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VENTILATION non TOXIQUE


La ventilation joue un rôle majeur dans la bon état sanitaire d'un logement ; il faudra dans tous les cas traiter sérieusement
(voir ouvrage aux Editions Eyrolles « Chauffage, Isolation, Ventilation écologiques »).

Aérer est indispensable !
Une bonne partie des domiciles pollués est constituée de constructions individuelles récentes, bien isolées.
Comptant sur leur seule VMC (ventilation mécanique contrôlée) pour renouveler l'air, les occupants n'ouvrent plus les fenêtres en hiver !
Pourtant, l'habitude d'aérer - les chambres pour le moins - pendant 10 à 15 minutes tous les matins est à la fois simple, efficace, économique et à la portée de chacun !
De même pour les salles humides de la maison, après leur utilisation.


Bon à savoir
Il est préférable d'aérer pendant un petit quart d'heure, fenêtre grande ouverte, plutôt que pendant plusieurs heures, fenêtre entrebâillée ! Dans le premier cas, la perte d'inertie thermique sera bien moins importante que dans le second.


Maîtriser l'humidité
On admet un taux d'humidité relative de 40 à 60 % HR (Humidité Relative) ou TH (Taux d'Humidité) dans des locaux à une température de 20° C.

Au-delà de cette limite elle :
- accroît les émissions de composés organiques volatils (dont le formaldéhyde),
- multiplie la concentration de fibres en suspension dans l'air,
- accélère la dégradation des surfaces,
- offre un milieu favorable aux virus et bactéries,
- diminue le confort, par augmentation des pertes thermiques du corps,
- favorise le développement de deux puissants allergènes : les moisissures et les acariens.

En bref, l'excès d'humidité aggrave les pathologies respiratoires et rend actifs de nombreux polluants et allergènes et seul le renouvellement régulier de l'air, permet d'évacuer les pollutions internes, de maintenir la maison à un état hygrométrique satisfaisant et d'éviter ainsi une l'humidité résiduelle dans la maison, en particulier au niveau des ponts thermiques.

Pourquoi ?
L'utilisation de produits synthétiques empêche la peau de votre maison (les murs) de respirer.
L'humidité créée par les habitants de la maison (évaporation de la sueur et respiration pour l'essentiel) et par leurs activités (cuisson, combustion du gaz, séchage du linge, repassage, lavage des sols, douches, bains...) s'évacue très lentement des murs (migration en plusieurs mois) et occasionne des moisissures.

Les ponts thermiques
Lorsque l'air chaud et humide de votre logement entre en contact avec les murs froids extérieurs, il se refroidit brutalement et condense l'humidité qu'il contient sous forme de micros gouttelettes, comme la rosée du matin sur la terre et les plantes.
Les murs deviennent alors humides et plus conducteur, car l'eau conduit 25 fois mieux la chaleur que l'air.
Cette conductivité accrue augmentera à son tour cet effet de pont thermique, ce qui accentuera la condensation…
Résultats : la tapisserie ou la peinture qui se décolle, les tâches d'humidité, l'eau qui suinte au pied du mur, le salpêtre…


Idée fausse :
Nombreux sont ceux qui imaginent encore qu'en calfeutrant leur logement l'hiver et en ne l'aérant pas, ils vont faire des économies de chauffage ! C'est exactement le contraire : l'air humide étant moins isolant, un tel logement obligera à chauffer plus pour obtenir la même sensation de confort.


Les moisissures
Ni animales, ni végétales, les moisissures sont des champignons microscopiques de 2 à 20 µm de diamètre, dont les spores se disséminent dans l'environnement.
Naturellement présents à l'intérieur des bâtiments, ces bios contaminants courants des locaux clos sont susceptibles de se développer sur tout type de support dès que les conditions favorables (température, PH et teneur en eau du produit contaminé) sont réunies.
La première mesure préventive à la multiplication des moisissures consiste donc à éviter toute humidité excessive en ventilant correctement les pièces, car lorsqu'elles apparaissent, il est déjà trop tard !

effets sur la santé
Ces micro-organismes sont des agents susceptibles d'engendrer des pathologies diverses : rhinite, asthme, toxi-infections dues à l'inhalation de mycotoxines, infections telles que l'aspergillose…


Les VMC

L'extracteur de cuisine
Le premier extracteur à être installé dans les logement était souvent couplé à la hotte de la table de cuisson et servait à évacuer à l'extérieur les odeurs.
A clapet manuel, puis électrique et à temporisation, plusieurs modèles sont encore disponibles et intégrés à ces nouvelles pièces à vivre que sont devenues les cuisines.

La VMC simple flux
C'est le système le plus simple, employé le plus souvent dans l'habitat individuel : des entrées d'air sont placées dans les pièces à vivre (chambres, salon, etc.) généralement au niveau des fenêtres. Les bouches d'extraction de l'air sont placées au niveau des pièces humides (salle de bain, cuisine, buanderie) et reliées à un groupe d'extraction motorisé.
Grâce à une mise en légère dépression du volume du logement, l'air extérieur est aspiré tout d'abord vers les pièces sèches puis circule vers les pièces humides (dont il prélève une partie d'humidité) avant d'être expulsé par les bouches d'extraction.

