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POLLUANTS de l'AIR INTERIEUR

Les pollutions domestiques et leurs conséquences... Nous passons entre 70 à 90 % de notre temps à respirer l'air de nos logements, nos bureaux, des transports, ainsi que des crèches, de l'école, collège, lycée, facultés... pour nos enfants...
Tous ces lieux sont pourtant 10 fois plus pollués que l'air extérieur par près de 100.000 substances chimiques invisibles que nous respirons potentiellement. C'est maintenant prouvé, beaucoup d'entre elles contribuent au développement de cancers, de problèmes de reproduction, de malformations... et d'allergies.
Cet espace domestique pollué affecte bien sûr en premier lieux les personnes les plus fragiles (enfants, femmes enceintes, personnes âgées...).



Principaux polluants de l'air intérieur
- les COV (y compris les aldéhydes) et les particules sous forme de poussières suite à leur désagrégation ou leur abrasion (revêtements de sols et murs, ameublement...).
- monoxyde de carbone, oxydes d'azote, particules fines ou COP dégagés par les appareils à combustion (chauffage, cuisson, production d'eau chaude).
- pollens, allergènes d'animaux domestiques (chat et chiens)
- particules, monoxyde de carbone, COV et aldéhydes... dégagés par les activités humaines : (tabagisme, entretien de la maison, hygiène et cosmétiques, bureautique...).
- acariens et champignons (moisissures) …

Par ailleurs, l'émission ou la présence de ces polluants dans l'air respiré est avant tout directement en rapport avec 3 facteurs :
- la chaleur,
- l'humidité,
- le renouvellement de l'air des pièces.

Pour maintenir un domicile sain, il convient de ne plus faire entrer dans sa maison : les formulations en aérosols, les cires vaporisables, les bombes dépoussiérantes, et autres produits sensibles…

Persistance des émanations
L'analyse de nombreux logements révèle une pollution importante par les hydrocarbures dont la persistance se maintient pendant plusieurs années !
Peintures ou parquet neuf, produits d'entretien, récupération d'une armoire de famille - pourtant « en bois d'arbre » et archi centenaire - mais qui a été encaustiquée très régulièrement par la grand-mère, peuvent mettre plus d'une décennie avant de cesser de diffuser leurs composés chimiques !
Cette durée d'émission possible sur plus de 10 ans des matériaux et produits d'entretien est maintenant bien connue pour le formaldéhyde, et se confirme régulièrement sur les autres polluants volatils.
Par ailleurs, une fois émis, ces molécules risquent d'être absorbées par d'autres supports poreux, puis d'être rediffusées petit à petit dans l'air.


Le mercure
L'OMS l'a pourtant classé dès 2007 parmi les dix substances les plus toxiques.
Nous classons cet élément dans les pollutions de l'air, car ce métal liquide de très forte densité (13,5) présente la caractéristique singulière de s'évaporer à température ambiante pour se transformer en vapeurs de mercure aisément assimilées par l'organisme.
Le mercure se trouve partout, dans les produits d'hygiène ou de maquillage, les jouets en plastique (surtout de couleur rouge), les piles bouton (1 g), lampes fluocompactes (3 mg sous forme de vapeurs, par ampoule), les poissons, les amalgames dentaires mais également de façon plus quotidienne dans les poissons contaminés...
Par contre il a disparu de plusieurs applications autrefois communes : thermomètres, cosmétiques, mercurochrome, vaccins, traitement des peaux, conservations de semences...

Le cas des amalgames dentaires
Un amalgame dentaire contient environ un gramme de mercure, dont une partie est progressivement relarguée dans la bouche.
La quantité de mercure libérée dépend des conditions : qualité de l'amalgame (notamment son polissage), acidité et température des aliments, présence d'autres métaux dans la bouche, mastication de chewing gum...
Voir en fin de page "les polluants alimentaires".

Effets sur l'organisme
Il affecte principalement les fonctions cérébrales (neurotoxique) et rénales (néphrotoxique) et est soupçonné d'être lié à certains cancers.
L'absorption simultanée de cuivre, de zinc ou de plomb tend à accroître le pouvoir nocif du mercure.
L'intoxication au mercure est également appelée hydrargisme, hydrargyrie ou hydrargyrisme.

Règlementation
L'OMS a fixé la dose hebdomadaire tolérable provisoire (DHTP) de mercure à 5 µg par kg de poids corporel.
En France, le ministère du Travail a fixé des valeurs limites moyennes d'exposition VME (sur 8 heures, et en milieu professionnel) de ;
- 0,10 mg/m³ (exprimé en Hg) pour les composés minéraux du mercure,
- 0,05 mg/m³ pour les vapeurs de mercure (car pénétrant facilement la barrière pulmonaire),
- 0,01 mg/m³ pour les formes organiques du mercure (dérivés alkylés), car beaucoup plus toxiques.
On ne doit pas dépasser une concentration de 0,3 µg/m³ pendant 24 heures consécutives pour l'air ambiant.

