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POLLUTIONS par les MATERIAUX

Il s'agit ici de repérer les matériaux de construction, d'isolation et de traitement de surfaces qui génèrent des effets toxiques sur la santé humaine et animale.


matériaux de construction
L’usage de certains produits et matériaux de construction engendre des effets négatifs à la fois sur la santé et sur l'environnement, à court ou à long terme.
Un habitat sain est donc avant tout construit avec des matériaux non polluants, et ce n’est pas incompatible avec une architecture bioclimatique, qui économisera l’énergie et /  ou utilisera les énergies renouvelables…

Ne pas confondre
- matériaux naturels,
- matériaux écologiques,
- matériaux issus du recyclage.
Ces différents types de matériaux ne sont pas forcément pour autant sans danger pour la santé !

Principaux critères pour définir un matériau sain :
- émission de COV ou aldéhydes,
- émission de fibres ou particules en suspension (COP),
- comportement en présence d’humidité,
- comportement à la chaleur,
- facteur de développement des micro-organismes toxiques ou allergisants,
- émissions radioactives,


matériaux d'isolation
Isoler son logement est un geste écologique et économique, puisqu’il permet de réduire sa consommation d’énergie, sa facture de chauffage et de limiter son recours aux combustibles fossiles.
Il est plutôt recommandé d’utiliser des isolants naturels (liège, panneaux de cellulose ou de fibres de bois, laine de roche, terre…) de plus en plus facilement disponibles sur le marché des matériaux de construction.

Isolation par l’extérieur
Le moins coûteux et le plus efficace moyen pour isoler un logement est de le faire à l’extérieur !
Il n’y aura aucun pont thermique, donc aucune condensation et moisissures.
Enfin - et ce n’est pas négligeable - les murs (s’ils ne sont pas isolants) deviendront d’énormes réservoirs d’énergie thermique en emmagasinant (à l’instar d’un poêle à effet de masse ou d’un plancher chauffant) la chaleur dissipée par le chauffage pour la restituer à l’intérieur pendant les 24 heures suivantes !

De même, en été, l’isolation étant du bon côté du mur, elle préservera la fraîcheur de la maison des rayons ardents du soleil.
  

isolation du sol
Indispensable, (la fuite thermique par le sol peut-être de l’ordre de 7%, et source de condensation) les panneaux de liège ou de fibres de bois (classe sol) y remplaceront avantageusement l’emploi habituel du polystyrène !
 
 
Laine de verre et de roche

En épaisseur suffisante (supérieure à 20 cm), ces fibres minérales sont d’assez bons isolants.

inconvénients
- très irritantes pour la peau et pour les voies respiratoires. Depuis 2001, les fabricants ont modifié leur composition et réduit la biopersistance des fibres inhalées, ce qui a permis leur déclassement comme cancérogènes possibles par le Centre International de Recherche sur le Cancer.
 - ses fibres sont sujettes au tassement,
- sont appréciés des rongeurs,
- nécessitent d'importantes quantités d'énergie pour leur fabrication,
- se recyclent assez mal.

Toute manipulation (découpe, pose ou élimination) impose d’utiliser un masque de type P3, des lunettes, des gants et des vêtements bien fermés aux extrémités.


polyuréthanne et polystyrène
Beaucoup de maisons possèdent une isolation utilisant du polystyrène, et ses dérivés, qui relâchent au fil du temps sous forme gazeuse ou de poussières, leurs constituants, colles ou solvants.
Le coefficient d’isolation de ces matériaux est tout à fait satisfaisant, mais il présente plusieurs inconvénients :
- ne laisse pas migrer les gaz et l’humidité.
- crée des ponts thermiques,
- produit des COV,
- la mousse de polyuréthanne contient des isocyanates pouvant provoquer des allergies,
- non biodégradables.


les enduits
On peut réaliser de très nombreux enduits à base d'argile ou de chaux, par exemple.

