- le formaldéhyde, suspecté de provoquer de l’asthme chez les jeunes enfants, des irritations chroniques des muqueuses et des cancers est d'usage courant dans les bois agglomérés, les mousses synthétiques ainsi que les peintures.
- le benzène, molécule cancérigène, présent dans l’air et dans les peintures.

Les résultats de l’étude ont ainsi montré la présence de taux « préoccupants » de benzène et de formaldéhyde, notamment.

C'est ainsi que les parents attentifs à ces risques et qui en ont les moyens confient maintenant leurs enfants à des crèches écolos.

La marque "NF Mobilier Crèches"
L'Institut Technique FCBA (Institut Technologique - Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement), certifie cette marque qualitative initiée suite à la nouvelle règlementation - décret 91-1292 "petite enfance, puériculture", qui impose depuis 2008 à tout fabricant ou importateur de disposer d'une attestation de conformité.
Cette dernière est délivrée à l'issue de la réalisation d'un "examen de type par un organisme habilité".
Les situations extrêmes (ou peu normales) qui peuvent survenir lors de l'usage du meuble sont prises en compte pour garantir la sécurité des jeunes enfants. Par exemple, on teste la résistance à l'écartement des barreaux de lit pour le cas où un enfant tente de passer la tête entre les barreaux ! Le risque peut provenir également de la nouveauté, du design ou de l'innovation. La moindre évolution du produit peut cacher une source de danger. La vigilance apportée par la démarche de certification et le contrôle d'une tierce partie rassure le fabricant qui craint de passer à côté d'un point dangereux.

A cette liste déjà très longue des risques d'accidents pris en compte par le Décret, le référentiel de la certification NF Crèches a ajouté pour le mobilier rembourré une exigence de bon comportement au feu (test de la "cigarette allumée" selon la norme EN 1021-1 et 2).
Le référentiel NF Crèches a également défini 4 zones pour la vérification de la facilité de nettoyage, dont une zone "alimentaire" (têtes de vis et rivets proscrits, réduction des rebords et des recoins, etc).
La mention "conforme aux exigences de sécurité" doit être apposée sur le meuble de façon visible, lisible et indélébile.

Depuis octobre 2009, les panneaux de bois destinés au mobilier de crèches doivent contenir moitié moins de formaldéhyde, soit, ne pas dépasser le niveau E05. (soit moitié de E1 actuel).

Les premiers certifiés NF Crèches sont :
- CREATIONS HABA : Structures de motricité GEMINO + Mobilier modulaire PLURAFORM PLUS + Lits CRECHES
- WESCO : Meubles de rangement AUTOBLOC + CREACOLOR + BASIC
- WIKI CAT : Lits CRECHES + Structures de motricité "PREMIERS PAS" + Mobilier maternelle POM'POUCE.

Pour ceux qui souhaitent consulter la prescription technique du référentiel (fichier.doc)


Et la déco des meubles ?
- Il existe des formulations de produits décoratifs et/ ou protecteurs des meubles parfaitement compatibles avec un environnement intérieur sain.
Huile dure (*), peinture à la chaux ou à la caséine... en font partie et sont plutôt simples et économiques à réaliser soi-même.
Voir : Equiper et décorer

(*) L'huile dure est à la fois une sous-couche et une finition à usage intérieur, pour des surfaces en bois exposées à une usure importante.

- Pour ceux qui veulent se tourner vers des produits déjà préparés :
Eco-annuaire


Mobilier d'extérieur en bois déroulé
Basée sur les recherches du laboratoire de l'Ensam de Cluny, une nouvelle technique utilisant le bois de sapin "Douglas" permet de fabriquer des meubles d'extérieur.
Elle consiste à dérouler la bille de bois pour obtenir des feuilles entre 2 à 4 mm sur environ 1,60 m de large.
Ces placages sont ensuite empilés sur le même sens de fil du bois.
On obtient ainsi des blocs homogènes auxquels on donnera une forme sous une pression de 120 tonnes, en utilisant une colle à base d'eau.
De plus, le Douglas ainsi préparé présente une bonne résistance aux intempéries en milieu extérieur.
L'élément obtenu aura une excellente stabilité dimensionnelle alliée à une forte résistance mécanique.
Après découpe, ces blocs (de 50 à 240 kg) pourront servir à créer des formes massives courbes.
Les meubles "naturels" ainsi produits sont livrés sans vernis ni lasure.


Les labels du bois

- le label FSC :
Label FSC

C'est le label du bois le plus répandu et semble-t-il le plus exigeant.
Il vous garantit que votre achat d'un produit en bois est issu de forêts auxquelles sont appliquées des principes de gestion écologiquement adaptés, dans le respect des ouvriers qui y travaillent et économiquement viable.
Il lutte contre la déforestation et l'exploitation sauvages des forêts.
Ce label est apposé sur de nombreux objets en bois : du crayon à papier, au jouet en bois, en passant par les meubles, portes, parquets…mais également sur du papier issu de forêts gérées durablement.

- le label PEFC :
Label FSC
L'autre label du bois. Originellement destiné aux forêts européennes, il a fait son chemin. Il s'applique également aux produits en bois mais aussi aux papiers, cartons…

Consulter tous les labels écologiques.


Voir également
- Les polluants de l'air intérieur

- le livre de Paul de Haut :
Habitat sain et sans allergènes (Eyrolles, 2008)

Documentation pour un habitat non toxique






Sujets abordés : santé & écologie, habitat sain, polluants domestiques, pollutions intérieures, toxicité de l'eau, toxicité des aliments, toxicité des matériaux, toxicité des produits d'entretien, toxicité des cosmétiques, Rapex, risques liés aux nanoparticules, dangers présentés par les solvants, pourquoi votre décoration peut être toxique, meubles toxiques, informations sur la géobiologie, courants et champs electromagnétiques, risques des hyperfréquences, patch téléphones portables, boucliers électromagnétiques, ondes dangereuses, les COV, les COP, allergènes domestiques, pollutions du bruit.

Les POLLUANTS DOMESTIQUES et leurs CONSEQUENCES sur la SANTE...