L'eau potable ne doit pas contenir plus de 1 µg/l de mercure.

Enfin, le « mercure et ses composés » entrent dans la liste des substances interdites dans les produits cosmétiques (Journal officiel de l’Union européenne, Annexe II, numéro d’ordre 221).


Voir le documentaire "Alerte au mercure" de Sophie Bonnet.



Classification des polluants de l'air
Fondée sur plusieurs études réalisées entre 2001 et 2005 par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur, près d'une centaine de polluants de l'air intérieur des bâtiments a fait l'objet d'une hiérarchisation sanitaire réalisée par un groupe d'expert en métrologie, en épidémiologie et en chimie en prenant en compte divers facteurs (niveaux d'exposition, fréquence d'apparition dans les environnements intérieurs, toxicité...)

Ces polluants de l'air ont été classés en 5 groupes :
Groupe

substances

noms

A

hautement prioritaires

formaldéhyde, benzène, acétaldéhyde, particules, radon, di-éthylhexyl phtalate (DEHP) et dichlorvos.

B

très prioritaires

dioxyde d'azote, allergènes de chien, acariens, toluène, trichloréthylène, plomb, tétrachloroéthylène, dieldrine, allergènes de chat, aldrine, paraffines chlorées à chaîne courte et monoxyde de carbone.

C

prioritaires

51 parmi lesquelles : des biocides, les champs électromagnétiques très basse fréquence, des composés organiques volatils, des éthers de glycol, les endotoxines, des phtalates, des organoétains et les fibres minérales artificielles.

D

non prioritaires

22 parmi lesquelles : trichloroéthane, des biocides, des phtalates (DMP), des alkyls phénols et des organoétains.

I

inclassables

8 parmi lesquelles : l'éthoxyéthylacétate, le méthoxyéthanol, le méthoxyéthyleacétate, l'alkyl phénol (4NP), des phtalates (DPP), l'endosulfan, l'éthoxyéthanol et l'oxadiazon.

Cette classification a servi de base de réflexion à la sélection des polluants ou familles de polluants à mesurer lors de la campagne nationale dans les logements.


l'échelle des doses
L'Observatoire de la Qualité de l'Air Intérieur et ses partenaires ont établi des critères de doses pour mesurer la qualité de l'air dans l'habitat et les établissements.

En France :

DTA

Dose Toxique Adulte

DTE

Dose Toxique Enfant

DL50 ou Dose Létale 50

dose ingérée ou injectée provoquant la mort de 50 % de la population testée

CL50 ou Concentration Létale 50

concentration provoquant la mort de 50 % de la population testée

VLE ou Valeur Limite d'Exposition

concentration maximale pouvant être atteinte pendant au plus 15 mn (en milieu professionnel)

VME ou Valeur Moyenne d'Exposition

concentration moyenne maximale admissible sur 8 h de travail, 4 à 5 joursh par semaine (en milieu professionnel)


Une autre nomenclature est propre aux autres pays.


Les revêtements de sol
Un nouveau test réalisé en 2009 par "l'UFC-Que Choisir" établit, s'il en était encore besoin, la nocivité de certains revêtements de sol.

Parmi les 8 moquettes encollées testées, 5 restituaient du formaldéhyde, du toluène et des éthers de glycol.
Le maximum d'émission de composés organiques volatils (COV) relevé à 28 jours est de 3200 µg/ m³, soit une valeur très supérieure au seuil de confort de 200 µg/ m³.

Les moquettes encollées rejoignent ainsi la longue liste des produits (désodorisants d'intérieur, nettoyants ménagers, tapis, meubles, vitrificateurs, etc.) dont les émissions trop importantes de certains composés organiques volatils induisent une nocivité démontrée.


Les combustibles
Nous avons tous besoin d'énergie pour satisfaire nos besoins les plus essentiels : cuire les aliments, faire bouillir de l'eau ou se chauffer et il ne s'agit pas de retourner au mode de vie des hommes des cavernes.
Dans les habitations, les principales sources de monoxyde de carbone sont les foyers utilisant un combustible carboné (bois, charbon, huile, gaz, pétrole...) brûlé par un appareil de chauffage, de production d'eau chaude, un four ou une cuisinière.
A la base, la quantité de gaz nocifs produits est avant tout en relation avec une installation ou une utilisation inadéquate de l'appareil, une ventilation insuffisante du logement ou un mauvais entretien.

Les effets néfastes sur la santé des combustibles solides à l'intérieur de l'habitat ont été quantifiés par Eva Rehfuess dans une publication de l'OMS en 2007 : chaque année, la pollution de l'air intérieur des habitations due à l'utilisation de combustibles solides pour cuire les aliments provoque 1,5 million de décès.


Les fumées de combustion des végétaux (bois y compris)
Tout brûlage de végétaux à l'intérieur d'un logement (cheminée ouverte, évacuation non performante...) présente des risques d'inhalation de composés toxiques.
Plus le tirage est défaillant (ce qui peut devenir le cas avec des conditions météo contrariantes...), plus ce risque existe.