La chaux
C'est l'un des plus anciens matériaux de parement utilisé par l'homme :
- facile à mettre en oeuvre pour créer des ambiances saines et naturelles,
- laisse « respirer les murs » (migration de l’eau et de la vapeur d’eau),
- présente une faible adhérence aux poussières,
- détruit les micro-organismes grâce à son pH (gradué de 1à 14) important de 12.

En enduits ou badigeons, la chaux se colore aisément avec des pigments naturels.

Précautions d’usage
Afin d’éviter les irritations cutanées ou oculaires, il est indispensable de manier la chaux en s’équipant de gants, manches longues et de lunettes.

Préparer son enduit
Plusieurs préparations sont réalisables facilement :
- mélange de 2/3 de sable blanc et d'1/3 de chaux,
- mélange de chaux et de plâtre,
- mélange de chaux hydraulique et de sable de carrière,
- mélange de brins de lin (anas), de sable de carrière et de chaux,
- mélange d’argile, de sable et de paille hachée…

Astuce : l’utilisation de chaux hydraulique à la place de la chaux aérienne permet d’accélérer la prise.

Conseil : tous les enduits utilisés à l'intérieur, y compris ceux appliqués sur les planchers de bois, doivent être à base d'eau.


L'argile
Utilisée comme enduit au même titre que le plâtre, elle présente l’avantage d'être encore plus hygroscopique et de mieux absorber les bruits que ce dernier. Plus poreuse, l’argile est cependant moins résistante que lui mécaniquement, ce qui la fera déconseiller dans une chambre d'enfant où elle risque d’être grattée par les petites mains.

En malaxant de l'argile avec du sable et de la paille hâchée, on obtient un excellent enduit isolant.

La finition à l'argile d’un enduit intérieur devient très à la mode ; de nombreuses couleurs à base de pigments naturels sont disponibles (vert, rouge, jaune, marron, ocre…)


matériaux de protection et de traitement
le traitement des bois
Le principe de base consiste à éviter tout produit constitué d’éléments toxiques ou pouvant le devenir par vieillissement, ainsi que par les effets conjugués de la chaleur et de l’humidité !

Certains produits comme les huiles et le goudron sont utilisés depuis longtemps pour protéger les bois mais il existe d’autres produits naturels connus depuis toujours.
Ces traitements naturels ou biologiques sont redécouverts par de plus en plus de professionnels avisés et deviennent disponibles pour le grand public à travers le réseau de distribution des magasins de bricolage.

Le traitement thermique
Le chauffage des bois améliore la durabilité et la stabilité dimensionnelle des bois, sans apport de biocides.
Le processus consiste en un chauffage entre 150 et 200°C en milieu aqueux, suivi d’un séchage naturel puis d’un second passage au four en milieu sec.
Il a pour résultat de fragmenter l'hémicellulose en la liant à la lignine, elle aussi modifiée et de rendre les fibres moins propice au développement des champignons.
Seul inconvénient, le bois ainsi traité sera un moins bon régulateur d'humidité.

Les huiles
C’est un des traitements de surface par imprégnation non filmogène à la fois simple d’application, économique et écologique. Ces huiles permettent de protéger le bois de l’eau par effet mécanique (en bouchant les pores) tout en laissant passer la vapeur d’eau, et en permettant au bois de sécher.

L’huile de lin ou de bois est plus réservée à une application sur les bois intérieurs ou extérieurs sous abri, tandis que l’huile dure pour les revêtements de sols.

Les sels
Cette poudre blanche à diluer dans l’eau se badigeonne sur le bois.
Ses effets de fongicides et répulsifs contre les insectes est connue depuis longtemps.
Utilisation réservée à l’intérieur et dans les locaux non humides à cause de sa solubilité dans l’eau.
Eviter les sels de cuivre, de chrome, d’arsenic…  encore utilisés dans les procédés  industriels très toxiques pour la santé.

Le goudron
Utilisé depuis longtemps comme protection contre la putréfaction des piquets de clôtures et des coques de bateaux, ce dérivé bitumineux du pétrole n’est pas recommandé pour des usages intérieurs.

Les peintures
Un grand choix de peintures dites « naturelles » est maintenant proposé à la vente.
Elles doivent contenir au moins 90 % de produits naturels pour prétendre à cet adjectif.