Note : Pour que le passage de l'air puisse se faire même portes fermées, il faut lui laisser la possibilité de circuler entre les pièces en ménageant un passage de 1 cm sous les portes intérieures (détalonnage).

Ce type de VMC possède généralement un interrupteur pour basculer d'un débit nominal (moteur en petite vitesse) vers un débit forcé (grande vitesse) pour évacuer une forte production de vapeur d'eau (douche ou bain par exemple).

Inconvénient
Cette aération permanente non régulée, ne tient pas compte des variations d'humidité et de chaleur : le même flux d'air extérieur traverse la maison, qu'elle soit très humide ou au contraire sèche, que l'air extérieur soit à 0° ou à 35°, la VMC simple flux va donc refroidir la maison en hiver et la réchauffer en été !

Exemple :
Pour une maison de 5 pièces, avec ce type de VMC ayant un débit constant de 105 m³/ h, une température extérieure moyenne de 6° sur la période de chauffe (soit 5 mois et demi) et en maintenant une température intérieure moyenne de 18.5°... soit le brassage de 415.800 m³ dont on aura du élever la température de 12,5°.
L'énergie calorifique perdue sera de 1800 kWh, à laquelle il faudra ajouter 200 kWh pour l'énergie électrique du moteur de la VMC, soit 2000 kWh/ an.

Prix : à partir de 60 €


La VMC hygroréglable
- Le principe est de réguler de débit de l'air en fonction du degré d'humidité de l'air :
caisson hygrovariable : cette variante de la VMC simple flux possède en plus une automatisation par capteur d'humidité du basculement entre petite vitesse et grande vitesse. Le débit minimum reste cependant le débit nominal.
- bouches hygroréglables (passives ou motorisées) : autre variante de la VMC simple flux ; les bouches d'extraction modulent le débit de ventilation en fonction de l'hygrométrie. Le débit d'air varie en fonction des besoins réels, d'où des économies de chauffage...
Contrairement au caisson hygrovariable qui fait dépendre le plus souvent la ventilation de la mesure d'un seul capteur d'humidité, les bouches hygrovariables permettent d'individualiser les besoins pour chaque pièce humides (cuisine, plusieurs salles de bain...).
Méfiez-vous des systèmes de Ventilation Mécanique Contrôlée avec récupération de chaleur (appelés aussi double-flux).
Leur circuit constitué d'une longueur importante de gaines cumulant chaleur et humidité, risque de présenter les meilleures conditions de développement de bactéries et de moisissures !
Un système de VMC plus simple avec sondes d'humidité, installé indépendamment dans les pièces humides, nous apparaît comme un meilleur choix.
Vous trouverez dans l'ouvrage « chauffage, isolation, ventilation… » de la même collection, tous les éléments pour choisir et installer la ventilation la plus adaptée à votre cas et votre budget.


La climatisation
Cette pompe à chaleur inversée transfère la chaleur en excès d'un local vers l'extérieur (le plus souvent l'air) ; en été, on pourra d'ailleurs ingénieusement évacuer les thermies pénibles à supporter à l'intérieur vers une piscine pour en réchauffer l'eau !
Ce système présente donc les mêmes risques sanitaires décrits au sujet des PAC et il conviendra de changer ou de nettoyer régulièrement les filtres, ce qui n'est pas toujours le cas,

éviter les chocs thermiques
Une climatisation excessive occasionne un choc thermique lorsqu'on passe dans un espace non climatisé.
C'est pourquoi, il est recommandé de régler l'installation sur une différence de température inférieure à 10 °C, (4°C ou moins sont recommandés), ce qui permettra en plus d'économiser votre consommation électrique.
Les fabricants proposent désormais des climatiseurs capables de maintenir un différentiel constant entre les températures extérieure et intérieure afin d'atténuer ces chocs thermiques préjudiciables à la santé.


Le puits canadien
Si ce dispositif reste intéressant sur le plan du bilan thermique et environnemental, le « puits provençal » très à la mode aujourd'hui, risque d'être une source importante d'une mauvaise qualité de l'air intérieur, puisque il devient l'unique prise d'air frais du logement :
- mauvais choix des matériaux constituant les capteurs horizontaux (PVC, polyéthylène...)
- installation non conforme (dimensionnement, pente, étanchéité à l'eau perméabilité au radon, siphon, filtre, réglages…)
- mauvais entretien (nettoyage régulier en particulier après les périodes d'arrêt, développement des : bactéries, microbes, champignons, algues…)


Attention !
L'utilisation de désinfectants chlorés pour nettoyer ces systèmes risque de créer des pathogènes chloro-résistants.






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Les POLLUANTS DOMESTIQUES et leurs CONSEQUENCES sur la SANTE...