Les fumées sont des particules fines (souvent inférieures à 0,1 micron), qui pénètrent dans le corps par les voies respiratoires (bouche ou nez) traversent les voies respiratoires supérieures, puis aboutissent dans les poumons, au niveau des alvéoles où elles sont en contact avec les capillaires sanguins, là où se fait l'échange vital du passage de l'oxygène dans le sang.
Le danger vient de la taille de ces particules de fumées qui ne peuvent être arrêtées par les voies respiratoires supérieures, et augmentent donc le pouvoir toxique de ces molécules.
Dans les fumées les composés les plus fréquents sont principalement des dérivés benzéniques et phénoliques.

A titre d'exemple, 31 COV libérés par la combustion du pin ont été identifiés.
Parmi les composés toxiques :
- les BTX (Benzène, Toluène, Styrène), l'acétone, l'heptane, l'acide acétique, le styrène, l'aldéhyde benzoïque, le phénol et le benzofurane qui sont tous des irritants des muqueuses et de la peau (Bernier et al., 2004 ; Bernier et al., 2004).
- Le benzène qui est un dépresseur du système nerveux central.
L'inhalation de vapeurs entraîne des céphalées, des vertiges, des nausées, des confusions ainsi que des risques irritatifs des voies respiratoires. A long terme, il est cancérogène et c'est un dépresseur de la moelle osseuse.
- Le toluène qui est un irritant pour la peau et les muqueuses, en cas d'inhalation il y a un risque de pneumopathie.
C'est un psychosyndrome organique (fatigue, troubles du sommeil, perte de mémoire…) et un cardiomyopathie à long terme.
- Le xylène qui entraîne des vomissements répétés, oedème pulmonaire, atteinte neurologique (excitation puis effet narcotique) à long terme sécheresse nasale, toux, bronchite (Margossian 2002).


Les NOx
Toxiques à faible dose, cette famille de gaz provoque une irritation des muqueuses dès que leur teneur dépasse 0,0013 % volumique.
Elle regroupe :
- le monoxyde d'azote (NO),
- le Dioxyde d'azote (NO²),
- le Protoxyde d'azote (N²O),
- le Trioxyde d'azote (N²O³),
- le Tétraoxyde de diazote (N²O4).

Les composés analysés par les réseaux d'alerte et de mesure de la pollution de l'air sont essentiellement NO et NO², regroupée sous le terme générique d'oxydes d'azote (NOx).
Le Seuil maximal admissible fixé par l'OMS est de 400 µg/m³ de moyenne sur 1 heure, et 150 µg/m³ de moyenne horaire sur 24 heures.


Les chauffages à l'éthanol
Mais d'autres combustibles moins reconnus comme tels présentent des risques pour la santé comme les chauffages au pétrole ou à l'éthanol (méthanol ou bio-éthanol...) que l'on peut déplacer dans la maison au gré de ses besoins.
C'est actuellement la grande mode, et leurs promoteurs les présentent comme étant performants, écologiques et sans danger pour la santé !

Outre les risques propres à la manipulation de combustibles liquides très inflammables, ces appareils mobiles non raccordés à une évacuation normalisée polluent de façon importante l'air intérieur des logements dans lesquels ils sont installés.

En effet, la combustion complète de l'éthanol correspond à son oxydation par le dioxygène de l'air et produit du dioxyde de carbone + eau
(sans compter tous les résidus de combustion des "dénaturants" et "aromatisants" souvent ajoutés à ces combustibles !)

Mais voici ce qui se passe en cas de combustion incomplète (manque d'oxygène disponible en quantité suffisante) :
éthanol + oxygène => monoxyde de carbone + eau + particules noires de carbone.

Rappelons que le monoxyde de carbone est un gaz toxique incolore et inodore qui bloque les échanges de dioxygène avec l'hémoglobine du sang (en se fixant dessus sans pouvoir être libéré) au niveau des poumons.

Dangers pour la santé
Ils sont de 3 types :
- augmentation de l'humidité dans le logement,
- augmentation du taux de CO² de l'air du logement (en même temps que la diminution du taux d'oxygène),
- production de monoxyde de carbone (mortel) et de particules de carbone (polluantes) en cas de combustion incomplète (taux d'oxygène dans l'air insuffisant).


Autres petites combustions domestiques
Bougies, lampes à huile, appareils à fondue, bâtons d'encens… sont autant d'éléments produisant également des composés hydrocarbures aromatiques.