Les lasures
Non filmogènes, elles laissent le bois respirer. Celles portant les codes C2 ou C3 sont fongicides (sauf la nouvelle gamme des C3) et anti-bleuissement.
Les lasures satinées ou Topcoats sont semi-filmogènes. Celles portant le code CTOP, sont anti-bleuissement.

Les vernis
Un vernis est composé d’un ou plusieurs liants, de plastifiants et de solvants-diluants. On peut y trouver également des adjuvants secondaires : agents de matité (silice), agents absorbeurs de rayonnement ultraviolet, agent d’étalement (assurant la tension du vernis), agent de douceur au toucher ou de résistance à la rayure, agent de ponçage (fondur), agent de brillance, agents de viscosité pour la phase d’application (thixotropes)…

Cette couche transparente épaisse, dure et filmogène est utilisée pour la finition des parquets, frisettes, plinthes, ouvrages en bois, leur donnant un aspect mat, satiné ou brillant et protégeant des taches. Mais le vernis empêche le bois de respirer, le rend inodore et peut s’écailler sous l’effet conjugué des ultraviolets, des écarts de température et du temps.


Nouvelle étiquette sanitaire
Nouvel étiquetage des produits et matériaux pour limiter les pollutions intérieures des maisons En application de la réglementation des lois Grenelle I et III, ont été publiés deux décrets applicables depuis le 1er janvier 2012 obligeant à un nouvel étiquetage relatifs aux nuisances possibles des différents produits employés.
L'un impose une étiquette sur le niveau de COV rendue obligatoire sur les produits de construction et de décoration tandis que l’autre, oblige les ERP dédiés à l’enfance à contrôler le niveau des polluants à l’intérieur des bâtiments.

Objectifs
Informer et prévenir les consommateur sur les risques de toxicité par inhalation liés à des polluants volatils tels que le formaldéhyde, le toluène ou le styrène, soupçonnés de façon perenne d'entraîner des pathologies telles que l’asthme, les allergies ou les conjonctivites... pour le moins.

Pourquoi
Rappelons pour ceux qui débarqueraient d'une autre planète que ces pathologies concernent de 25 à 30 % de la population dans les pays industrialisés, et que le
coût sanitaire de la mauvaise qualité de l’air intérieur est estimé, en France, entre 10 et 40 Md€ par an (source EnVIE, programme européen sur la QAI).

Quels sont les produits concernés ?
Tous les produits de construction et revêtements de mur ou de sol sont soumis à un étiquetage obligatoire indiquant le niveau d’émission de composés organiques volatils (COV).
Ainsi, ce sont plusieurs milliers de références concernées par ce nouvel étiquetage : peintures, papiers peints, parquets, moquettes, vernis, colles, adhésifs...

Comment lire l'étiquette
Elle exprime visuellement un barème allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions) en se basant sur le classement de 11 COV identifiés par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur et choisis en raison de leur présence statistiques dans l’ensemble des intérieurs français.
Les classes du niveau d’émissions ont été établies avec le protocole de l’Afsset réalisé en 2009 et visant à mettre au point cet étiquetage.

Application et sanctions
Cette obligation d'étiquetage concerne tous les produits fabriqués depuis le 1er janvier 2012 et pour ceux sont fabriqués antérieurement, la limite est le 1er septembre 2013.
La responsabilité en incombe au fabricant qui doit déclarer la classe correspondante au niveau d’émissivité.
C'est la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) qui est chargée de réaliser des contrôles pour vérifier l’exactitude des déclarations sur les points de vente.

Un cercle vertueux imposé
Nul doute, que les consommateurs, pouvant enfin visualiser la dangerosité à long terme des produits ou matériaux de bricolage ou de décoration qu'ils utilisent vont petit à petit se tourner vers les moins nocifs, obligeant les industriels à formuler des produits en faveur d’un environnement plus sain.


Voir également
- Les polluants de l'air intérieur

- le livre de Paul de Haut :
Construire une maison non toxique (Eyrolles, 2008)

Construction d'une maison non toxique





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