Les bougies
Pour simplifier, la mèche d'une bougie peut être comparée à une sorte de tuyau permettant d’alimenter la flamme en matière combustible.
Dès son allumage, la flamme fait fondre la cire se trouvant la plus proche de la mèche, créant une petite flaque de cire liquide à sa base.
Par capillarité, cette cire fondue liquide est régulièrement absorbée et conduite par la mèche. Au niveau de la flamme, sous l’effet de la chaleur, la cire se transforme en gaz, libérant de l'hydrogène qui en se mélangeant à l’oxygène ambiant, s’enflamme.
Mais au moment ou la cire prend cette forme gazeuse, sont formées de longues chaînes insaturées de carbone (de minuscules particules de suie) qui en brûlant, créent une lumière jaune visible au cœur de la flamme.
C’est la qualité de ce « gaz de cire » qui va donc déterminer la qualité de la combustion de la bougie.
S'il y a plus d'oxygène que de « gaz de cire » ou autant, les particules de suie seront complètement brûlées dans la flamme et la bougie aura une flamme régulière, stable produisant peu de fumées et fumerolles, libérant uniquement de la chaleur, de la lumière, de l'eau et de l'anhydride carbonique (CO²). S'il n'y a pas assez d'oxygène ou trop de « gaz de cire » (quand le diamètre de la mèche est trop important, par exemple), les suies crées ne seront pas entièrement brûlées et la bougie dégagera des fumées et des résidus carbonés.

Les fondues
Rien de plus convivial qu'une bonne fondue savoyarde ou bourguignonne entre amis.
Pourtant, le méthanol, ou alcool méthylique, qui sert à la maintenir à température est un produit particulièrement dangereux en cas d'ingestion.
Parfois vendu sous le nom d'alcool à brûler (tous les alcools à brûler ne sont pas forcément du méthanol), certains sont à base d'éthanol dénaturé.
Le méthanol utilisé pour alimenter les brûleurs des réchauds à fondues est presque pur (99 % vol).
C'est le même produit que l'on le retrouve dans des liquides antigel, des solvants et des décapants ménagers.
Là encore, sa combustion produit de la vapeurs d'eau et des composés hydrocarbures aromatiques.

L'huile pour lampes
Souvent utilisée, pour créer une ambiance dans une pièce et / ou la désodoriser, ces lampes brûlent une huile minérale dérivée du pétrole et produisent donc des composés hydrocarbures aromatiques.


Les dangers des particules fines
Les expositions répétées seraient plus dangereuses que les pics de pollution aux particules fines, selon une étude de l'Afsset.
En effet, les alertes aux pics de pollution ne reflètent pas le véritable danger de la pollution de l'air par les particules fines.
L'exposition répétée à ces pollutions représente 97 % de l'impact sanitaire pour des niveaux considérés par la législation comme modérés (<50 µg/ m³) contre 3 % pour les pics.
Ainsi les informations et alertes relatives au particules (respectivement 80 µg/ m³ et 125 µg/ m³) sont utiles pour les personnes fragiles (jeunes enfants, femmes enceintes, personnes âgées ou à risque), mais ne sauraient se substituer à la réduction des émissions de particules à la source.


Les détecteurs de fumée et du CO
Les logements des particuliers devront bientôt être équipés d'un détecteur de fumée afin de mieux prévenir les incendies domestiques.
Le délai pour leur mise en place a été ramené de 5 à 3 ans par la commission mixte paritaire (7 députés et 7 sénateurs), qui a rédigé la version finale du projet de loi sur le logement.

Les détecteurs de fumées... Actuellement, ce sont seulement 1 % des logements qui seraient équipés de détecteurs de fumée.
La loi, qui n'avait pour le moment qu'un caractère incitatif, veut atteindre par cette obligation 50 % des logements équipés, pour réduire le nombre de victimes d'incendies domestiques de moitié (800 décès chaque année).
L'installation de ce dispositif est à la charge de l'occupant du logement, qu'il soit propriétaire ou locataire.

A savoir qu'il existe maintenant des appareils / avertisseur au coût modéré qui détectent à la fois les fumées et le monoxyde de carbone.
Dès que l'appareil détecte de la fumée ou un taux de monoxyde de carbone anormal, il émet un son strident très puissant qui réveillerait un mort.
Ils sont autonomes en électricité grâce à des piles-baton (1,5 V) ou bouton (9 V).
Tous les modéles disposent d'un bouton de test pour vérifier leur bon fonctionnement tout au long de la durée des piles.
De plus en plus disponibles dans les surfaces de bricolage spécialisées et sur Internet.


Surveillance des bâtiments recevant du public
Le 6 janvier 2012 est paru au Journal officiel le décret 2012-14 relatif à l'évaluation des moyens d'aération et à la mesure des polluants effectuées au titre de la surveillance de la qualité de l'air intérieur de certains établissements recevant du public.
Sont concernées : les crèches, les écoles maternelles et élémentaires publiques et privées ou encore les centres de loisirs.

Ce texte, en vigueur au 1er juillet 2012, définit les conditions de réalisation de la surveillance périodique de la qualité de l'air intérieur dans certains de ces établissements, et détermine :
- la nature de l'évaluation des moyens d'aération des bâtiments et le contenu du rapport à transmettre par l'organisme chargé de l'évaluation au propriétaire ou, le cas échéant, à l'exploitant des locaux,
- la liste des polluants à mesurer, la stratégie d'échantillonnage, les méthodes de prélèvement, de mesure et d'analyse et le contenu du rapport à transmettre par l'organisme chargé des prélèvements au propriétaire ou, le cas échéant, à l'exploitant des locaux,
- les valeurs au-delà desquelles des investigations complémentaires doivent être menées par le propriétaire ou, si une convention le prévoit, l'exploitant des locaux, dans le but d'identifier les causes de la présence de pollution dans l'établissement et de fournir les éléments nécessaires au choix de mesures correctives pérennes et adaptées à la pollution, et le préfet de département du lieu d'implantation de l'établissement doit être informé des résultats.

Ce décret vient compléter celui paru le 2 décembre 2011 qui rend obligatoire la surveillance de la qualité de l’air dans certains ERP sensibles (enfants, personnes âgées ou malades) ; cette obligation est progressive jusqu’à janvier 2023.

La surveillance doit être réalisée tous les 7 ans par le propriétaire ou l’exploitant de l’établissement, et en cas de dépassement des valeurs, celui-ci devra faire l’objet d’une nouvelle surveillance dans les 2 ans.


Le point sur la qualité de l'air dans les crèches (2014)
Alors que le ministère de l'Ecologie a repoussé en septembre 2014 l'obligation de surveillance de la qualité de l'air dans les crèches, initialement prévue pour le 1er janvier 2015, l'organisation professionnelle des organismes de prévention, d'inspection et de contrôle tierce partie (Coprec) présentent les premiers résultats d'une campagne de mesures portant sur 1.500 établissements.
Son verdict est sans appel : "Les résultats obtenus confirment ou dépassent les valeurs mesurées par l'observatoire de la qualité de l'air dans sa campagne pilote de 2009-2011, qui avaient justifié le lancement de la démarche".
A noter pourtant que seule la moitié des sites a pu réaliser les deux campagnes : été et hiver.

Quelques précisions :
- pour 12 % des établissements, l'indice de confinement s'avère supérieur ou égal à 4, nécessitant des mesures particulières de ventilation,
- 2 % d'entre eux présentent un niveau moyen de CO² supérieur à 2.000 ppm, montrant un fort niveau de confinement,
- 13,3 % des établissements présentent une concentration supérieure à la valeur guide pour le formaldhédyde,
- 50 des 4.800 salles de classe contrôlées révèlent même des niveaux de pollution supérieurs à 100 µg/m³, valeur limite nécessitant une action impérative et un diagnostic plus approfondi pour identifier la source de pollution exposant les enfants.

En projection nationale, cela représenterait 30.000 enfants de moins de 6 ans exposés à des teneurs excessives.
En revanche pour le benzène, aucun dépassement des seuils critiques n'a été mesuré.


Et qu'en est-il de la qualité de l'air des bureaux ?
Nous passons en moyenne entre 7 à 8 h par jour au bureau, ce qui rend la qualité de l'air qu'on y respire d'une importance suffisante pour que l'on s'y attarde.
L'OQAI a publié les premiers résultats du projet de recherche européen "Officair" qui a étudié, entre fin 2010 et 2014, les polluants présents dans l'air intérieur de 167 immeubles de bureau (neufs ou réhabilités depuis moins de 10 ans) et ceci dans 8 pays européens : Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas et Portugal.

Les sources spécifiques d'exposition aux bureaux
Les principaux équipements et activités sensés émettre des contaminants chimiques et biologiques dans ce milieu sont :
- les ordinateurs, imprimantes et photocopieurs... sources de COV (composés organiques volatils), d'ozone et de particules fines et ultrafines,
- les produits d'entretien, ont leur part d'autres types de COV (alcools, terpènes, éthers de glycols, cétones...),
- les systèmes mécaniques de ventilation et de conditionnement d'air présents dans plus de 80 % des bâtiments enquêtés sont pourvoyeurs de pollutions spécifiques (sans parler d'un air trop sec irritant les muqueuses et d'un bruit de fond permanent), ce qui est aggravé par l'impossibilité d'ouvrir les fenêtres dans les immeubles de grande hauteur, notamment.

Au final, ce sont : 7 aldéhydes, 12 composés organiques volatils (COV), dioxyde d'azote (NO2), ozone (O3) et des particules fines inférieures à 2,5 µm qui ont été trouvées lors de mesures effectuées durant une semaine en été (2012), puis en hiver (2012-2013), car la qualité de l'air varie en fonction de la saison.

Des concentrations variables
Si globalement celles-ci sont "faibles par rapport aux valeurs de référence", les concentrations en terpènes, émis notamment par les produits d'entretien sont "plus élevées" que celles des autres COV, en hiver.
De même, les concentrations en formaldéhyde et en ozone sont plus élevées en été mais supérieures en hiver pour le benzène, le limonène et le dioxyde d'azote.

Mesures préventives
Le choix de produits d'entretien contenant très peu de COV et sans parfum permet d'abaisser les concentrations en aldéhydes (irritants des voies respiratoires et des yeux, rappelons-le), dans l'air des bureaux.

"Officair", s'il fournit un premier référentiel sur la qualité de l'air intérieur de nos buraux, ne fait que confirmer ce que l'on savait déjà sur la pollution intérieure d'autres lieux de vie.

En France, l'OQAI a démarré en juin 2013 une nouvelle campagne nationale de mesures de polluants coordonnée par le CSTB dans 300 immeubles de bureaux de plus de 50 personnes.
Selon les résultats obtenus, une phase 2 de la campagne pourrait avoir lieu en 2016 ou 2017 intégrant des mesures plus complètes, couvrant une semaine de travail : particules, fibres, COV et aldéhydes, ozone, allergènes d'animaux domestiques, contaminations fongiques et bactériennes, débits d'air extrait, niveau de bruit et niveau d'éclairage.


Nouvelle étiquette sur la qualité de l’air intérieur
Le gouvernement français prend enfin en compte un minimum d'information concernant les produits de second oeuvre ou de décoration qui participent à la qualité de l'air intérieur de nos habitations.

Nouvel étiquetage des produits et matériaux pour limiter les pollutions intérieures des maisons En application de la réglementation des lois Grenelle I et III, il a publié deux décrets applicables à partir du 1er janvier 2012 obligeant à un nouvel étiquetage relatifs aux nuisances possibles des différents produits employés.
L'un impose une étiquette sur le niveau de COV rendue obligatoire sur les produits de construction et de décoration tandis que l’autre, oblige les ERP dédiés à l’enfance à contrôler le niveau des polluants à l’intérieur des bâtiments.

Objectifs
Informer et prévenir les consommateur sur les risques de toxicité par inhalation liés à des polluants volatils tels que le formaldéhyde, le toluène ou le styrène, soupçonnés de façon perenne d'entraîner des pathologies telles que l’asthme, les allergies ou les conjonctivites... pour le moins.

Pourquoi
Rappelons pour ceux qui débarqueraient d'une autre planète que ces pathologies concernent de 25 à 30 % de la population dans les pays industrialisés, et que le coût sanitaire de la mauvaise qualité de l’air intérieur est estimé, en France, entre 10 et 40 Md€ par an (source EnVIE, programme européen sur la QAI).

Quels sont les produits concernés ?
Tous les produits de construction et revêtements de mur ou de sol sont soumis à un étiquetage obligatoire indiquant le niveau d’émission de composés organiques volatils (COV).
Ainsi, ce sont plusieurs milliers de références concernées par ce nouvel étiquetage : peintures, papiers peints, parquets, moquettes, vernis, colles, adhésifs...

Comment lire l'étiquette
Elle exprime visuellement un barème allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions) en se basant sur le classement de 11 COV identifiés par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur et choisis en raison de leur présence statistiques dans l’ensemble des intérieurs français.
Les classes du niveau d’émissions ont été établies avec le protocole de l’Afsset réalisé en 2009 et visant à mettre au point cet étiquetage.

Application et sanctions
Cette obligation d'étiquetage concerne tous les produits fabriqués depuis le 1er janvier 2012 et pour ceux sont fabriqués antérieurement, la limite est le 1er septembre 2013.
La responsabilité en incombe au fabricant qui doit déclarer la classe correspondante au niveau d’émissivité.
C'est la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) qui est chargée de réaliser des contrôles pour vérifier l’exactitude des déclarations sur les points de vente.

Un cercle vertueux imposé
Nul doute, que les consommateurs, pouvant enfin visualiser la dangerosité à long terme des produits ou matériaux de bricolage ou de décoration qu'ils utilisent vont petit à petit se tourner vers les moins nocifs, obligeant les industriels à formuler des produits en faveur d’un environnement plus sain.


L'épuration de l'air par les plantes
Ces plantes épuratrices sont partout dans les jardineries ou point de vente bios ; elles sont souvent présentées comme l'arme suprême contre les pollutions intérieures. Mais qu'en est-il vraiment ?

Présentation de la fiche de vente
Même le plus puissant filtre n’effectuera jamais le travail opéré par certaines plantes pour nettoyer l’air comme le prouvent plusieurs études en chambre fermée, où l’on a vu la qualité de l’air s’améliorer rapidement après l’introduction d’une seule fougère.
En plus de filtrer l’air de ses polluants, elles les convertissent en matières utiles à leur croissance.
Encore plus surprenant, les plantes détruisent les spores et les bactéries qui circulent dans l’air, réduisant ainsi le risque d’infection chez l’humain.

Les plantes dépolluantes pour la maison... La NASA, a sélectionné à ce jour plus de 100 plantes ayant des propriétés dépolluantes, pour filtrer l’air des stations spatiales.
Le programme « Phyt’air » développé en collaboration entre la faculté de pharmacie de Lille et le CSTB, travaille sur les possibilités de traitement de l’air intérieur par des plantes, et sur leur capacité de bio indication sur la qualité.
Ce projet travaille principalement sur trois plantes :
- le Chlorophytum (Plante araignée ou Phalangère),
- le Dracaena marginata (Dragonnier),
- le Scindapsus aureus (Lierre du diable ou Pothos)
Et sur quatre aérocontaminants : le toluène (C6H5CH3), le benzène (C6H6), le monoxyde de carbone (CO), le formaldéhyde (HCHO).

Quelques plantes présentées comme efficaces
Plante araignée, fougère de Boston, Ficus, spatifilium, pothos, caoutchouc, palmiers, philodendron, dracaena, cyclamen…
A feuilles décoratives ou à fleurs, certaines se nourrissent d’ammoniac ou de COV, d’autres comme le lierre captent les benzènes et toluènes…"

Qu'en est-il vraiment ?
Malheureusement, l’étude PHYTAIR lancée en 2004 par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, dément l’efficacité des plantes vertes à purifier l’air de nos logements.
Leur étude a consisté à déterminer les capacités d’absorption polluante de 3 plantes (pothos, plante araignée et dragonnier) sur 3 substances toxiques courantes dans nos intérieurs (formaldéhyde, benzène et monoxyde de carbone).
Or si ces plantes absorbaient bien ces polluants lors d’expériences menées en laboratoire, en conditions réelles, leur rendement d’épuration est bien trop faible pour assainir l’air intérieur de nos maisons ou appartements.

Conclusion
Une fois encore, le fait d'acheter une sorte de sauf-conduit à connotation magique ne remplacera jamais la prévention, si ce n'est de nous déculpabiliser ou de nous donner bonne conscience...
Les vertus « dépolluantes » des plantes vendues à cet effet sont pour le moins exagérées ; pour améliorer la qualité de l’air que nous respirons, mieux vaut continuer à aérer tous les jours pendant au moins 10 minutes nos logements et notamment les chambres à coucher.
Et en amont, tous les moyens d'éviter ces pollutions domestiques restent le meilleur moyen de s'en garantir.

Les plantes : pas recommandées dans les chambres...
Dans la journée, la photosynthèse l'emporte sur la respiration.
La nuit, elle s'arrête faute de lumière ; les plantes produisent alors du gaz carbonique et absorbent l'oxygène de l'atmosphère, tout en restituant dans l’air de l’humidité.
C'est pour cette raison que l'on recommande de ne pas garder les plantes la nuit dans une chambre à coucher sauf les plantes à métabolisme photosynthétique de type crassulacéen (CAM) (opuntia, ficus, caoutchouc) qui fixent le CO² la nuit.


Quelques termes à connaître
Valeur-guide pour l'air intérieur : elle désigne un niveau de concentration de polluants de l’air intérieur, déterminé pour un espace clos donné, à atteindre à long terme pour protéger la santé des personnes.

Valeur-limite : elle désigne la valeur au-delà de laquelle des investigations complémentaires doivent être menées et le préfet du lieu d’implantation de l’établissement informé.

µg/m³ : microgramme par mètre cube ou quantité du composé par m³ d’air prélevé.

Indice de confinement : les résultats de mesure du CO² en continu permettent de déterminer un indice de confinement. Pour le calculer, seules les valeurs de concentration de CO² mesurées pendant la présence des élèves dans la salle sont prises en compte.
L’indice va de 0 (aucun confinement) à 5 (confinement extrème).
Un confinement élevé ou très élevé (4 ou 5) traduit une densité d’occupation importante associée à un renouvellement d’air insuffisant. Si une source de polluants est présente dans la pièce, cela peut conduire à des niveaux de pollution très élevés. Il convient donc de veiller à ce que l’utilisation de la pièce soit conforme au taux d’occupation prévu puis d’améliorer les conditions d’aération en procédant à des ouvertures plus fréquentes des fenêtres durant la période d’occupation. Lorsque la pièce est équipée d’un dispositif spécifique de ventilation, il faut faire intervenir un spécialiste de la ventilation pour procéder à une inspection de l’installation.


Forum
Que pensez-vous du système "Egloo" sensé chauffer une pièce sans électricité pour 10 centimes par jour ?
D.B

Réponse
Egloo est une arnaque grossière, tant calorique qu'écologique et sanitaire.
Le seul truc que ce dispositif permet, outre de vous soulager de 90 €, c'est un petit déphasage thermique de la chaleur produite par la combustion des bougies due à la terre cuite. Cependant : micro-combustion = brûlage de l'oxygène de la pièce+ pollution intérieure très néfaste pour la santé (voir paragraphe sur "les petites combustions").
Le pire est de voir cette arnaque vendue et soutenu par des plateformes bio.

Comment assainir l'air d'un logement pollué par des peintures récentes : peinture à l'eau, par du moblier.
Cet appartement est aéré jour et nuit, depuis 3 mois.
Je suis victime d'une allergie chronique prouvée médicalement, au formaldéhyde et aux isocyanates.
Puis-je avoir les coordonnées de thérapeutes formés à traiter ce type de pathologie ?
J'ai consulté plusieurs allergologues, sans résultats.
Les symptômes de mon allergie deviennent insupportables.

Sylvie L.

Réponse
Vous semblez être malheureusement dans le cas des personnes hyperallergiques aux COV exactement comme d'autres sont hypersensibles aux champs électro-magnétiques...
Tout d'abord, à notre connaissance il n'existe aucune thérapie - sérieuse s'entend - pour régler votre problème.
Les solutions ? il n'y en a pas 36.
- Soit vous déshabillez complètement votre logement et ce qu'il contient, pour en retirer tous les matériaux contenant ou ayant la capacité d'emmagasiner, puis de relarguer des COV (un travail de dépollution titanesque demandant le concours d'un spécialiste et de fréquentes analyses d'échantillons en labo).
- Soit vous vous mettez en quète d'un nouveau logement exempt de ces pollutions, (pas facile à trouver non plus - voir site : immobilier-écologique) dans lequel vous n'emménagerez qu'après en avoir fait analyser l'air afin d'être sûr de sa qualité.
A vous ensuite de ne pas y ré-introduire les responsables de vos allergies par un choix judicieux des matières et produits manufacturés.


Interview de Paul de HautComment vivre dans un habitat sain et écologique
Conseil indépendant en éco-construction et pollutions liées à l'habitat.
Auteur de plusieurs guides sur ces sujets.
par Sandra Collet - journaliste à Vie Pratique Féminin.

1/ Quels sont les 5 ennemis de l'air sain dans une maison, selon vous ?
- En un, indéniablement le manque d'aération, car c'est le seul moyen d'évacuer ou de faire baisser la concentration des polluants intérieurs (COV) diffusés par les matériaux utilisés (construction, isolation, décoration ameublement...) ou en rapport avec les tâches domestiques (produits d'entretien, cuisine...)

- En deux, l'humidité car outre le fait qu'elle offre un terrain favorable au développement des moisissures dont les spores de certaines sont très toxiques ou allergisantes, elle favorise la dégradation et le relargage des molécules chimiques déjà évoquées ; de même pour les acariens dont les déjections sont très allergisantes.

- En trois, la décoration et l'ameublement ; de trop nombreux matériaux utilisés, comme les revêtements de sol et peintures ou vernis, contiennent des produits toxiques (molécules issues de la chimie des hydrocarbures - colles - solvants, etc) qui peuvent être relargués dans l'air pendant des années. C'est la même chose en ce qui concerne l'ameublement (panneaux de particules, plastiques...)

- En quatre, l'usage de produits de nettoyage issus de la chimie industrielle, alors qu'avec 4 ou 5 produits basiques sains, on obtient la même qualité de propreté ; même remarque sur l'usage des déodorants, insecticides...

- En cinq, les petites combustions : bougies, encens, cigarette mais également celles issues d'un chauffage non raccordé à une évacuation externe comme les cheminées au méthanol ou bio-éthanol par exemple, qui sont très tendance aujourd'hui.

2/ Quels sont les bons réflexes à avoir en magasin lorsque j'achète un meuble ou un lit ?
Deux cas se présentent : acheter du neuf ou de l'occasion.
- Pour le neuf, choisir des matériaux inertes tels que la pierre ou le verre, ou les moins synthétiques possibles : bois massif ou métal, en s'assurant que les vernis, cires ou peintures qui les recouvrent sont naturels ou au moins sans solvants.
Evitez en premier lieu tout ce qui est constitué de panneaux de particules recouverts de placages.
- pour l'occasion, on peut partir du principe qu'au bout de plusieurs années, la majorité des substances toxiques ont déjà été relarguées et que le risque est donc moindre.

3/ Quelles sont les conséquences concrètes d'une pollution intérieure sur la santé.
- A court et moyen terme : allergies, mal de tête, fatigue, troubles ou irritations respiratoires chroniques.
- A plus long terme : asthme, déclenchement de maladies auto-immunes, cancers, baisse de la fertilité.
Les personnes les plus vulnérables à ce type de risque sont : les nourrissons, les enfants et les femmes enceintes mais également les personnes âgées ou malades.

4/ Quels gestes doit-on adopter au quotidien pour une maison, un intérieur plus purs ?
Ils découlent directement de l'analyse déjà évoquée :
- Aérer régulièrement les chambres et pièces de vie,
- Evacuer l'humidité avec des extracteurs hygrométriques dans les salles humides (cuisine, salle d'eau)
- Ne pas introduire dans sa maison des éléments d'équipement et de décoration potentiellement toxiques ; un nouvel étiquetage relatif aux nuisances possibles des différents produits est en place depuis janvier 2012 et va être généralisé dans les années suivantes.
- Se lancer dans la déco à partir de produits sains (revêtement de sol, peintures, huiles dures, vernis, tissus...).
- Utiliser des produits d'entretien naturels,
- Eviter les petites combustions intérieures inutiles.


Voir également
- Dossier "grand public" publié dans Télé-Star
- Un ameublement non toxique






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